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 Basket (+ SIG)

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Marco 69/73
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Dim 19 Nov 2017 - 21:16

Pro A (10e journée) :
la SIG domine l’Asvel (82-76) et s’invite dans le Top 3 En haute altitude

Partie de très bas voilà deux mois, la SIG a su relever la tête pour se hisser sur le podium de la Pro A, après avoir dominé Villeurbanne (82-76), hier soir dans un Rhenus aux anges. Les hommes de Vincent Collet sont de retour au sommet.
À l’heure du bilan, hier soir, Vincent Collet n’avait nullement l’intention de fanfaronner. Avant d’enfiler son costume de sélectionneur national et de mettre le cap sur Lille où il retrouvera les Bleus pour deux matches de qualification à la Coupe du monde 2019 – « avec le TGV de 6h08 », précise-t-il dans un grand sourire –, le coach de la SIG a rappelé que son équipe n’en menait pas large, début novembre.
« Plus que le résultat, c’est le contenu qui est appréciable »

« Avant de recevoir Gravelines, on en était à trois victoires contre quatre défaites, avec encore la perspective d’affronter Monaco et Villeurbanne avant la trêve internationale. On était en appel. Et il y avait tout lieu d’être inquiet… »

Trois semaines et cinq victoires – en comptant la Ligue des champions – plus loin, la SIG a changé de dimension. Cette équipe aux sautes d’humeur coupables a su se soigner et se discipliner. « Sans même parler de la série, la victoire du jour se suffit à elle-même, indique Collet. On est parvenu à confirmer et à rejoindre les Villeurbannais au classement, eux et les autres… »

En compagnie du Mans et de Monaco, les Alsaciens complètement même le podium de la Pro A au soir de la dixième journée. « On a redressé la barre, assure encore le technicien. Mais plus que le résultat, c’est le contenu qui est appréciable. On s’appuie sur ce que l’on produit, on fait vraiment des choses intéressantes. »

Hier soir, face à une Asvel privée de deux éléments majeurs – Charles Kahudi et Nicolas Lang, blessés –, Zack Wright et les siens ont su élever leur niveau d’exigence. L’entame est tonitruante, Villeurbanne ne sait plus où donner de la tête (34-19, 15e ).

« On ne leur laissait pas beaucoup d’ouvertures, on amenait le ballon là où l’on voulait, constate Collet. Mais avec quinze points d’avance, on a relâché l’étreinte. On s’est laissé “euphoriser”, on a eu deux mauvaises possessions. Et la classe de l’Asvel a fait le reste… »
Slaughter en feu

AJ Slaughter s’est senti au Rhenus comme à la maison. Auteur de 23 points, à 7 sur 9 à longue distance, la gâchette de la SIG version 2016-2017 a pris feu sous le maillot vert. « On voit qu’il connaît bien les lieux, sourit son ex-coach au sujet de celui qui a placé les siens en tête au retour des vestiaires (43-47, 23e ). Parfois, il faut s’incliner devant le talent.  »

« Ce qu’il faut retenir, c’est que l’on est revenu dans le match après avoir été malmené, dit JD Jackson, le coach villeurbannais. Mais Strasbourg a à chaque fois su s’ajuster et exploiter nos carences. Parce que normalement, quand tu mets quatorze tirs à trois points, tu fais mal à l’adversaire… »

Dans la tempête, la SIG a trouvé en Louis Labeyrie l’homme providentiel. Précieux dans la raquette en seconde période après être passé au travers en première, le grand chevelu a pris la mesure de ses adversaires pour un “double-double” (13 points, 10 rebonds) du meilleur effet. « Les Villeurbannais ont eu recours à la main de grands artistes, alors que nous, on a eu besoin de construire nos paniers, apprécie le coach de la SIG. Louis a orchestré un pilonnage en règle à l’intérieur. »
Dixon à la folie

Un grain de folie s’est aussi instillé dans le jeu alsacien quand Mike Dixon Jr est revenu sur le parquet. Maintenue à flot par un Amine Noua tranchant (20 points), l’Asvel a été submergée par les ruades peu académiques de l’imprévisible meneur US.

« On a beaucoup encaissé sur les “un contre un”, notamment face à lui en fin de match, déplore JD Jackson, à qui il n’a pas échappé que 11 des 17 points de Dixon ont été inscrits dans les dix dernières minutes.

« Il a fait souffrir Roberson et est allé scorer dessous, remarque son homologue alsacien. Il a bien su canaliser son jeu, contrairement à la première mi-temps, où il a été trop gourmand. »

Qu’à cela ne tienne, la SIG est revenue dans le haut du panier. « Vu notre dynamique, j’en viens presque à regretter cette fenêtre internationale, mais les gars ont besoin de se reposer, conclut Vincent Collet. Le break va faire du bien. »

Rendez-vous début décembre – le 2 à Boulazac, le 5 au Rhenus contre les Turcs de Banvit – pour voir si les Strasbourgeois continuent à planer en haut altitude.
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Marco 69/73
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Sam 2 Déc 2017 - 21:56

Pro A : (11e journée) :

la SIG s’incline à Boulazac (109-102)

Le gourdin périgourdin
L’invincibilité de la SIG, qui courait depuis cinq rencontres, a pris fin, hier soir, à Boulazac, sur le parquet de la lanterne rouge (109-102). Une contre-performance pour le moins fâcheuse…
Quelques chalets ont fait leur apparition sur le parvis de l’Agora, à Boulazac, en ce premier week-end de décembre, et l’ensemble s’est vu accorder assez généreusement l’étiquette marché de Noël. Si le visiteur peut y trouver tout le folklore de saison (spécialités du terroir, produits artisanaux…), l’initiative ne soutient évidemment pas la comparaison avec le Christkindelsmärik strasbourgeois. Ce n’est de toute façon pas le but.
Sur le plan du basket, le Boulazac Basket Dordogne, en revanche, a fait mieux que rivaliser avec la SIG, hier soir au Palio. Il s’est même offert un petit présent inespéré qui a pris la forme d’une troisième victoire cette saison (109-102). Un monde et quinze places au classement séparaient pourtant les deux formations au coup d’envoi. Las. Il faut croire que les équilibres restent fragiles.
Quoiqu’en déficit de vitesse et de taille, la lanterne rouge a retrouvé des couleurs sous l’impulsion de sa traction arrière Trenton Meacham et Karvel Anderson (40 points à eux deux) et la SIG en a été quitte pour se prendre le gourdin périgourdin sur la calebasse.

« Pour nous, c’est une gifle »

« Gagner face à un adversaire prestigieux, c’est un exploit, n’a pas hésité à décréter Claude Bergeaud, le coach boulazacois. Les ingrédients de cet exploit, nous allons devoir les passer au tamis pour en tirer la quintessence et essayer de rééditer un match comme celui-là. On a vu aussi qu’avec un joueur supplémentaire, un profil que nous n’avions pas (Quincy Diggs, ndlr) , ça change un petit peu les choses. »
Vincent Collet n’avait donc pas assimilé les suiveurs à des truffes en disant redouter ce déplacement. Le coach strasbourgeois se demandait si ses hommes allaient afficher les mêmes bonnes intentions qu’en novembre, avant la trêve internationale. La pâle copie rendue hier est venue confirmer ses craintes : les coéquipiers de Miro Bilan (23 d’évaluation) ont été à côté de leurs pompes un bon moment et le sursaut enregistré lors d’un dernier quart-temps aux allures de concours à trois points n’a pas suffi.
« Tout concourait à ce type de performance de leur part : un break pour leur permettre de reprendre leurs esprits, l’arrivée d’un nouveau joueur qui donne de l’espoir. Tout cela, on le savait, mais on n’en a pas tenu suffisamment compte. Et très clairement, pendant vingt-sept minutes, on a cherché un peu où était notre équipe même si on a eu une réaction salvatrice et qu’à l’arrivée, ça se joue à une possession, celle où on rate l’interception à 101-98. Mais sur l’ensemble du match, il n’y a rien à dire. Pour nous, c’est une vraie gifle », a déploré le technicien alsacien.

