Le Forum du Racing Club de Strasbourg : Actualités, transferts, matchs à venir, la vie du RC Strasbourg au quotidien
 
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 Il était une fois le Racing

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MessageSujet: Re: Il était une fois le Racing   Il était une fois le Racing - Page 2 I_icon_minitimeMar 21 Fév 2017 - 2:04

Vous vous souvenez de LUI

Laughing
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MessageSujet: Re: Il était une fois le Racing   Il était une fois le Racing - Page 2 I_icon_minitimeMar 21 Fév 2017 - 2:24

Et comment que je me souviens de Jacky Novi !
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MessageSujet: Re: Il était une fois le Racing   Il était une fois le Racing - Page 2 I_icon_minitimeMer 22 Fév 2017 - 10:57

C'était Krimau là.

_________________
Finir? Non, le voyage ne s'achève pas ici.
La mort n'est qu'un autre chemin qu'il nous faut prendre.
Le rideau de pluie grisâtre s'ouvrira et tout sera brillant comme l'argent.
Alors, vous les verrez !
Les rivages blancs et au-delà la lointaine contrée verdoyante sous un fugace levée de soleil.


Courage Jimmy !

Schilles tel que vous ne l'avez jamais vu https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=gtslFXBB3YM
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MessageSujet: Re: Il était une fois le Racing   Il était une fois le Racing - Page 2 I_icon_minitimeJeu 23 Fév 2017 - 9:00

Le Nouveau test allemand
Il était une fois le Racing - Page 2 586c9211
De nombreux Allemands ont porté les couleurs du Racing, principalement au cours des années 1970-80. Retour sur une filière de recrutement à l’impact fantasmé depuis lors.
Fondé à une époque où l’Alsace était allemande, le Racing Club de Strasbourg représente de par la situation géographique de la ville une porte d’entrée idéale pour le footballeur allemand désireux de s’expatrier sans trop s’éloigner du Heimat. Avec le retour d'anciens joueurs du RCS, le recrutement de joueurs allemands est l'autre vieux serpent de mer chez les supporters du Racing, un grand classique des périodes de transferts ou des moments de déprime. Alors que le dernier footballeur teuton a quitté l’Alsace il y a plus de 25 ans, tentons de distinguer le vrai du faux et de déconstruire le mythe des Allemands au Racing, fiers combattants moustachus capables à eux seuls de remplir la Meinau.
Au total, une vingtaine d’Allemands ont jalonné l’histoire professionnelle du Racing.
Le premier d’entre eux a placé la barre très haut. Auteur de 118 buts en 136 matchs de championnat, Oskar Rohr est toujours le meilleur buteur de l’histoire du RC Strasbourg. Vainqueur du championnat d’Allemagne en 1932 avec le Bayern Munich, il rejoint la Suisse pour découvrir le professionnalisme, puis la France. Le Racing d’avant-guerre était une place forte du football français : les Rohr, Heisserer, Fritz et Curt Keller terminent deuxième du championnat en 1935, troisième en 1936, puis atteignent la finale de la Coupe de France 1937. La guerre privera Ossi Rohr de ses plus belles années de footballeur : bête noire du régime nazi par sa double condition de professionnel et d’expatrié, Rohr fut interné puis envoyé sur le front russe, dont heureusement il réchappa.

Le Racing attendit 1951 pour s’attacher les services de ressortissants allemands. Mais ni le milieu Albert Osswald, ni l’attaquant Edouard Kunkelmann ne purent inverser le cours des choses. Englué à la dernière place du classement, quelques mois seulement après la conquête de son premier trophée, le RCS tombe en deuxième division.

La présidence Wenger, un tournant

Arrivé en novembre 1968 à la tête du Racing, Alfred Wenger dresse une série de constats. Un championnat fédéral (la Bundesliga) a enfin vu le jour outre-Rhin quelques années plus tôt, et le football allemand exerce un attrait problématique pour Strasbourg, contraint de laisser filer les Gress, Hausser et Frantz, ainsi qu’une cohorte de spectateurs. Wenger imagine qu’un flux transfrontalier peut également exister dans l’autre sens, de l’Allemagne vers la France. De ce fait, sa présidence sera marquée par un fort tropisme germanique. Les vedettes de Bundesliga étant hors de prix, le RCS se rabat sur des joueurs de Regionalliga, le second échelon – la 2.Bundesliga ne verra le jour qu’en 1974. Dès le mois de janvier 1969, l’obscur attaquant Herbert Renner (15 matchs, 4 buts en une demi-saison) sert d’éclaireur, avant le recrutement combiné d’un duo autrement plus emblématique, composé du relayeur dégarni Dieter Schurr et du bestial avant-centre Wolfgang Kaniber.
La première saison est un franc succès : porté par son attaque Piat - Molitor - Kaniber (20, 17 et 19 buts !), soutenue par Schurr et Jean-Noël Huck, le Racing boucle le championnat au cinquième rang. Hélas la suivante sera bien plus délicate pour le tout-nouveau RPSM, orphelin de Philippe Piat et surtout des défenseurs Burcklé et Lopez : les amateurs issus des Pierrots peinent à élever leur niveau de jeu, Kaniber est moins efficace. Dieter Schurr perd même sa place au profit d’Ivica Osim, la règle des deux étrangers commençant à faire son apparition. Cette saison éprouvante aura vu défiler trois entraîneurs, dont le martial Jenö Csaknady, ancien entraîneur de Nuremberg.

Kaniber et Schurr font leurs valises, laissant la place au défenseur central Dieter Hackl, ancien de Würzburg cantonné à l’équipe réserve. Malgré une saison accomplie en deuxième division, face il est vrai à une faible adversité, Hackl fera les frais comme Osim, de l’arrivée de deux vedettes estampillées Bundesliga : les anciens de Schalke Reinhard Libuda et Heinz Van Haaren, priés de quitter l’Allemagne suite au retentissant scandale de corruption impliquant plusieurs clubs au printemps 1971.