La première fenêtre de l’après a réservé une mauvaise surprise

La première fenêtre du calendrier de l’après (coupure internationale) a donc réservé une bien mauvaise surprise. « Le sport est fait de ce type de matches et c’est aussi pour ça qu’il est beau. Si notre Racing peut terrasser le PSG, il est tout à fait possible que l’on puisse perdre à Boulazac, a ajouté Vincent Collet. Même si Boulazac est plus proche de nous que le Racing du PSG. »
C’est en tout cas une SIG un peu esquintée par cette contre-performance qui va recevoir Banvit, après-demain au Rhenus, en Ligue des champions. Jérémy Leloup et sa bande feront aussi un petit tour par le marché de Noël, jeudi, pour y déguster la traditionnelle soupe proposée par les chefs étoilés. Pas sûr que cela soit suffisant pour oublier l’indigeste brouet servi hier soir.
dna
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Dim 3 Déc 2017 - 10:13

Fallait bien que l'exploit du Racing soit payé quelque part. Rolling Eyes

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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Mar 5 Déc 2017 - 21:44

Ligue des champions (7e journée) :
 la SIG bat les Turcs de Banvit (87-72)
C’est beaucoup mieux ainsi !

La SIG a eu la réaction attendue après sa vilaine prestation du week-end à Boulazac. En dominant Banvit avec la manière, hier au Rhenus (87-72), elle a aussi fait un (grand) pas de plus vers la qualification pour les 8es de finale de la Ligue des champions.
La liste des cadors d’Europe tombés cette saison au Rhenus en Ligue des champions commence à avoir franchement de l’allure. Après l’Estudiantes Madrid et l’AEK Athènes, le mois dernier, c’est Banvit, finaliste de l’épreuve la saison dernière, qui a mordu la poussière en Alsace (87-72).

En venant à bout de Gasper Vidmar et de ses coéquipiers, la bande à Jérémy Leloup a préservé son invincibilité domestique dans la compétition. Elle s’est aussi rachetée après sa boulette à Boulazac, en championnat.

Rentrés déconfits de leur virée dans le Sud-Ouest, les vice-champions de France se sont immédiatement remis dans le sens de la marche et le verdict d’hier tendrait à accréditer l’hypothèse de l’accident de parcours en Dordogne.

Contre une équipe « candidate au Final Four » de la BCL, pour reprendre les termes employés par Vincent Collet à la veille de cette confrontation, la SIG a renoué avec les valeurs qui lui avaient permis de signer une belle série de cinq succès de rang en novembre.

Elle s’est, de fait, un peu plus rapprochée de la qualification pour les 8es de finale de l’épreuve.

Oui, c’était Byzance face à Banvit. « L’état d’esprit retrouvé a tendance à me rassurer, apprécie l’entraîneur strasbourgeois. Si on bat Bayreuth, Venise et Radom (trois matches programmés au Rhenus) , on aura quasiment validé la qualif’. Et cela ne nous empêchera pas d’essayer de finir le plus haut possible, ce qui est notre objectif. »
De la consistance défensive

En dépit d’une entame frappée du sceau de l’approximation en attaque – « Elle reflétait une équipe qui avait quelque chose à se faire pardonner et était en recherche de confiance » –, les Strasbourgeois ont retrouvé un certain nombre de choses qui leur avaient fait défaut samedi, à commencer par la consistance défensive.

À l’opération portes ouvertes décrétée au Palio a succédé un match bien plus tenu, plus conforme à ce que Vincent Collet attend de ses équipes.

« C’est comme ça que l’on a construit notre victoire, reprend le technicien maison. On s’est très bien comporté sur Vidmar, on a limité son rayonnement en venant à deux sur lui, parce qu’en “un contre un”, ce n’est pas possible, il a une telle présence physique qu’il met son adversaire à distance. On a très bien défendu sur Adonis Thomas aussi, qui, normalement, est leur meilleur marqueur, et que l’on a beaucoup gêné. L’entrée en matière de Pape (Sy) , dans ce domaine, a été remarquable, il a défendu le plomb sur lui. »

Portée par un Darion Atkins transfiguré (23 points, à 10 sur 12 au tir, 26 d’évaluation) et un Michael Dixon Jr auteur de « l’un de ses meilleurs matches, en termes de sérénité » (14 points, 19 d’évaluation), la SIG a fini par laisser son adversaire sur place et a même soigné son panier-average (+15 au coup de sifflet final). Pas négligeable dans un groupe tel que le sien.
Hécatombe au poste de meneur

Seule ombre au tableau, les blessures de Zack Wright, qui a ressenti une douleur aux adducteurs, et de Mike Dixon, victime d’un coup sur le genou à la 34e , ce qui a contraint les Alsaciens à terminer sans meneur de métier.

« C’est le point noir de la soirée parce que, dans quatre jours, il y a un match qui reste capital en championnat (contre Cholet) , ajoute coach Collet. Autant on a les pieds au sec en BCL, autant en ProA, on est dans une situation instable. »

Aux Strasbourgeois de poursuivre donc avec la même application dès ce week-end. Les cadeaux, ils les ont de toute façon déjà faits samedi dernier.
dna
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Sam 9 Déc 2017 - 14:11

Basket-ball - Pro A (12e journée)Grosse victoire de la SIG qui punit Cholet (88-54)

Après la risible défaite concédée à Boulazac, la SIG a redressé la tête en BCL face à Banvit. Mais la rencontre ce soir face à Cholet reste capitale pour la poursuite du championnat.


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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Sam 9 Déc 2017 - 14:38

SIG-Cholet 88-54

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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Sam 9 Déc 2017 - 21:47

Pro A, 12e journée :

la SIG sans pitié pour Cholet (88-54)
Une victoire, un départ
Sans se faire violence ni être géniale, la SIG a dominé une équipe choletaise limitée. Le public du Rhenus a surtout vu Michael Dixon Jr pour la dernière fois à l’œuvre, l’imprévisible meneur quittant Strasbourg.

L’affaire était dans les tuyaux depuis quelques heures. Sur les réseaux sociaux, Michael Dixon Jr était annoncé au Bahçeşehir Koleji, obscur club de deuxième division turque. Une histoire de gros sous, puisque 250 000 dollars seraient proposés au bâton de dynamite ambulant de la SIG pour finir sa saison à Istanbul.

« On l’a placé dans un rôle qui ne lui convenait pas »

Hier soir, le natif de Kansas City a encore fait le boulot sur le parquet du Rhenus, distillant notamment six passes et scorant neuf points en vingt minutes de jeu. On l’a vu sourire au côté de Louis Labeyrie dans les derniers instants du match, quand sa future ex-équipe envoyait l’esquif choletais par le fond.
« C’est lui qui nous a fait la demande après le match de Boulazac, samedi dernier, explique ensuite Vincent Collet. Mais il était hors de question qu’il nous quitte alors que l’on jouait Banvit en Coupe d’Europe trois jours plus tard. Les discussions ont continué. Mais il aurait été bête de le garder à tout prix contre sa volonté. On ne sait pas trop où il part. C’est dommage, parce que depuis quelque temps, c’était beaucoup mieux. Le problème, c’est qu’on l’a placé dans un rôle qui ne lui convenait pas… »
Le côté “chien fou” de ce garçon talentueux mais imprévisible avait déjà contraint le coach à le recadrer voilà quelques semaines. « Il a eu du mal à s’intégrer dans l’équipe et le jeu de Vincent, confirme le président Martial Bellon. La priorité est désormais de lui trouver un remplaçant. On a eu une semaine pour engager des recherches. Mais je ne vais pas en parler pour ne rien compromettre. »
Le onzième et dernier match de Dixon sous le maillot strasbourgeois en championnat n’a pas été le plus abouti, ni à titre personnel, ni au niveau collectif. La faute à une équipe de Cholet certes limitée, mais qui a su tirer au maximum profit de ses qualités durant trente minutes.
« Ils sont parvenus à nous faire jouer au ralenti, en allant au bout de chaque possession, analyse Vincent Collet. Et comme nous n’étions pas très inspirés en attaque, ça a mis du temps à se débloquer. Heureusement, on a bien défendu. Et le travail a fini par payer. »
Du genre opiniâtre, David Michineau et les siens se sont ainsi accrochés avec force aux basques des Strasbourgeois, toujours en tête mais jamais loin devant.
« Pendant trente minutes, on joue tous les quart-temps à une possession, sans être bons, dit Philippe Hervé, le coach du “CB”. Mais quand je pense à toutes les choses que l’on a ratées, à un mètre du cercle ou sur des tirs ouverts, je suis frustré. C’était la totale, à tous les postes ! Les gars ont fini par craquer. Au final, on en prend presque 30, mais ça ne reflète pas la réalité du match… »
Les regrets choletais, également attisés par une préparation mouvementée du match – faute d’hôtel disponible, les joueurs ont fait la sieste dans le bus, à croire que personne ne leur avait dit que le Marché de Noël battait son plein à Strasbourg ! – n’intéressent que très peu la SIG. Après le camouflet subi à Boulazac la semaine dernière, la victoire était impérative.
Celle-ci a donc pris des proportions avantageuses à la faveur de dix dernières minutes emballantes, Louis Labeyrie – 20 points, dont deux tirs à longue distance, et 9 rebonds – et ses amis se chargeant de faire oublier une première mi-temps poussive.