Virtuose du dribble, « Stan » Libuda est un cadre de la Nationalmannschaft avec laquelle il participa au Mundial 70. Ressortissant hollandais, Van Haaren a pour sa part écumé les pelouses de Bundesliga au poste de numéro dix.
Alfred Wenger voit une formidable opportunité pour Strasbourg, et le début de saison idyllique lui donne raison : le stade est plein contre Reims et Saint-Etienne, Libuda marque lors des deux premières journées. Il se blesse début octobre au tibia, reprend précipitamment début 1973 et ne joue plus de la saison. En fin de carrière, Van Haaren réalise une saison acceptable mais n’est guère enchanté par les conditions d’entraînement, pas assez dures à son goût. C’est pourquoi il s’astreint à courir trois fois par semaine avec le marathonien Fernand Kolbeck !
Le résultat de cette politique de vedettariat étant fort médiocre – le Racing achève la saison à la seizième place –, Philippe Fass, successeur de Wenger, démissionnaire suite à l’épisode de la grève des joueurs fin 1972, referme la parenthèse allemande. Il la rouvrira dans l’urgence en 1975 pour dégoter un successeur à Paul Moukila, davantage officier militaire congolais que footballeur. Mais l’ancien de Duisbourg Bernd Lehmann ne saura sortir de l’ornière une équipe bien trop inexpérimentée.

La décennie 1980, Bundesliga pur
Après quelques années d’éclipses, le RCS renoue avec la tradition du joueur « allemand » à l’été 1981 : si Carsten Nielsen est de nationalité danoise, il joue depuis plusieurs années au Borussia Mönchengladbach, grand club des années 1970. A l’inverse de son prédécesseur Van Haaren, il tarde Nielsen de quitter une Bundesliga devenue rugueuse, où les artistes sont constamment traqués avec la complicité des arbitres. Désireux de jouer enfin au football, le gaucher danois fera rapidement la connaissance des Charles Orlanducci, Rolland Courbis ou autres Félix Lacuesta, son coéquipier au Racing.

Nielsen laissera l’image d’un joueur de classe, au-dessus techniquement mais pas toujours constant. A noter qu’il se fit une spécialité de marquer lors des 38èmes journées de championnat, comme en 1983 contre Toulouse, à l’occasion d’une rencontre décisive pour le maintien.
Dès 1983, André Bord passe à la vitesse supérieure en engageant l’entraîneur Jürgen Sundermann, passé par les deux clubs de Stuttgart, le VfB et les Kickers, d’où débarque Siegfried Susser, milieu de 2. Bundesliga qui s’illustra par un but sur une tête en aveugle. « Wundermann » conduit le RCS à la huitième place pour sa première saison, au prix d’un football peu chatoyant. La ligne d’attaque est donc intégralement remaniée à l’été 1984, avec l’arrivée des internationaux Pécout, Soler et de son ancien joueur Walter Kelsch.

L’expérience 100% Bundesliga s’achève en mars 1985 avec le limogeage de Sundermann – pour le Wunder, on repassera – alors que le Racing navigue en eaux troubles. Relégué en 1986, il mise à nouveau sur une paire allemande, au surplus moustachue, Peter Reichert retrouvant Kelsch. Recruté par Jean Willaume, Reichert (90 matchs de D1/D2 pour 40 buts) incarnera les années Hechter, le mythique maillot rétro Mammouth, le titre de D2 en 1988 et la redescente immédiate qui suivit.
Pour ce qui restera comme sa dernière intersaison aux commandes, le couturier mit les bouchées doubles à l’été 1989 : Strasbourg recrute le meilleur buteur de Bundesliga Thomas Allofs et l’expérimenté aboyeur Wolfgang Rolff, vice-champion du monde connu pour avoir muselé Platini en finale de C1 1983, sans parler de Djorkaeff, Monczuk, Buisine et Sansone ! Le frangin de Klaus ne fera pas de vieux os en Alsace, son transfert n’ayant pas été réalisé dans les règles, mais Rolff jouera toute la saison, achevée sur une dérouillée au stade du Ray.

Des barrages que ne vivra même pas l’année suivante le plutôt fruste Uwe Zoetzsche, latéral du grand Lok Leipzig, passé à l’Ouest dès 1990. Il se fit chiper sa place en fin de saison par Stéphane Soppo-Din. Depuis le légendaire Est-Allemand, aucun Teuton n’a plus traîné ses crampons à la Meinau, même si les rumeurs ou fantasmes n’ont pas manqué : Sean Dundee, Thomas Hässler et surtout Jürgen Klinsmann, fumeux argument de campagne en 1997

Au contraire, Karlsruhe puis Stuttgart ont fait leur marché au Racing (Keller, Régis et Zitelli au KSC ; Boka, A.Farnerud et Bah placés au VfB par Christophe Rempp). Enfin, de nombreux jeunes Alsaciens ont franchi le Rhin ces dernières années – Dorn, Ulm, Krebs, Matmour… – avec des fortunes diverses.
Fazit
Quelques tendances sont à dégager de cette chronologie parfois étouffante.

  • Le recrutement de footballeurs allemands a souvent répondu à des motifs d’opportunité : Libuda et Van Haaren suspendus dans leur pays, Lehmann débauché en urgence, Susser croisé lors d’un match amical et recruté dans la foulée…
  • De même, le Racing alors en D2 s’est offert Allofs et Rohr, au moment où les clubs allemands ne pouvaient retenir leurs meilleurs joueurs – la Bundesliga des années 1980 a souffert d’un véritable exode de ses cadres vers la France et surtout l’Italie. Les clubs de RFA ont accueilli avec une certaine avidité l’ouverture de la DDR-Oberliga pour pallier les départs en Serie A des Weltmeister 1990. Même le RCS s’est servi au passage avec Zoetzsche.
  • Des stars internationales (Libuda, Allofs, Rolff) côtoient les sans-grades (Renner, Hackl, Susser) qui n’ont pas ou peu connu la Bundesliga.
  • A noter que durant la période 1977-1980, reconnue comme la plus glorieuse du club, Strasbourg a fait l’économie de joueurs allemands. A l’inverse, le Racing connut la relégation en 1952, 1971, 1976, 1986 et 1989 malgré la présence de joueurs allemands (ainsi que l’échec en barrages en 1990).
  • Le paramètre de l’affluence : si l’effet « stars allemandes » a joué lors des débuts de saison 1970/71 et surtout 1972/73, il fut très vite tassé par les mauvais résultats. Même le très populaire Peter Reichert n’a évolué que cinq fois devant plus de 20 000 spectateurs. Généralement bien d’autres facteurs – résultats du Racing, pedigree des adversaires, intérêt du match (montée, barrages…), travaux entre 1979 et 1983, hiver alsacien… – interviennent au moment d’analyser l’affluence de la Meinau à travers les âges.
  • De même, poussons notre démonstration jusqu'à l’absurde : les exploits de Georg Tripp, Erwin Kostedde, Uwe Krause et Klaus Jank ont-ils poussé des milliers d’Allemands à se rendre à Francis-le-Basser ? Laval a su développer une filière allemande par le bouche-à-oreille et le côté familial, quand Bordeaux ou Marseille y allaient à coup de DM.
  • Si le bilan du recrutement outre-Rhin est inégal, il est toutefois parvenu à charrier bon nombre de mythes chez les supporters du Racing qui ont connu le début des années 1970 et les années 1980. Il convient de reconnaître que la huitième place de 1984 atteinte sous Sundermann n’a jamais été égalée depuis. On ne saurait trop conseiller à la nouvelle cellule de recrutement de s’intéresser aux footballeurs allemands, une partie du public étant sevrée depuis de longues années.

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MessageSujet: Re: Il était une fois le Racing   Il était une fois le Racing - Page 2 I_icon_minitimeJeu 11 Mai 2017 - 21:24

2011-2012, la renaissance

Ledy, la première pierre

AU LENDEMAIN du cataclysme, à l’été 2011, le Racing est laissé pour mort. Si la liquidation judiciaire a effacé les lourdes ardoises, le club est en lambeaux. Sportivement, l’incertitude plane. Dans quelle division l’équipe pourra-t-elle repartir ? Et surtout, avec quels joueurs ?
David Ledy, l’attaquant de poche arrivé en 2006 et passé pro deux saisons plus tard, ne se pose pas mille questions. Malgré la déception de n’avoir pu accrocher le wagon de la Ligue 2 avec Laurent Fournier en mai et « quelques touches avec des clubs allemands » durant l’intersaison, le Haut-Rhinois alors âgé de 23 ans prend le risque de rester.
« Frédéric Sitterlé (le nouveau président) et François Keller (l’entraîneur) m’ont exposé leur projet et proposé un bail de cinq ans, dit-il. Comme le Racing est ma seconde maison, j’ai accepté, même si ça devait être en CFA. »
Au final, ce sera encore un étage plus bas, soit le cinquième échelon hexagonal, la Fédération française (FFF) n’accordant aucun passe-droit au Racing. À l’heure de la reprise, Ledy se demande quand même s’il ne s’est pas emballé un peu trop vite. « Je me souviens d’un match amical contre Schilick, raconte-t-il. Les joueurs d’expérience, comme “Ludo” Golliard, Gauthier Pinaud ou “Milo” Sikimic n’étaient pas encore là. Je me suis retrouvé sur le terrain avec des minots de seize ou dix-sept ans. »
Mais dès le premier match, à Forbach, les doutes sont balayés, alors que l’effectif se remplume. « Trois cents personnes ont fait le déplacement et ont chanté de bout en bout, alors que le Racing, ce n’était plus rien, poursuit-il. Il y avait une vraie complicité avec les supporteurs, toujours derrière nous. Sportivement et humainement, j’ai vécu ma plus belle saison. »
David Ledy enfile les buts (20) comme des perles et permet à son équipe de fondre sur Vesoul et Pontarlier, auteurs d’un meilleur départ. Dans les vestiaires, il sympathise avec le méridionnal Anthony Sichi, qui deviendra son beau-frère. En mai 2012, le Racing accède au CFA devant 6 000 personnes enthousiastes réunies à la Meinau. Sur la lancée de cette montée, le natif d’Aspach vit encore des « moments inoubliables sur le terrain et en dehors » lors de l’exercice suivant, conclu par une nouvelle accession à l’issue d’une “finale” épique contre Raon-L’Étape. Longtemps blessé, il connaît une dernière saison mitigée sous le maillot bleu, en National, avant de « descendre dans le sud » avec sa femme et de préparer une reconversion. Régulièrement aperçu dans les travées de la Meinau cette année, celui qui a ouvert une salle de sports à Eckbolsheim se dit « fier de voir le club revenir à son meilleur niveau ». Il a contribué à poser la première pierre. « On a mis tout notre cœur en CFA 2, conclut-il. Je savais que ça allait repartir. » SÉB.K.
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MessageSujet: Re: Il était une fois le Racing   Il était une fois le Racing - Page 2 I_icon_minitimeJeu 8 Juin 2017 - 9:35

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MessageSujet: Re: Il était une fois le Racing   Il était une fois le Racing - Page 2 I_icon_minitimeLun 7 Aoû 2017 - 8:00

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MessageSujet: Re: Il était une fois le Racing   Il était une fois le Racing - Page 2 I_icon_minitimeMar 8 Aoû 2017 - 16:30


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Finir? Non, le voyage ne s'achève pas ici.
La mort n'est qu'un autre chemin qu'il nous faut prendre.
Le rideau de pluie grisâtre s'ouvrira et tout sera brillant comme l'argent.
Alors, vous les verrez !
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MessageSujet: Re: Il était une fois le Racing   Il était une fois le Racing - Page 2 I_icon_minitimeMar 8 Aoû 2017 - 21:28

À peine sorti dans les librairies je l'ai acheté.
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MessageSujet: Re: Il était une fois le Racing   Il était une fois le Racing - Page 2 I_icon_minitimeLun 18 Sep 2017 - 11:31

Lutzelhouse -

Racing club de Strasbourg L’appel de la Meinau !