Un successeur vendredi au Portel ?

Sans avoir trop à forcer son talent, la SIG a ainsi validé son septième succès qui lui permet de rester dans le haut du tableau, au tiers du championnat. La suite, avec un match de Ligue des champions dès mardi à Ljubljana, se construira sans Dixon.
« On est sur plusieurs bonnes pistes, une en particulier », conclut Vincent Collet, qui espère pouvoir compter sur son nouveau meneur d’ici à la fin de la semaine et un déplacement au Portel.
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Lun 11 Déc 2017 - 9:43

Incompréhension mutuelle
Trois mois après son arrivée en Alsace, Michael Dixon Jr a déjà refait ses valises pour filer en Turquie, après une dernière apparition victorieuse contre Cholet (88-54). Retour sur un trimestre d’incompréhensions entre Vincent Collet et son meneur.
Vincent Collet a bien caché son jeu. Alors que Michael Dixon Jr lui avait manifesté son souhait de partir depuis le retour de Boulazac – où la SIG s’était piteusement inclinée (109-102) –, voilà plus d’une semaine, le technicien strasbourgeois n’a rien laissé paraître.
Mardi dernier, à l’issue de l’éclatante victoire contre les Turcs de Banvit (87-72), en Coupe d’Europe, le coach lui a même tressé une petite couronne de lauriers.
« C’est l’un de ses meilleurs matches, en termes de sérénité », expliquait-il alors au sujet de son Américain de 27 ans au passeport géorgien, auteur ce soir-là de 14 points, pour 19 d’évaluation.

De la folie, mais des principes collectifs bafoués

Le compliment aurait dû éveiller les soupçons des suiveurs. Car depuis le début de la saison, le coach avait plus souvent utilisé la diatribe que le dithyrambe au sujet de sa recrue arrivée en provenance de l’AEK Athènes.
À la lumière du dénouement intervenu samedi soir, les paroles du coach avaient valeur d’absolution avant le grand départ.
Installé dans le cinq majeur en début de saison, Dixon a rapidement perdu ses galons de titulaire, au profit de Zack Wright. Ce n’est pas son talent, assurément affirmé, qui était en cause, mais sa propension à vouloir prendre coûte que coûte le jeu à son compte, en s’asseyant allègrement sur les principes collectifs édictés par Collet.
Dans les vestiaires, son comportement parfois inconséquent sur le parquet avait tôt fait d’agacer les tauliers de l’équipe. Même David Logan, le leader offensif qui est pourtant un homme de peu de mots, s’en serait plaint auprès du staff.
Lors des séances d’entraînement, le garçon avait droit à un traitement de faveur. Durant de longues minutes, Collet le prenait en aparté pour tenter de lui inculquer sa philosophie. Les “cours particuliers” n’étaient pas vraiment suivis d’effets…
« En début de saison, Dixon pensait que le sort d’un match ne pouvait dépendre que de lui, expliquait l’entraîneur au soir du succès probant contre Villeurbanne (82-76), le mois dernier. Mais il a changé de comportement. Et on a besoin de sa folie, pour peu qu’elle ne desserve pas l’équipe. »
Parti dans la foulée à Tbilissi pour rejoindre la sélection de Géorgie, engagée en éliminatoire au Mondial-2019, Dixon Jr a visiblement profité de cette fenêtre internationale pour réfléchir sur son manque de considération à Strasbourg et se trouver une porte de sortie.
Son agent a en tout cas bien fait les choses, puisqu’il lui aurait dégoté un contrat à 250 000 dollars (212 000 euros) pour six petits mois à Istanbul.
À l’ombre des géants du Bosphore que sont Fenerbahçe, l’Anadolu Efes ou encore Galatasaray, Dixon va rallier les rangs des Dragons rouges du… Bahçeşehir Koleji, club de 2e  division turque !
« C’est vrai que si ça se confirme, sa décision est surprenante, sourit Vincent Collet. Dans ma carrière, j’ai déjà “coupé” des joueurs. Mais en voir partir de leur propre gré en cours de saison, c’est rare ! On l’avait vécu avec Alexis Ajinça. On pouvait comprendre sa décision, en raison des sirènes de la NBA (le géant avait rejoint les Pelicans de La Nouvelle-Orléans en décembre 2013). Pour Dixon, il ne semble pas que ce soit le cas. »
Il faut croire que le mal-être était suffisamment profond pour que le joueur aux 18 matches avec la SIG – 11 en Pro  A, 7 en Ligue des champions pour une moyenne de 13 points et 4,3 passes – ne soit pas trop regardant quant à l’intérêt du défi sportif.

Labeyrie : « On ne va pas chialer »

« Il va aller dans un club où il aura le rôle qu’il souhaite, ajoute le coach. Nous, on ne pouvait pas le lui offrir. Il voulait partir. Ce n’était pas la peine d’insister. »
Pas sûr que son départ laisse un grand vide dans le vestiaire. « C’est triste, mais une équipe n’est pas dépendante que d’un joueur, même s’il est bon, tranche Vincent Labeyrie, meilleur homme vu au Rhenus samedi contre Cholet. On ne va pas se mettre à chialer maintenant, on n’est qu’au tiers de la saison. Et on a assez de cadres, comme Zack Wright ou David Logan, pour permettre à celui qui le remplacera d’intégrer rapidement le collectif que Vincent (Collet) demande. »

Trouver la perle rare

On se souvient que la première erreur de casting – Chris Otule, parti à Gravelines courant octobre – avait été avantageusement comblée par l’arrivée de Miro Bilan. Reste à savoir si la SIG, qui planche sur le dossier depuis une semaine, va trouver la perle rare. Samedi soir, Vincent Collet disait suivre « quelques bonnes pistes, dont une en particulier ».
Cette semaine, peut-être même dès aujourd’hui pour pouvoir jouer vendredi au Portel en raison des délais de qualification impartis, le successeur du fantasque Michael Dixon Jr est attendu au Wacken. Ses nouveaux équipiers, eux, seront en partance pour Ljubljana, où les attend un match européen demain soir.
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Mar 12 Déc 2017 - 5:19

Dee Bost à la SIG Un joli coup
Pour remplacer Michael Dixon Jr, parti en Turquie, la SIG a officialisé ce matin l’arrivée de Dee Bost (1,88m, 28 ans). À Strasbourg, l’explosif meneur américain retrouve Zack Wright, avec qui il faisait déjà la paire à Monaco la saison dernière.
La SIG n’a pas perdu de temps. Moins de 72h après avoir annoncé le départ de Michael Dixon Jr, parti en Turquie pour un contrat plus rémunérateur et davantage de temps de jeu, le club strasbourgeois a officialisé ce matin la signature de DeMarquis “Dee” Bost (1,88, 28 ans) en provenance du Zalgiris Kaunas (lire aussi notre édition du jour).
En Alsace, l’explosif meneur de jeu ne débarque pas dans l’inconnu puisqu’il va retrouver Zack Wright, son coéquipier la saison dernière à Monaco.

Débuts le 20 décembre

Diplômé de l’université de Mississippi en 2012, Dee Bost a débuté sa carrière au Monténégro, avec Podgorica avec qui il finissait champion et se hissait en quart de finale de l’Eurocoupe. Après plusieurs essais infructueux pour intégrer la NBA, et un crochet par le très exotique club vénézuélien de Trotamundos, il traversait à nouveau l’Atlantique pour signer en 2014/15 à Trabzonspor. Avec le club turc, il jouait l’Eurochallenge où il s’inclinait en finale face à Nanterre.
En 2015/16, il rejoignait Zielona Goőra afin de jouer l’Euroligue, puis l’Eurocoupe. Champion de Pologne et MVP de la finale la même année, l’athlétique meneur mettait le cap, la saison dernière, sur Monaco, remportant notamment la Leaders Cup avec la “Roca team”. Sur le Rocher, Dee Bost tournait à 12,8 points, 4,9 passes et 3,2 rebonds en 57 matches, toutes compétitions confondues.
Parti en Lituanie à Kaunas à l’intersaison, le joueur au passeport bulgare n’entrait pas dans les plans du coach Sarunas Jasikevičius et cherchait un nouveau challenge pour se relancer. Ce sera Strasbourg où il est attendu demain. Dee Bost ne pourra pas être qualifié à temps pour le déplacement au Portel, vendredi, et fera donc sa première apparition sous le maillot de la SIG au Rhenus, lors du match de Ligue des champions du 20 décembre, contre Medi Bayreuth.
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Mar 12 Déc 2017 - 21:40

Ligue des champions - 8e  journée :
 la SIG s’incline sur le parquet de Ljubljana (78-77))
La grande désillusion

Coupable de passivité, voire d’indolence, dans la dernière ligne droite de la rencontre, la SIG a été punie, hier soir, sur le parquet de Ljubljana (78-77). Vincent Collet avait évidemment rêvé d’un autre scénario pour son retour à l’Arena Stozice.
Il ne s’en était pas caché. En pénétrant dans l’Arena Stozice, Vincent Collet avait eu un petit pincement au cœur et ressenti «beaucoup d’émotion». «Je ne pensais pas revenir ici un jour», avait-il même confié.
«On était tout à fait armés pour gagner»

C’est en effet dans cette salle que les Bleus, dont il a toujours la direction, avaient été sacrés champions d’Europe en 2013, en écartant successivement le pays-hôte, la Slovénie, l’Espagne, au terme d’un match d’anthologie, enfin la Lituanie en finale. Et de nombreux souvenirs, forcément, ont refait surface.

La rencontre d’hier, disputée devant des travées très clairsemées, ne lui laissera assurément pas la même et impérissable impression. La SIG a en effet trébuché sur le parquet de l’Olimpija (78-77), qui n’avait décroché que deux succès jusque-là en Ligue des champions et émargeait à l’avant-dernière place de ce groupe C au coup d’envoi.

Les Strasbourgeois ont certes des circonstances atténuantes à faire valoir, entre le départ de Michael Dixon Jr et les petits bobos des autres meneurs. Mais parce que leur adversaire n’a rien d’un foudre de guerre, et qu’il était, lui aussi, privé de deux éléments majeurs, le résultat d’hier s’apparente tout de même à une sacrée désillusion, et à une mauvaise opération aussi.
Des rebonds laissés
à l’adversaire


La bande à Jérémy Leloup a ainsi trouvé le moyen de dilapider l’avance de neuf points qu’elle s’était adjugée à six minutes du terme. «Sans être géniaux, on avait le match en main, a analysé Vincent Collet. Il y avait des choses à faire qu’on n’a pas été en mesure de faire et cela leur a permis de mettre de gros shoots. Mais on n’aurait même pas dû leur donner cette possibilité.»

Dans le viseur du technicien strasbourgeois, ces rebonds laissés à l’Olimpija dans la dernière ligne droite. «Quand tu obliges les adversaires à prendre des tirs désespérés, tu sais que la balle peut rebondir un peu n’importe où, et tu dois avoir une concentration ajustée à cela. Or, à chaque fois, on a l’impression qu’on s’arrête et c’est un mec de chez eux qui le prend. Quand ça arrive une fois, tu peux comprendre, mais pas quatre...»

Ces erreurs, la SIG les a payées au prix fort. Elles l’ont empêchée de porter le coup de grâce d’abord, ont remis Ljubljana en selle ensuite, et il faut y voir un manque de consistance, voire d’humilité. «La consistance, c’est aussi la capacité à respecter le caractère sacré des matches. A chaque match, tu dois être à fond, c’est à l’adversaire de s’adapter à ton niveau et pas à toi de jouer au chat et à la souris quand tu considères qu’il est un peu moins fort.»

Cette passivité récurrente, dès lors que les Alsaciens évoluent loin de leurs bases, ne manque pas d’être irritante. «Je suis un peu dubitatif quant à notre comportement, a conclu le coach, dépité. A l’extérieur, on sait que rien n’est facile, que les équipes se battent jusqu’au bout. Ljubljana a joué avec le cœur, mais on était tout à fait armés pour gagner. J’espère qu’on n’aura pas à le regretter. On a un calendrier retour compliqué, celui-là, il fallait le prendre.»

La délégation strasbourgeoise avait connu un atterrissage mouvementé lundi à Ljubljana, l’appareil ayant dû s’y reprendre à deux fois pour se poser en raison des rafales de vent. Le crash, lui, est survenu hier soir.
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Ven 15 Déc 2017 - 21:52

(13e journée) :
 la SIG s’impose au Portel (75-80)
 Un tout autre visage

A la faveur d’une défense de fer dans le dernier acte, la SIG l’a emporté hier soir au Portel. Dans Le Chaudron, les Strasbourgeois ont mis les bons ingrédients et ont aussi pu compter sur un Louis Labeyrie stratosphérique.
Il serait bien évidemment prématuré de faire sauter les bouchons au motif que la SIG a fait main basse sur ce match au Portel (75-80). Les deux équipes ne jouent pas dans la même cour et ce dénouement-là procède d’une forme de logique qui veut qu’un candidat au titre s’adjuge le duel l’opposant à une équipe destinée au ventre mou, quand bien même celle-ci s’était hissée en play-offs la saison dernière.

Il n’est toutefois pas défendu d’apprécier l’heureuse conclusion enregistrée sur la Côte d’Opale. Ce genre de petit bonheur est en effet plutôt rare, le succès de ce vendredi n’étant que le quatrième en onze matches disputés sur parquet adverse. De surcroît, les Stellistes ne sont vraiment pas bons à prendre chez eux ; hormis Levallois, tous ceux qui avaient été plongés dans Le Chaudron cette saison en étaient d’ailleurs ressortis ébouillantés.
« Un match référence »

Vincent Collet avait exigé une réaction après le revers à Ljubljana, mardi, en Ligue des champions. Il a été entendu. « Notre investissement défensif a fait la différence, a apprécié le coach à l’issue des débats. On a vraiment superbement défendu, en particulier dans le dernier quart-temps, un secteur dans lequel on a souvent péché à l’extérieur. C’est presque un match référence pour nous, à l’image de ce que l’on avait fait à Monaco. »

La gifle reçue en Slovénie et la colère piquée par l’entraîneur à la veille de ce déplacement ont donc eu le don de remettre les idées en place. « On a fait six ou sept stops consécutifs avant le dernier panier du Portel, ils n’ont même pas pu prendre de tirs, a repris Collet. Ils étaient à chaque fois poussés à la limite des vingt-quatre secondes. »

La partie de manivelles a été âpre et disputée et la SIG a eu le mérite de garder la tête froide quand les Stellistes ont connu un coup de chaud dans le troisième acte, avec des réussites primées de Hassell, Begarin – à dix mètres – et Carter. Les Alsaciens ont alors retrouvé du jeu intérieur et de l’agressivité au bon moment pour revenir dans la rencontre.

Pour forcer la décision, ils ont enfin pu compter sur un Zack Wright inspiré à la mène (11 points, 10 passes) et, surtout, sur un Louis Labeyrie incandescent (23 points, 13 rebonds). L’international tricolore a fait feu de tout bois, rentrant notamment trois de ses quatre tentatives derrière l’arc – il avait déjà signé un deux sur trois dans cet exercice contre Cholet. « Il y a eu des choses un peu improbables, a souri Collet. Entre Hassell et lui, il y a eu de la qualité dans les tirs extérieurs pour les intérieurs. »
Dee Bost en renfort

Avec le renfort de Dee Bost – le successeur de Michael Dixon Jr était du voyage dans le Pas-de-Calais, mais n’était pas encore qualifié –, et ce dès mercredi contre Bayreuth en Ligue des champions, la SIG devrait être en mesure de dresser encore plus souvent des barbelés. « Dee va nous apporter beaucoup dans ce domaine, c’est un féroce stoppeur, donc ça, c’est une bonne nouvelle pour la fin de la saison », a conclu Vincent Collet.

Pour savoir si les Strasbourgeois seront en mesure de hausser le ton à chaque fois qu’ils quitteront leur cocon, il faudra attendre le déplacement à Bourg-en-Bresse, le week-end prochain. Le contenu de la rencontre d’hier doit en tout cas leur montrer la marche à suivre.
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Mer 20 Déc 2017 - 22:03

Ligue des champions - 9e  journée :

la SIG s’incline face à Bayreuth (77-82)

Le terrible coup de froid
Piétinée par une équipe de Bayreuth insolente d’adresse, la SIG a failli remporter sa folle course-poursuite. Hélas, le miracle n’a pas eu lieu et les Strasbourgeois ont concédé une défaite qui compromet leur avenir en Ligue des champions.
À quatre jours du Réveillon, les fidèles du kop strasbourgeois avaient enfilé leurs bonnets de Noël, hier. Les 5113 supporters réunis au Rhenus ont néanmoins rapidement déchanté. Et pour cause, la réception de Bayreuth, pour le compte de cette 9e journée de la Ligue des champions, était loin de s’apparenter à un cadeau.