Il était une fois le Racing - Page 2 Septua10
Septuagénaires, octogénaires, nonagénaires : l’âge n’a pas entamé leur enthousiasme, à la maison de retraite Abrapa de Lutzelhouse.
Ils sont septuagénaires, octogénaires, l’aîné a 94 ans. Et ce n’est pas le déambulateur ou le fauteuil roulant qui va les arrêter : ils veulent retourner à la Meinau, pour un match du Racing Club de Strasbourg.
Hier à 17 h, ils étaient au rendez-vous, fidèles, l’oreille tendue pour écouter le compte rendu du match face à Monaco, sur France Bleu Alsace.
Ce matin, car ils sont aussi pour certains de fidèles abonnés des DNA, ils liront -ou ont déjà lu- les articles de notre envoyé spécial François Namur. Ce sont d’inconditionnels supporters du Racing Club de Strasbourg, depuis des lustres. Il y a parmi eux un ancien des « ultras », un autre qui se souvient bien des temps forts de la prodigieuse saison de 1979 !
Ils sont tous pensionnaires à la maison de retraite Abrapa de Lutzelhouse, dans la vallée de la Bruche. Et leur animatrice, Diane, a bien compris qu’il y a là une belle aventure à engager : ce serait merveilleux de permettre à cette dizaine de supporters de revivre un match, à la Meinau, en Ligue 1 ! Un rêve fou ?
Peut-être, mais il a suffi d’un post sur Facebook pour susciter des milliers de réactions. Plus de 200 commentaires depuis mercredi sur le réseau social et plus de 3 000 partages ! « Le club n’a pas encore réagi, mais ce sera peut-être le cas la semaine prochaine. La sous-préfecture nous a contactés, des associations sont prêtes à nous aider, des particuliers abonnés au Racing sont prêts à céder leur billet, les familles sont toutes contentes de cet engouement, raconte l’animatrice. Vous savez, nous avons peu de ressources, nos fêtes et nos tombolas servent bien à financer des actions, mais cela ne suffit pas. Nous avons pour ce genre de projet besoin d’un geste commercial »…
On le sait, les billets sont rares, l’engouement pour le Racing revenu en Ligue 1 important. Mais ce qui est sûr, c’est que ces supporters sont en mesure de se rendre à la Meinau. Ce ne sont pas les déambulateurs ou un fauteuil roulant qui vont les arrêter…
Et ils ont d’ores et déjà un jeune allié à Strasbourg : Alain Fontanel qui, dans une réaction a déclaré : « Le club m’a bien confirmé vendredi son accord. Principe acté, nous travaillons sur les modalités ».
dna
Marius
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MessageSujet: Re: Il était une fois le Racing   Il était une fois le Racing - Page 2 I_icon_minitimeVen 6 Oct 2017 - 1:45

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MessageSujet: Re: Il était une fois le Racing   Il était une fois le Racing - Page 2 I_icon_minitimeJeu 26 Juil 2018 - 8:28

Lieux de mémoire (2/6)

La gardienne du Racing
Elle avait 41 ans quand elle est arrivée à la Meinau dans les pas de son mari, nommé concierge du Racing de Strasbourg. C’était en 1980, le club strasbourgeois avait été sacré champion de France une saison plus tôt. La Hattenoise Denise Waltz s’en souvient comme de la plus belle période de sa vie.
 Il était une fois le Racing - Page 2 Denise10
Denise Waltz, 79 ans
Il était une fois le Racing - Page 2 Denise11
Denise Waltz avec son fils Jean-Luc (à d.) dans le train qui emmène le Racing Club de Strasbourg à la finale de la Coupe de la Ligue à Paris, en avril 1997.
Il était une fois le Racing - Page 2 Denise12
Denise et son mari Fernand Waltz avec leur fils Jean-Luc (au premier plan) avec le public