« Pas d’excuse à notre manque d’engagement »

Les partenaires de Louis Labeyrie ont eu tout le loisir de s’en rendre compte, au cours d’une première mi-temps cataclysmique, durant laquelle ils ont subi les accès de fièvre des artilleurs venus d’Outre-Rhin.
Sur les ailes de leurs deux psychopathes du shoot, les extérieurs US James Robinson et Gabe York (40 points pour le duo), les Allemands ont évolué sur un nuage (19-38, 15e ), devant un public groggy, sonné, au point d’en perdre temporairement la voix…
Vincent Collet, lui, a su mettre des mots sur la léthargie des siens. Et ils ont sonné fort, comme les gifles administrées par le cinquième de Bundesliga, en totale lévitation à trois points (10 sur 14 après 30 minutes).
« Ce n’est pas possible de commencer ce match comme on l’a fait, soupire l’entraîneur de la SIG. Les deux équipes savaient à quel point ce rendez-vous était crucial. L’apathie globale dont on a fait preuve ne peut donc pas s’expliquer. Je ne trouve pas d’excuse à notre manque d’engagement et de justesse collective. J’ai vu trop d’actions individuelles. On a attendu la mi-temps pour commencer à ressortir les ballons sur les prises à deux. Nos adversaires ont brillé, certes, mais on a contribué à les mettre dans cette situation-là. »
Maintenus à flot, avant la pause, par les missiles longue portée de David Logan (20 points, 6 sur 13 en périphérie), les Alsaciens ont ensuite trouvé en Dee Bost, fraîchement recruté à la mène, le détonateur dont ils avaient besoin. S’il n’a pas encore apprivoisé les cercles du Rhenus (5 sur 16 aux tirs, dont un très laid 2 sur 9 à deux points), le nouveau poste 1 strasbourgeois a laissé son cœur sur le parquet (16 points, 5 rebonds, 3 passes décisives, 2 interceptions et 5 fautes provoquées) et insufflé un vent de révolte qui a fini par emporter toute la salle (72-72, 38e ).
Si la maestria de Robinson a finalement eu raison du sursaut d’orgueil de la SIG, l’entrée en scène réussie de Dee Bost a, déjà, ouvert de belles perspectives. « Il a eu du mal à s’y mettre, mais il a été le premier à sonner la charge, note Vincent Collet. Le symbole, c’est ce panier à trois points de Jérémy Leloup dans l’aile après une excellente fixation de sa part (66-68, 35e ). Il est l’un de ceux qui nous ont permis de faire ce retour en agressant l’adversaire. Même s’il a “enterré” quelques ballons lorsqu’il a attaqué le cercle, il a montré qu’il allait nous aider. »

« Réparer cette bêtise »

Pas sûr, cependant, que le garçon puisse renverser le cours du destin, en Ligue des champions. Douché par un concurrent direct, huit jours après son faux pas à Ljubljana, Strasbourg voit son avenir européen s’assombrir.
Les victoires conjuguées de l’AEK Athènes et de l’Estudiantes Madrid, les deux poursuivants de la SIG, ont définitivement pourri la soirée de Vincent Collet. « Tout n’est pas fini, mais nous sommes dans une position délicate, considère le technicien. Tous nos adversaires avaient déjà perdu à la maison, nous étions les derniers à ne pas l’avoir fait. Il va falloir réparer cette bêtise à l’extérieur, sinon l’aventure en BCL fera long feu. »
Depuis hier, on sait qu’elle ne tient plus qu’à un fil…
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Sam 23 Déc 2017 - 22:10

14e journée :
la SIG s’incline à Bourg-en-Bresse après prolongation (87-85)

La bûche de Noël
Sur orbite, avec vingt points d’avance à l’approche de la pause, les Strasbourgeois ont finalement trébuché, hier à Bourg-en-Bresse. L’affreuse seconde mi-temps de la SIG a mis Vincent Collet hors de lui.
S’ils ne s’étaient pas déplacés à l’Ekinox pour un match de basket, les Strasbourgeois auraient pu se croire en boîte de nuit, l’espace de quelques secondes. La petite enceinte de Bourg-en-Bresse (3548 places) vaut sincèrement le détour, ne serait-ce que pour les jeux de lumière qui l’animent durant la présentation des équipes.

« Je ne sais pas ce qu’il faut leur dire… »

En jetant un regard vers le ‘‘cube’’ – c’est ainsi que les suiveurs l’appellent – suspendu au plafond, les supporters peuvent même voir défiler les visages de leurs favoris, comme en NBA ou, pour rester chauvin, à Paris-Bercy.
Hier, sous l’œil des caméras de télévision, le promu a une nouvelle fois crevé l’écran, aidé il est vrai par l’indigence du quintuple vice-champion de France. Qui aurait pu imaginer un tel scénario, au regard de la première mi-temps à très haut pourcentage (59 % de réussite, 50 % à trois points) livrée par les Alsaciens ? En mode pyromane, Louis Labeyrie, l’international de la SIG promis à une grande carrière, avait allumé des brasiers un peu partout derrière l’arc (13 points, 3 sur 3 à longue distance) et installé, par la même occasion, son équipe dans un fauteuil (24-44, 18e ).
Mais il était écrit, malheureusement, que l’hôte bressan réitérerait son exploit de la semaine précédente. Dans l’antre de Villeurbanne, déjà, les hommes de Savo Vucevic avaient réussi le casse du siècle, en enlevant la mise (83-87) après avoir comblé un débours de dix-sept unités. Cela aurait dû alerter les hommes de Vincent Collet. Il n’en a rien été…
« Avant la pause, les joueurs étaient agressifs et coupaient toutes les lignes de passe, constate l’entraîneur. Ensuite, ils sont revenus sur le terrain tranquilles, sous prétexte qu’ils avaient vingt points d’avance. Je ne sais pas ce qu’il faut leur dire pour qu’ils changent de comportement. Ils sont déroutants, désarmants. Nous sommes les champions du monde pour remettre l’adversaire en confiance. »
Fragile comme une assiette en porcelaine, la SIG s’est fait tailler en pièces dans la raquette, martyrisée par les bulldozers Zachery Peacock et Youssou Ndoye (44 points, 23 rebonds et 57 d’évaluation pour le duo). « Ils ont régné, acquiesce Vincent Collet. Quant à Louis ( Labeyrie) , il a totalement disparu. »
Ses deux compères dans la peinture, Miro Bilan et Darion Atkins, n’ont pas été plus mordants.

« Je n’ai jamais vu ça dans ma petite carrière »

En dépit de leur incapacité à protéger leur cercle (15 secondes chances pour les locaux), les Strasbourgeois ont bien failli s’en sortir sans dommage (72-75, 40e ). « Après, ce sont des facteurs extérieurs qui interviennent », se désole le coach.
Garreth Sim, le meneur burgien, a volontairement manqué son second lancer, avant de prendre son propre rebond, son compère Chase Simon arrachant la prolongation au buzzer. « Pour moi, c’est une violation », peste le sélectionneur tricolore, assez vindicatif à l’endroit des arbitres à l’issue du match. « Sim ne peut pas louper son tir de façon aussi évidente et récupérer le ballon lui-même en faisant le tour des joueurs sur le côté. Mais on ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes. On n’avait pas à se mettre dans cette situation. »
Trop tendre, la SIG a volé en éclats durant les cinq minutes additionnelles (81-75, 43e ). A l’heure du Réveillon, la coupe est pleine pour Vincent Collet et on ne parle hélas pas de champagne… « Autant de conneries accumulées, je n’ai jamais vu ça dans ma petite carrière. C’était incroyable. Honnêtement, je n’ai pas souvenir d’un tel festival. »
Alors que se profile le ‘‘remake’’ de la dernière finale face à Chalon-sur-Saône, mardi (18h) au Rhenus, l’entraîneur ne passe pas par quatre chemins : « Il faut gagner car on est dans la *****. »
Voilà qui est clair…
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Mar 26 Déc 2017 - 21:06

Pro A (15e journée) :
 la SIG s’impose face à Chalon-sur-Saône (91-78)
 La plus belle des réponses

Trois jours après la débandade vécue à Bourg-en-Bresse, les Strasbourgeois ont mis un point d’honneur à chasser le doute qui commençait à poindre. La SIG a été sans pitié, hier, avec son meilleur ennemi chalonnais.
Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas. Tous sports collectifs confondus, Chalon-sur-Saône – lanterne rouge de Pro A après avoir décroché le titre en juin dernier – en est peut-être l’exemple le plus spectaculaire.

Heureusement pour les repères des suiveurs, certains rites, dans le basket français, demeurent immuables. Pau et Limoges se vouent toujours une animosité réciproque. Et comme de coutume, Jean-Denys Choulet, l’entraîneur de l’Elan, a reçu, lors de la présentation des équipes, la salve de sifflets à laquelle il est habitué lorsqu’il se rend au Rhenus. Le technicien a répondu par un sourire. Peut-être ces huées lui ont-elles rappelé l’époque pas si lointaine où son club inspirait la crainte…

Quelques minutes après avoir encaissé sa douzième défaite en championnat, hier, le coach a balancé l’une de ces “punchlines” qui ont participé à construire sa légende. « Certains doivent croire que le classement se lit à l’envers, a tonné le technicien. Depuis le premier match, je suis en galère pour trouver un chef d’orchestre qui mette mon jeu en place. C’est terrible. Je crois que je vais porter mon fardeau, ma croix tout au long du championnat. »

A chacun ses problèmes, après tout. On n’ira pas jusqu’à écrire que la SIG a complètement réglé les siens, après le camouflet subi samedi à Bourg-en-Bresse (87-85, a.p.). « Je n’ai pas oublié, a d’ailleurs répété Vincent Collet, le stratège strasbourgeois. C’est normal qu’un scénario comme celui-là (défaite après avoir compté vingt points d’avance, ndlr) marque. Les joueurs l’ont été aussi. »
Plaque tournante

Et ils ont déjà commencé à se faire pardonner, ce mardi, dans une salle remplie à ras bord. Transparent il y a quatre jours dans l’Ain (6 points à 1 sur 5 aux tirs en 19 minutes), Miro Bilan a répondu en rendant une copie resplendissante (21 points à 9 sur 13 aux shoots, 9 rebonds, 6 passes décisives et 34 d’évaluation), la meilleure sans doute depuis son arrivée à Strasbourg.

D’un bout à l’autre de la partie, le pivot croate s’est mué en plaque tournante et a excellé dans son rôle de point de fixation. « On n’a pas vu le même garçon que samedi, constate Vincent Collet. Il est le premier responsable de ses performances, mais il faut dire, aussi, qu’on l’a beaucoup mieux utilisé. On a besoin de courses, certes, d’autant qu’on a une ligne arrière dévoreuse d’espaces. Mais on doit également savoir alterner le rythme, avec un jeu structuré sur demi-terrain et de la fixation intérieure. Il est nécessaire de trouver le juste équilibre. »
Dee Bost « avait du gaz »

En l’occurrence, la rencontre d’hier n’a pas été loin de constituer un modèle de stabilité. La SIG n’a égaré que cinq ballons (un seul à la mi-temps pour 13 passes décisives) et n’a jamais confondu vitesse et précipitation, à l’image de son nouveau meneur Dee Bost (21 points), aussi efficace dans son registre de perforateur de défense (4 sur 4 dans la raquette) que gourmand à trois points (3 sur 9). « Il avait du gaz, sourit l’entraîneur alsacien. Même s’il a un peu abusé du tir extérieur, il a montré qu’il était un fort joueur. Mais ce n’est pas une découverte. Il l’était déjà l’an dernier à Monaco. »

Le collectif strasbourgeois, lui, n’a jamais relâché l’étreinte et n’a pas dilapidé, cette fois, ses vingt points d’avance (57-37, 24e ’). « On a été pris à la gorge par une équipe très compétitive », reconnaît Mike Gelabale, l’ancien ailier de l’équipe de France, irréprochable dans les rangs chalonnais (13 points, 8 rebonds, 10 fautes provoquées et 20 d’évaluation). « On a été asphyxié pendant quarante minutes. »

Les 6108 supporters de la SIG ont, de leur côté, fêté la victoire en illuminant le Rhenus avec leurs smartphones. Derrière eux, c’est tout un club qui a rallumé la lumière, au lendemain de Noël.

Bientôt, espérons-le, le cauchemar vécu à Bourg-en-Bresse ne sera plus qu’un mauvais souvenir…
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Mar 9 Jan 2018 - 21:41

Ligue des champions (10e journée) :
 la SIG s’incline sur le parquet de l’Estudiantes (81-65)
L’horizon s’est bouché

La SIG a concédé sa troisième défaite de rang en Ligue des champions, hier soir, sur le parquet de l’Estudiantes (81-65). Les Strasbourgeois sont désormais condamnés à un quasi sans-faute pour voir les 8es de finale de l’épreuve.
Ce match-là, le staff strasbourgeois l’avait préparé avec un soin tout particulier. Six jours pour se pencher sur l’adversaire, dans une saison où les échéances s’enchaînent à une cadence effrénée, cela tenait presque du luxe. Vincent Collet avait notamment visionné les quatre dernières rencontres des Madrilènes pour optimiser les chances de son escouade.

Las, le soin apporté en amont a été réduit à néant en l’espace de vingt minutes. Dans le rustique et glacial Pabellon Jorge Garbajosa, petit gymnase perdu au milieu de la pampa où la rencontre avait été délocalisée – obligeant l’Estudiantes à affréter des bus pour acheminer ses supporters – , les Alsaciens ont frôlé l’humiliation et courbé l’échine (81-65). Et cette défaite, la troisième consécutive sur la scène continentale après les échecs à Ljubljana et contre Bayreuth, compromet un peu plus leurs chances dans l’optique des 8es  de finale de la Ligue des champions.

Les partenaires de Jérémy Leloup auraient pu espérer croiser le fer avec une équipe émoussée par les deux prolongations qu’elle a disputées en ACB ces derniers jours. Mais l’Estudiantes a de la ressource, et une indéniable profondeur de banc, et a renvoyé les visiteurs à leurs chères études.
Indigence défensive

Hier, la SIG a surtout payé au prix fort son indigence défensive de la première période. Cinquante-et-un points encaissés au mitan des débats, alors que ce match revêtait une importance capitale, cela ne fait franchement pas très sérieux. « La clef de la rencontre résidait dans l’entame, or, nous avons été très mauvais, a résumé Miro Bilan. Nous avons eu deux semaines sans match et il nous a été difficile de trouver le rythme. »

« La première période a été à sens unique, il n’y avait qu’une seule équipe sur le terrain, leur énergie était tellement plus élevée que la nôtre », a déploré Vincent Collet. La SIG a cruellement manqué d’agressivité et sans agressivité, point de salut. « C’est dur à expliquer, en particulier par rapport à ce qu’on avait vu à l’entraînement ces derniers jours, a ajouté l’entraîneur. Je suis surpris, désagréablement, du comportement qu’on a eu, on s’est fait marcher dessus. »

Les maux observés hier ne sont au demeurant pas nouveaux. « C’est ce que dégage cette équipe depuis un moment, elle ne prend pas la mesure des enjeux, a repris coach Collet. Tant qu’on n’aura pas un état d’esprit collectif et conquérant, on sera vulnérable dans ce genre de contexte où, en face, tu as une équipe qui veut te faire la peau et te saute à la gorge. Il faut être solidaire, prêt d’entrée. »

La suite a certes été meilleure, mais par trop désordonnée. « On a fait des choix défensifs qui ne sont pas dans le manuel », a grimacé le technicien alsacien. Et en attaque, les Strasbourgeois ont tardé avant de jouer pour le coéquipier. Le mal, de toute façon, était fait depuis longtemps.
Un mois de vaches maigres

Un mois de vaches maigres – la dernière victoire en BCL remonte au 5 décembre déjà – a en tout cas placé la SIG dos au mur. Les Strasbourgeois sont désormais dans l’obligation de faire main basse sur trois de leurs quatre dernières rencontres pour poursuivre l’aventure. Cela supposera, notamment, d’aller chercher un résultat à Athènes ou à Banvit, pas une mince affaire il faut en convenir, surtout au vu de la prestation de ce mardi.