Le salon de Denise Waltz ressemble à celui de beaucoup de vieilles dames : des fleurs en plastique, une image pieuse, un mot tendre de son mari, mort il y a huit ans. Le seul objet qui la relie à sa passion est un rectangle noir au milieu de la pièce : la télé. « C’est là que j’ai suivi toute la Coupe du monde de football », rayonne-t-elle, les yeux soudain brillants. Son match préféré ? « Le dernier », répond-elle sans hésiter. « Parce qu’on a gagné la finale ! »
« J’ai appris le français à la Meinau »
Denise a suivi seule les exploits de Pogba, Mbappé et Griezmann devant son écran. Dans la résidence seniors Dinah-Faust à Eschau, où elle a emménagé voilà six mois, ses amies, si promptes à jouer à la belote ou à cuire des confitures avec elle, sont restées dans leurs chambres. « Le foot, ça ne les intéresse pas trop… », soupire la vieille dame de 79  ans. Car voilà, chez ses contemporaines, les mordues du ballon rond sont plutôt rares.
Elle-même n’a contracté le virus qu’en arrivant à la Meinau en 1980, dans des conditions pourtant pas idylliques. « Mon frère était déjà concierge là-bas. Il a dit à mon mari qu’une deuxième place était à prendre, avec le logement. Il y avait encore de très vieilles baraques à l’entrée à cette époque. Quand ils les ont démontées pour construire notre logement, elles étaient infestées de souris. Mon fils Jean-Luc leur tirait dessus avec un pistolet à air comprimé… »
Denise ne connaît alors du foot que le club de Hatten, où son mari Fernand était milieu de terrain. « Je savais un peu les règles, mais j’avais quand même trois enfants. » À la Meinau, pendant que son mari bichonne le gazon du stade, rebouchant les trous causés par les crampons des joueurs à chaque match, Denise rejoint le staff des femmes de ménage. « Je nettoyais les sanitaires du public, les bureaux du président André Bord, des secrétaires, de l’entraîneur. Un entraîneur aux cheveux tombant sur les épaules, arborant les lunettes d’aviateur typiques des années 80. Il s’appelle Gilbert Gress.
Les attentions de Dropsy
Un an plus tôt, le Franco-Suisse avait consacré les Strasbourgeois champions de France. Le club est encore dans l’ivresse de la victoire. « C’était génial, comme la Coupe du monde aujourd’hui », se rappelle Denise. Très vite, pendant que son mari se focalise sur la pelouse perforée, elle est debout avec les supporters. « J’avais toujours ma place dans les tribunes nord, en face des VIP. On avait une bonne vue. Qu’est-ce que j’ai crié avec les autres ! » « Ma mère allait à tous les matches, elle était complètement dedans, plus que mon père », se souvient son fils. « Encore aujourd’hui, quand elle voit une de ses collègues, elles ne parlent que Racing. »
Outre André Bord et Gilbert Gress, « vraiment très gentils », Denise a gardé en mémoire l’attaquant Joël Tanter et surtout le gardien Dominique Dropsy, décédé en 2015. « Il nous aimait beaucoup. Il me donnait toujours des packs de jus de fruits pour les enfants.  » Avec les footballeurs, Denise doit laisser l’alsacien de son Herrlisheim natal pour pouvoir communiquer. « J’ai appris le français à la Meinau ! »
À côté de son mari Fernand et de son fils, Denise accompagne le club aux grandes occasions. Ses plus beaux souvenirs ? Le match retour à Milan en novembre 1995, pour les 16e de finale de la Coupe d’Europe, ou la finale de la Coupe de la Ligue au parc des Princes en avril 1997. « On a fait la fête dans le train, avec nos bonnets et nos écharpes aux couleurs du Racing. C’est une époque où le club alsacien est encore une grande famille (lire ci-dessous). « On fêtait Noël, le nouvel an ou la fin de la saison avec toute l’équipe et les joueurs », rappelle Jean-Luc, nostalgique. « Ma mère leur concoctait des Dampfnudel. »
Sur une des photos de famille, on voit la petite dernière, Brigitte, à côté d’un homme déguisé en père Noël. Le comptable du Racing ? Le chef du personnel ? Denise a oublié les détails, mais pas l’ambiance. « Si c’était à refaire, je le referais », assure-t-elle avec conviction.
« Elle adorait le contact, elle était aimée de tout le monde », témoigne sa fille aînée, Geneviève Bulduc. « Par contre, quand mon père et elle sont revenus à Hatten pour la retraite en 1999, elle a fait une petite dépression. Le Racing, c’était tout pour elle. Il lui manquait. » « Pendant trois  ans, je me suis déprimée (sic) », avoue Denise. « Mon mari me disait : « Si tu continues comme ça, on rentre à la maison » – entendez le stade de la Meinau…
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MessageSujet: Re: Il était une fois le Racing   Il était une fois le Racing - Page 2 I_icon_minitimeDim 2 Déc 2018 - 2:14

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MessageSujet: Re: Il était une fois le Racing   Il était une fois le Racing - Page 2 I_icon_minitimeDim 2 Déc 2018 - 2:36

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MessageSujet: Re: Il était une fois le Racing   Il était une fois le Racing - Page 2 I_icon_minitimeDim 3 Fév 2019 - 5:53

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MessageSujet: Re: Il était une fois le Racing   Il était une fois le Racing - Page 2 I_icon_minitimeSam 9 Mar 2019 - 12:26

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MessageSujet: Re: Il était une fois le Racing   Il était une fois le Racing - Page 2 I_icon_minitimeSam 1 Juin 2019 - 3:29

 Dans le rétroviseur -

Il était une fois le Racing - Page 2 Le-rac10
Le Racing fête les quarante ans du titre historique : retour sur l'apothéose lyonnaise
Le 1er  juin 1979, le Racing décrochait le seul et unique titre de champion de France de son histoire. À la faveur d’une victoire écrasante à Lyon (0-3), il a atteint un sommet rare, inédit, éternel.
C’est évidemment une autre époque. Il n’est plus question d’envisager une saison professionnelle à seulement 13 joueurs payés pour jouer. Il n’est pas concevable de défier les concurrents de l’élite avec… un seul étranger dans son effectif. Il n’est plus l’heure d’une trêve hivernale de cinq semaines. Il n’est plus le temps de suivre les exploits de ses champions grâce à quelques lignes dans le journal ou quelques voix dans un poste de radio.

Mais les Bleus d’ici ont bel et bien été les auteurs d’une immense conquête il y a quarante ans, dominant un championnat quand la France se divisait entre le Vert stéphanois et le jaune canari.

« On se sentait vraiment costaud »


Ils ont réussi un exploit retentissant en tenant tête, dix mois durant, à ce qui se faisait de meilleur en D1. Troisièmes la saison précédente, mais regardés avec condescendance, ils ont pris la tête du championnat dès la cinquième journée, au mois d’août, à la faveur d’un nul à Reims.

Le Racing ne la perd plus jusqu’au terme de l’avant-dernière journée et une éclatante victoire face au Paris-SG (3-0) dans une Meinau pleine jusqu’à la gueule.

Le capitaine Novi et ses copains conservent leurs deux points d’avance avant le déplacement à Lyon, ultime étape de leur formidable aventure.

Dans le sillage du onze très alsacien ( sept sur les 12 joueurs ayant participé au Lyon -  Racing sont originaires de la région) et “made in France” (seul Toko le Tchadien est étranger parmi les 16 éléments ayant participé à la saison ), la meute n’a pas lâché la pression.

Le leader, en ce matin du vendredi 1er  juin 1979, est sous la menace de Nantes et Saint-Etienne. Mais la pression glisse sur le groupe arrivé à Lyon, pour la traditionnelle mise au vert à la veille de la rencontre.