Dans la grisaille espagnole, l’horizon s’est un peu plus bouché…
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Ven 12 Jan 2018 - 21:56

16e journée :

la SIG s’impose à Dijon (65-77)

et se qualifie pour la Leaders Cup

Le jour et la nuit
En s’imposant, hier soir, à Dijon (65-77), la SIG a validé sa qualification pour la Leaders Cup. Solides en défense, les Strasbourgeois ont fait oublier leur piteuse sortie à Madrid en Ligue des champions.
La moutarde, finalement, ne lui sera montée au nez qu’à Madrid. Hier soir à Dijon, où le condiment a son appellation déposée, Vincent Collet est apparu nettement plus détendu au coup de sifflet final. Et pour cause : en venant à bout de la JDA (65-77), à l’issue d’un match sérieux et maîtrisé, sa troupe, sauf très improbable concours de circonstances, a composté son billet pour la Leaders Cup, le mois prochain, à Disneyland Paris.
Ce faisant, la SIG a perpétué une excellente tradition. Le club strasbourgeois est en effet le seul à avoir pris part à toutes les éditions de l’ex-Semaine des As. 2018 marquera sa sixième participation au tournoi de la mi-saison, pour une victoire il y a trois ans, et cette constance-là mérite d’être saluée.
Trois jours après la débâcle madrilène, en Ligue des champions, la bande à Jérémy Leloup s’est aussi et surtout remise dans le sens de la marche. Et s’il n’augure en rien de la suite des événements – la versatilité a trop souvent été la marque de fabrique de cette formation pour tirer des conclusions définitives –, ce succès-là tombe à pic pour redorer son blason.
« Sans faire injure à Dijon, il faut mesurer que ce n’était pas la même adversité, a seulement relativisé Vincent Collet. Surtout, c’était le même contexte pour Dijon ce soir (hier) que pour nous mardi, à savoir un manque de rythme évident. Après, ça n’enlève pas le mérite qu’on a eu de les prendre à la gorge. On a senti tout de suite que notre emprise défensive était forte alors qu’elle était inexistante en Espagne, et ça a changé beaucoup de choses. »

Intraitables

Contre une équipe qui jouait, elle aussi, sa qualification pour le grand rendez-vous de la mi-février, les visiteurs ont proposé une première mi-temps accomplie, dans la circulation de balle – quinze passes décisives à porter à leur crédit – et en se montrant intraitables en défense. Serré de près et fanny à la pause, Rasheed Sulaimon peut en témoigner.
La JDA s’est bien rapprochée dans le troisième acte, mais en jouant juste, en faisant à nouveau les stops qui s’imposaient, les partenaires d’un Louis Labeyrie rayonnant (21 points, 8 rebonds, 25 d’évaluation) ont éloigné la menace sans trembler. Plus agressifs, en attestent leurs 15 interceptions, record de la saison, les vice-champions de France ont limité leur adversaire à 65 points, « et encore, on en donne dix dans les deux dernières minutes », a observé Vincent Collet.
« Strasbourg devait réagir après Madrid et ils ont sans doute joué leur meilleur match à l’extérieur de la saison. Ce n’est pas faute d’avoir prévenu les joueurs », a regretté Laurent Legname, le coach bourguignon. « C’est un match intéressant, plein, à l’image de celui qu’on a fait au Portel, des matches piège contre des équipes qui savent saisir les opportunités et à qui il ne faut donc pas en donner », a repris Vincent Collet.

Un banc productif

Avec un banc productif – « Darion (Atkins) a été un vrai relais précieux et on a pu voir, à la fin, que Damien (Inglis) allait le devenir aussi » –, la SIG a redressé la tête, mais perdu « et peut-être pour longtemps » Pape Sy, touché au dos.
Sur les routes depuis lundi, elle va retrouver son cocon du Rhenus la semaine prochaine, notamment pour un match pas loin d’être à quitte ou double en BCL face à Venise. D’avoir bien négocié la Côte-d’Or ne pouvait en tout cas pas mieux tomber avant le sommet contre le champion d’Italie.
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Mer 17 Jan 2018 - 21:52

Ligue des champions (11e journée) :
la SIG s’impose face à Venise (70-67)
 Toujours debout

En dépit d’un péché de gourmandise qui aurait pu lui coûter très cher, dans le money-time, la SIG a empoché une victoire indispensable, hier face à Venise. Strasbourg n’a pas encore cessé de respirer, dans cette Coupe d’Europe.
Les débuts de rencontre fournissent parfois des impressions bien trompeuses. À la lumière des cinq premières minutes (17-4, 5e ’), il était tentant de penser que la SIG, au bord du gouffre en Ligue des champions, avait suffisamment d’influx pour dérouler le scénario d’une victoire nette, sans bavure, à la hauteur des espérances placées en elle cette saison.

C’était oublier que dans ce ‘‘groupe de la mort’’, aucun match n’est facile. Parlez-en à l’AEK Athènes, tout heureux d’être encore en vie ce matin, au bénéfice d’un succès étriqué (63-69) dans le déroutant gymnase de la lanterne rouge Radom.

En dépit d’une entame éblouissante, donc, les Strasbourgeois n’ont pas échappé à quelques sueurs froides et ont dû se dépouiller, comme on pouvait s’y attendre, pour mater Venise, le champion d’Italie. « On peut toujours voir le verre à moitié plein ou à moitié vide, réagit Vincent Collet, l’entraîneur alsacien. On a encore des sautes d’humeur, des choses à corriger… Mon équipe fait parfois preuve d’impatience ou d’imprécision. Mais en termes d’investissement et d’intensité dégagée sur quarante minutes, nous avons commis très peu de fautes de goût. »

La tension, qui n’a jamais cessé de suinter jusque dans les moindres pores de chaque joueur présent sur le parquet, a sans doute atteint son paroxysme au cours d’un troisième quart électrique. Dans le sillage de Miro Bilan, son “monsieur fondamentaux”, une nouvelle fois crédité d’un chef-d’œuvre (17 points, 11 rebonds et 21 d’évaluation en seulement 25’), la SIG a su passer la seconde couche, face à l’impressionnante armada vénitienne (54-44, 28e ’).
« On a mis beaucoup de cœur dans cette rencontre »

En l’espace de quelques minutes, après la pause, les séquences mémorables se sont multipliées. On a notamment vu Vincent Collet se retourner pour haranguer le Rhenus et ses « 5500 bouillants spectateurs », selon ses propres termes. On a également entendu ce même public pousser une bronca à vous casser les tympans, lorsque les arbitres ont eu le malheur de siffler une antisportive à l’encontre de Dee Bost (12 points, 6 passes décisives, 16 d’évaluation), génial dans son rôle de dynamiteur. On a saisi, enfin, toute la passion que générait ce « match d’Euroligue » – ainsi que l’a qualifié le coach strasbourgeois –, lorsque Louis Labeyrie a envoyé son homologue Biligha au tapis, juste pour rappeler qui était le patron dans la raquette.

« J’ai aussi observé plusieurs sauvetages miraculeux qui n’ont tenu qu’à l’énergie que l’on a déployée, à l’image de ces contres de Zack Wright et Darion Atkins, savoure encore le sélectionneur tricolore. On a mis beaucoup de cœur dans cette rencontre et cela me réjouit vraiment parce que c’est un élément essentiel. Je vais prendre davantage de plaisir à revoir ce match que celui de la semaine dernière à Madrid (défaite 81-65 dans l’antre de l’Estudiantes, ndlr). »
« On a jeté la balle un peu trop vite »

Peut-être Vincent Collet se crispera-t-il, malgré tout, en visionnant les images du money-time. Obsédée par le panier-average, qu’elle avait un temps subtilisé à Venise (67-55, 37e ’) avant de le voir s’envoler, la SIG a pris des risques insensés, dans les deux dernières minutes, en précipitant toutes ses possessions pour gagner à tout prix de douze points (78-67 à l’aller en Italie). Ce péché de gourmandise a failli s’avérer fatal, les Transalpins obtenant une ultime possibilité d’égaliser à une poignée de secondes du gong. « On a jeté la balle un peu trop vite, acquiesce Vincent Collet. On avait neuf points d’avance mais on pensait qu’on en avait trois de retard (sourire) … »

Plus de peur que de mal, heureusement. Au bénéfice de ce court succès, les Strasbourgeois continuent à exister, en Ligue des champions.
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Sam 20 Jan 2018 - 21:54

Pro A (17e journée) :
Strasbourg s’impose face à Pau-Lacq-Orthez (89-88)
 Sans Labeyrie, la SIG n’a pas ri

Privée de son intérieur Louis Labeyrie (entorse de la main gauche), la SIG a souffert le martyr, hier au Rhenus, face à une surprenante équipe paloise, et n’a dû son salut qu’à une claquette de son meneur Dee Bost dans les ultimes secondes.
Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ? L’adage a bien failli se vérifier, hier au Rhenus, où les Strasbourgeois ont présenté un visage très éloigné de celui affiché contre Venise (70-67) trois jours plus tôt. Victime d’une glissade, vendredi après-midi, Louis Labeyrie a contracté une petite entorse à la main gauche, obligeant Vincent Collet, son entraîneur, à se passer de ses services pour la réception de Pau. De fait, l’intérieur international a cruellement manqué à la SIG, déjà amoindrie par la blessure de son ailier Pape Sy, lourdement tombé sur le dos à Dijon il y a neuf jours.