« On était bien préparé, on se retrouvait dans de bonnes conditions avant ce dernier match, souligne Albert Gemmrich, le buteur patenté. On affrontait le 7e du championnat mais on aurait pu affronter le Real ou le Barça, cela aurait été pareil. Tu es premier et il n’est pas question de lâcher. Gilbert Gress, l’entraîneur, avait fait sa causerie en fin d’après-midi, comme d’habitude. Mais il ne disait pas grand-chose généralement. Ce dont je me souviens, c’est que cela a paru long jusqu’au coup d’envoi. »

Les Bleus avaient quand même rendez-vous avec l’Histoire. Leur parcours au long cours avait forgé un mental et une conviction.

La saison 1978-1979 avait débuté presque onze mois auparavant par une victoire face à… Lyon (1-0) à la Meinau.

« En fait, c’est la victoire face à Saint-Etienne, au mois de septembre, qui m’est apparue comme le déclic, rappelle Léonard Specht, le pilier de la défense alsacienne. Il y avait presque 37 000 spectateurs à domicile, c’était un match au sommet. Et on avait dominé les Verts, la référence à l’époque (2-1). Le président Rocher et l’entraîneur Herbin avaient dit qu’on les avait impressionnés. »

Sept mois et demi après, la dynamique ne s’est pas essoufflée. Et dans leurs beaux maillots bleu marine estampillés, le capitaine Duguépéroux ( Jacky Novi, habituel porteur du brassard s’était blessé lors du match précédent) et ses coéquipiers n’ont pas l’intention de laisser passer l’immense occasion.

« On se sentait vraiment costaud, c’était l’accomplissement d’un groupe, considère Jean-Jacques Marx. En fait, ce titre vient consacrer deux saisons exceptionnelles. On est notamment resté invaincu pendant deux ans à la Meinau. »

Le 18 mai dernier, quelques uns des anciens champions étaient de passage à la Meinau, un soir de match...

Roland Wagner signe un doublé


« Il y avait des milliers de supporters à Gerland », rappelle Léonard Specht. « Effectivement, il y avait du monde pour nous soutenir, prolonge Jacky Duguépéroux. Mais il y avait la conviction aussi qu’on constituait une équipe de qualité. C’est la grande leçon que j’ai retenue de cette saison. Il n’y a qu’avec des bons joueurs que tu peux aller loin. »

Sur les coups de 20h30, le Racing a pour seul objectif d’atteindre la ligne d’arrivée invaincu pour sa dernière sortie.

Dominique Dropsy bloque un coup franc cadré de Chiesa. La suite se passe comme dans un rêve. Un long “une-deux” Specht-Wagner aboutit à l’ouverture du score du second sur un centre du premier (22e ).

« Ce n’était pas complètement inédit, explique le passeur. On développait un football total, avec des défenseurs qui attaquaient et des attaquants qui défendaient. D’ailleurs, dans la saison, j’avais mis quelques passes décisives. Et notre jeu était l’expression d’une énorme confiance en nous. »

D’ailleurs, “Léo” est même l’auteur d’un doublé de passes décisives puisque sa remise de la tête trouve le même joueur, auteur d’un doublé (26e ).
« On n’a pas vraiment douté »

Ces deux buts, son auteur s’en souvient bien. « Sur le coup, je suis une fois au premier poteau, une fois au second, et j’ai vécu le moment tout à fait normalement, se souvient Roland Wagner. En fait, cette victoire, comme ce titre, c’est le fait d’une équipe de copains. Il y avait sept Alsaciens dans l’équipe, il y avait des liens forts. »

« Il y avait même deux Haut-Rhinois », en rigole Yves Ehrlacher. Le blond du milieu a paraphé le succès pour le transformer en démonstration.

Sur un centre de… Roland Wagner – décidément en état de grâce ce jour-là – à l’entrée de la surface, il décoche une volée qui fait mouche.

« J’avais mis trois-quatre buts avant dans la saison (cinq en tout, ndlr) mais celui-là était sans doute le plus foireux, indique le troisième buteur du jour béni. L’important, c’est qu’il était au fond. D’un autre côté, on était largement au-dessus de Lyon. Cela a peut-être soulagé tout le monde mais on n’a pas vraiment douté. »

La préparation d’avant-saison qui reste dans l’esprit de tous les héros a permis au Racing de terminer comme un avion de chasse. « On avait ce niveau parce que Gress nous avait mis minable à Grünberg, considère encore Yves Ehrlacher. On en avait vu de toutes les couleurs. »

La fin du match se déroule dans une atmosphère surréaliste. Des milliers d’Alsaciens sont le long de la ligne de touche et attendent impatiemment le coup de sifflet final.

Quand il retentit, « c’était bizarre car il y a eu envahissement du terrain, rappelle Raymond Domenech, le dur parmi les durs en défense. Dans ces cas-là, tu te réfugies dans le vestiaire. On n’a pas trop eu le temps d’apprécier. »

Au micro, Gilbert Gress évoque la suite, annonce les mouvements du prochain marché d’été comme le départ de Jacky Duguépéroux qui venait de vivre son dernier match pro.

La fête est collective, le public lyonnais se réjouissant de l’échec des Stéphanois. « C’est un peu comme quand le PSG a perdu contre Bordeaux au Parc, il y a vingt ans, ce qui avait privé Marseille du titre, poursuit l’ancien sélectionneur de l’équipe de France. Moi, en tant que pur Lyonnais, j’avais gagné deux fois car Saint-Etienne était battu. »

Avec un retour triomphal, avec une empreinte inoubliable, le Racing s’est révélé ce jour-là un gagnant pour l’éternité. Au moins une année.

Les champions de France

➤  Dominique Dropsy (né le 9 décembre 1951, à Leuze, décédé le 7 octobre 2015, à Bordeaux

➤  Albert Gemmrich (né le 13 février 1955, à Haguenau)

➤  Francis Piasecki (né le 28 juillet 1951, à Talange, décédé le 6 mars 2018)

➤  Léonard Specht (né le 16 avril 1954, à Mommenheim)

➤  Raymond Domenech (né le 24 janvier 1952, à Lyon)

➤  Roland Wagner (né le 22 décembre 1955, à Drusenheim)

➤  René Deutschmann (né le 17 novembre 1951, à Strasbourg)

➤  Joël Tanter (né le 5 février 1951, à Vannes)

➤  Jean-Jacques Marx (né le 23 mai 1957, à Fegersheim)

➤  Jacques Novi (né le 18 juillet 1946, à Bellegarde)

➤  Yves Ehrlacher (né le 6 octobre 1954, à Sundhoffen)

➤  Jacky Duguépéroux (né le 2 janvier 1948, à Saint-Malo)

➤  Roger Jouve (né le 11 mars 1949, à Marseille)

➤  Toko (né le 21 août 1952, à Ndjamena)

➤  Jacques Vergnes (parti à Bordeaux au mois d’août 1978, né le 21 juillet 1958, à Malagas), ➤  Rémi Vogel (né le 26 novembre 1960, à Strasbourg, décédé le 17 octobre 2016)

➤  Bernard Tischner (né le 9 septembre 1959, à Soultz-les-Bains)

➤  Arsène Wenger (né le 22 octobre 1949, à Strasbourg)

➤  André Wiss (né le 8 mai 1959, à Colmar)

➤  Jacques Glassmann (né le 22 juillet 1952, à Mulhouse)

➤  Eric Mosser (né le 19 janvier 1959, à Roppenheim)
Les buteurs

Albert Gemmrich 17 ; Francis Piasecki, Roland Wagner 14 ; Jean-Jacques Marx 6 ; Yves Ehrlacher 5 ; Joël Tanter 3 ; Raymond Domenech, Léonard Specht 2 ; René Deutschmann, Toko, Jacques Vergnes 1
Lyon 0 / Racing 3

Stade Gerland. 25 959 spectateurs. Mi-temps : 0-2. Arbitre : M. Verbecke

Les buts : Wagner (22e , 26e ), Ehrlacher (65e )

Avertissements : Wagner (26e ), Domenech (50e )

LYON : Cheveau - Paillot, Jodar, Desbouillons, Genet - Carrié, Tigana, Valadier - Chiesa (cap.), Gallice, Ferrigno (Maroc, 59e ). Entraîneur  : Aimé Jacquet.

RACING : Dropsy - Marx, Duguépéroux (cap.), Specht, Domenech - Deutschmann, Ehrlacher, Piasecki (Vogel, 46e ) - Tanter, Gemmrich, Wagner. Entraîneur : Gilbert Gress.
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MessageSujet: Re: Il était une fois le Racing   Il était une fois le Racing - Page 2 I_icon_minitimeDim 16 Juin 2019 - 11:32

Un roman graphique autour d'Oskar Rohr, le grand buteur du Racing Club de Strasbourg
Il fut le grand buteur du Racing à Strasbourg après avoir fui l’Allemagne nazie et avant d’être rattrapé par la guerre qui le projettera dans l’enfer du front russe : un roman graphique restitue à Oskar Rohr sa dimension de champion du ballon rond. Et d’opposant à Hitler.
Il n’avait qu’une passion : le football dans une Europe qui commençait, et pour longtemps, à s’enticher de ce jeu venu d’Angleterre. Originaire de Mannheim, où il voit le jour en 1912, Oskar Rohr est de cette génération qui, l’âge adulte venu, sera confrontée à de terribles choix et à la folie belliciste d’une dictature qui plongera l’Allemagne dans le chaos.
En attendant, Oskar Rohr fut d’abord un petit doué du ballon rond que repère l’entraîneur du club Phoenix Mannheim. Convaincre ses parents qu’il avait un avenir dans un sport encore amateur et où l’argent était loin de couler à flots, comme c’est le cas de nos jours, ne fut pas une mince affaire. Mais le jeune Oskar parviendra même à obtenir l’autorisation paternelle de migrer au FC Bayern, autrement mieux doté et disposant de la plus grande section jeunesse d’Allemagne avec 36 équipes. Il ne tardera pas à rejoindre l’équipe 1 et à remporter avec elle, le 1er  juin 1932, le championnat d’Allemagne. On le retrouve aussi dans la sélection nationale où il affronte la France, à Berlin, le match se soldant par le score de 3 à 3.
Quand Strasbourg met le paquet pour avoir Ossi dans son équipe
Cela aurait pu être la success story d’un champion béni des dieux du ballon rond si au même moment l’Allemagne n’allait connaître un tragique emballement politique sur fond de chemises brunes et de croix gammées. C’est cette double histoire que racontent le scénariste Julian Voloj, qui vit et travaille à New York, et le dessinateur polonais Marcin Podolec, dans Ossi , roman graphique dont le titre reprend le surnom que donneront les supporters à Oskar Rohr. Un texte de Gernot Rohr, l’ancien défenseur des Girondins de Bordeaux et petit-neveu d’Ossi,.
À l’arrivée d’Hitler au pouvoir, en 1933, l’entraîneur juif du FC Bayern Richard Kohn prend la sage décision de quitter l’Allemagne pour la Suisse où on lui propose d’entraîner l’équipe du Grasshopper Club Zürich. Ossi décide de le suivre d’autant plus que les nazis développent une politique sportive qui privilégie la gymnastique dans laquelle est supposée se transcender l’âme germanique, au détriment du football, considéré comme un jeu d’importation anglo-saxonne.
Alors qu’il remporte avec Zürich la coupe de la Suisse, Ossi attire l’attention des dirigeants du Racing Club de Strasbourg. Alors que Mulhouse est aussi dans la course, la capitale alsacienne lui déroule le tapis rouge : appartement spacieux, voiture décapotable et salaire conséquent de 4 000 marks. Il aura pour entraîneur Fritz Kerr, lui aussi un compatriote ayant fui l’Allemagne nazie.
Dès sa première saison au Racing, Ossi fait des étincelles et aligne 20 buts en 22 matchs. Le Racing finira deuxième en division nationale (l’équivalent actuel de la Ligue 1), juste derrière Sochaux. En 1936, il remporte même le titre de meilleur buteur de la division nationale avec 30 buts.
Mais en Allemagne, il passe désormais pour un traître. Lors d’un match amical, opposant en 1935 le Racing au Bayern, il se fait copieusement huer. Ce qui n’empêche pas Ossi de poursuivre une extraordinaire carrière, emmenant en 1937 le Racing en finale de coupe de France, face à Sochaux – qui l’emportera. Avec 117 buts, il deviendra le plus grand butteur de toute l’histoire du Racing.
Blessé sur le front russe
Mais à l’histoire du club répond celle d’un joueur qui ne demandait qu’à taper dans le ballon et faire plaisir à ses supporters. Elle bascule brutalement quand la guerre éclate. Ossi fuit l’Alsace, une Allemagne conquérante et la sombre perspective d’être intégré dans la Wehrmacht puisqu’il demeure citoyen allemand. Il se retrouve à Sète où il joue dans le club de la ville – une autre version, que n’aborde pas Julian Voloj, affirme qu’il s’engagea dans la Légion étrangère pour combattre l’Allemagne.
Arrêté à Marseille en 1942, vraisemblablement en tentant de fuir la France, il se retrouve sous l’uniforme de la Wehrmacht. Expédié sur le front russe, il survit à cet enfer et, blessé, échappe à l’Armée rouge grâce à un officier qui reconnaissant l’ancien champion lui permet d’être évacué en train.
Après la guerre, Ossi rechausse les crampons dans différents clubs allemands avant de finir sa carrière à Mannheim, sa ville natale. Il décède le 8 novembre 1988.
Depuis son lointain New York, Julian Voloj rend un bel hommage à un joueur exceptionnel dont la carrière a été stoppée net par la guerre. Avec un défi plutôt habilement relevé avec Marcin Podolec : restituer de façon vivante les grands matchs qui ont ponctué sa flamboyante trajectoire.
Ossi , aux éditions Steinkis, 160 pages, 19 €.
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MessageSujet: Re: Il était une fois le Racing   Il était une fois le Racing - Page 2 I_icon_minitimeJeu 18 Juil 2019 - 9:14

Le dernier parcours du Racing en coupe d'Europe !
2006. Voilà à quelle date il faut remonter pour trouver une trace du Racing en coupe d'Europe. Un autre temps. Il y a 13 ans, le Racing s'était déjà qualifié en coupe de l'UEFA à la faveur de sa victoire en coupe de la Ligue. Petits souvenirs de cette épopée qui avait vue le Racing atteindre les huitièmes de finale.

Tout a commencé avec un premier tour de barrages face au Graz AK. L'entraîneur de l'époque, Jacky Duguépéroux, s'appuyait sur une équipe expérimentée pour dominer les autrichiens au match aller (0-2) puis au match retour (5-0) à la Meinau. En effet, à l'époque un certain Stéphane Cassard gardait les cages alsaciennes, 32 ans à l'époque. Les frères Farnerud, Mickaël Pagis ou encore Ulrich Le Pen ont permis aux strasbourgeois d'atteindre les phases de poule cette année là en y allant de leur but.

Pas de format aller/retour en poule


À cette époque, la coupe d'Europe était pensée différemment par rapport à aujourd'hui. Cinq équipes s'affrontaient en phase de poule, sans format aller/retour. Ainsi, les Alsaciens avaient gagné leurs deux premiers matches de poules avant de faire deux matches nuls. Cela leur permettait de se hisser à la première place du classement de la poule. Gagnant deux buts à zéro à Bâle et sur le même score à la Meinau contre Tromso, les joueurs de Jacky Duguépéroux ont ensuite concédé le match nul à Rome (1-1), et à domicile contre l'Etoile Rouge (2-2).

Au sortir des poules, le Racing s'octroie un déplacement on ne peut plus exotique. En effet les bleus et blancs affrontent le Litex Lovech, un club bulgare. Après un triste match nul 0-0 au stade de la Meinau, la Racing va chercher sa qualification en terres bulgares en s'imposant 0-2 grâce à des réalisations d'Ulrich Le Pen et Amara Diané. Las, en huitièmes de finale le Racing s'incline face au FC Bâle (0-2/2-2) et voit son parcours européen se terminer avec les honneurs. Sans savoir que le prochain interviendrait plus de treize ans après....
Gameiro, la révélation

C'était son premier match européen, il s'est offert un doublé pour l'occasion. Face à l'Étoile Rouge de Belgrade, Kevin Gameiro a scoré deux fois en seize petites minutes. Mené 0-2 le Racing arrache l'égalisation à la 94 ème minute grâce à son tout jeune attaquant du centre de formation. Ce soir là, le joueur alors âgé de tout juste 18 ans a de suite conquis le public Strasbourgeois. Par la suite, l'attaquant dispute 68 matchs pour 17 buts avant d'être transféré au FC Lorient à l'été 2008 où il deviendra un des tous meilleurs buteurs de Ligue 1.

Sur le chemin du jeune Ivan Rakitic


Le croate Ivan Rakitic, évoluait alors au FC Bâle. À l'âge de 18 ans, il a participé aux deux rencontres de huitième de finale opposant le club alsacien au club suisse. Lors du match aller à Bâle et du match retour à la Meinau, le milieu de terrain au numéro 17 était néanmoins sur le banc. L'année suivante "Rakete" ("la fusée") s'envolait pour l'Allemagne où il signait un contrat avec l'équipe de Schalke 04, sa progression allait s’accélérer. Aujourd'hui il joue au FC Barcelone, aux côtés des tous meilleurs joueurs du monde. Comme quoi, affronter le Racing à 18 ans a peut-être des vertus...
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MessageSujet: Re: Il était une fois le Racing   Il était une fois le Racing - Page 2 I_icon_minitime

 

Il était une fois le Racing

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