« Louis ne souffre que d’une très légère contusion, mais sa main avait tout de même doublé de volume, indique le technicien alsacien. C’est sûr que son absence s’est révélée très dommageable et nous a compliqué la tâche… On reste malgré tout très confiant quant à sa participation au match de mardi, à Athènes (en Ligue des champions). Le staff médical n’a pas émis de contre-indication. »
« Le match s’est résumé à un chassé-croisé»


Habillé d’un survêtement gris et d’un bandage de circonstance, l’ailier fort des Bleus s’est donc contenté, hier, d’aller récupérer son trophée de meilleur joueur du mois de décembre, au milieu du terrain, avant d’assister, impuissant, à un scénario hitchcockien.

En « effectif très réduit », dixit Vincent Collet, les Strasbourgeois n’avaient pas les moyens, cette fois-ci, « d’impacter en permanence » leurs vis-à-vis. Et s’il n’est pas question, ici, de minimiser l’apport des jeunes Ludovic Beyhurst et Olivier Cortale – « ils nous ont donné un bon coup de main », relève leur coach –, force est de constater que les pépins de la SIG ont quelque peu redistribué les cartes.

« Le forfait de Labeyrie représentait une opportunité pour nous, c’est clair, a d’ailleurs reconnu Serge Crevecoeur, l’entraîneur béarnais. Quand on connaît son impact défensif, au rebond offensif, son petit shoot à mi-distance, ce serait mentir que de prétendre le contraire. »

Mais si le suspense a tant perduré, dans cette partie riche en séries (7-15, 6e  ; 52-43, 22e ; 82-85, 38e ), c’est aussi et surtout en raison de la production offerte par une formation paloise « revigorée », en dépit d’une spirale négative (quatre défaites consécutives désormais).
Logan « artificier en chef »

« Il y avait une nette différence entre l’équipe que l’on avait “scoutée” et celle que l’on a vue, rend hommage Vincent Collet. De notre côté, nous avons réalisé un début de rencontre poussif. On avait des semelles de plomb. Ensuite, on a réussi un bon deuxième quart-temps et le match s’est résumé à un chassé-croisé. »

Il n’était donc pas illogique que la confrontation livre son verdict dans les ultimes secondes. Un peu par miracle, la pièce est retombée du côté strasbourgeois. Après avoir percuté et servi Atkins sous le cercle, Dee Bost, le fantasque meneur US de la SIG, s’est élevé plus haut que tout le monde pour pousser le cuir dans l’arceau récalcitrant (89-88, 40e ). « Sur cette action-là, je craignais qu’on joue à la loterie avec un tir à la Lucky Luke, sourit l’entraîneur alsacien. Mais on a gardé de l’agressivité et on a trouvé le moyen de perforer. Je suis satisfait de la gestion de cette dernière possession. »

L’équipe peut remercier, enfin, son « artificier en chef », l’arrière américain David Logan (21 points, 7 sur 14 à longue distance), mais aussi et surtout son poste 1 multitâches, Zack Wright, à nouveau en mode couteau suisse (12 points, 6 rebonds, 8 passes décisives, 2 interceptions et 26 d’évaluation).

La SIG devra malgré tout hausser le curseur, dès mardi en Ligue des champions, pour envisager un « exploit » dans l’antre de l’AEK Athènes. « Un match normal ne suffira pas, prévient Vincent Collet. On s’attend à une réception à la grecque… »

Dans les starting-blocks, Louis Labeyrie piaffe d’impatience.
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Mar 23 Jan 2018 - 21:54

Ligue des champions (12e journée) : la SIG s’impose à Athènes (87-88) Monumental !
Victorieuse à Athènes (87-88), au terme d’un affrontement épique, la SIG s’est rapprochée de son Olympe, à savoir les 8es de finale de la Ligue des champions. Un succès contre Radom sera nécessaire, mais pas forcément suffisant, pour l’y envoyer.
Il est sans doute un peu tôt pour leur ériger une statue, quand bien même Athènes est un endroit tout indiqué pour cela – cela concourt d’ailleurs à faire de la capitale grecque un musée à ciel ouvert. Mais le succès des basketteurs strasbourgeois, hier soir, sur le parquet de l’AEK (87-88), arraché à la faveur d’une deuxième période du tonnerre, n’en constitue pas moins un fait d’armes homérique.
« On est allé chercher ce pour quoi on était venu »


Dans l’OAKA Olympic hall, qui a résonné des magnifiques chœurs hellènes, la SIG a en effet signé une victoire qui l’autorise à croire en ses chances de rejoindre le top-16 continental. Il lui faudra a minima battre la lanterne rouge de sa poule, Radom, mardi prochain au Rhenus, pour donner corps à cette perspective, mais la première pierre de la qualification a été posée.

L’AEK était aussi placée au pied du mur avant cette 12e journée et le duel était donc voué à faire des étincelles. Il a tenu ses promesses et les Strasbourgeois auront d’ailleurs tremblé jusqu’au bout. La délivrance n’est intervenue qu’après une dernière minute sous haute tension, interminable et entachée de deux décisions arbitrales suspectes. « Quel plaisir ! a pu lâcher Vincent Collet, la voix chevrotante au coup de sifflet final. Il fallait garder ses nerfs et on est allé chercher au plus profond de nous-mêmes ce pour quoi on était venu. »

À la pause, la cause était pourtant loin d’être entendue. Écrasée au rebond, privée de l’apport de ses cadres – Miro Bilan a été discret et Louis Labeyrie, gêné par son entorse à la main gauche, a terminé la rencontre avec trois petits points au compteur seulement, sans prendre le moindre rebond –, la SIG n’en menait pas large. Trop de rebonds laissés à l’adversaire, trop de lancers-francs ratés, quelques fautes évitables, à l’image de celle de Dee Bost à 2”9 du mitan des débats, avaient repoussé les visiteurs à sept longueurs, puis onze au bout de vingt-deux minutes.

Une deuxième mi-temps « pleine de courage, d’intelligence et de brio » leur a permis de fondre sur leurs hôtes, puis de les déposer. « On n’a pas baissé pavillon, a apprécié le coach. On a retrouvé des solutions et énormément de cœur pour mieux contrôler le rebond, même si on a encore souffert. Et après, il a aussi fallu un peu de réussite. »
Des lauriers pour Bost, Inglis et Leloup

Toute bonne histoire grecque se devant d’avoir son héros, Dee Bost est tout désigné pour recevoir les lauriers en question. Le meneur US a remis son équipe d’équerre à la reprise et contribué au retournement de situation. Mais il n’a pas été le seul. Damien Inglis et Jérémy Leloup ont aussi surgi et rugi à point nommé. « On a trouvé des solutions qui n’étaient pas forcément celles qu’on attendait, a souligné Vincent Collet. Le quatuor habituel (Bilan, Logan, Labeyrie, Wright) était moins bien, mais on a eu un trio pour nous porter. »

Ce trident-là a aussi entrouvert la porte des 8es de finale de la Ligue des champions, même si le succès de Bayreuth à Madrid a quelque peu douché l’enthousiasme naissant. « Ce qui est sûr, c’est qu’on a à nouveau notre destin entre nos mains, a conclu le stratège strasbourgeois. On a de grands espoirs dans cette compétition et ils pouvaient s’évanouir ce mardi, mais là, on est en vie. Il faut gagner la semaine prochaine et s’il faut aller chercher la qualification à Banvit, on essaiera aussi parce qu’on a très envie de revenir au Rhenus jouer les huitièmes de finale. Une histoire s’est créée ces dernières années, il faut continuer. »

À Athènes, la SIG, en tout cas, a été monumentale.
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Ven 26 Jan 2018 - 21:51

18e journée :
la SIG s’impose à Toulon (70-73)
L’essentiel est préservé

La SIG a adopté une allure conquérante depuis deux semaines et signé, hier soir à Toulon, une cinquième victoire de rang (70-73). Le road trip strasbourgeois a été une réussite.
Il y a finalement eu un match, hier soir, au Palais des Sports de Toulon. La chose était pourtant loin d’être acquise trois heures avant le coup d’envoi. Un Espoir du HTV avait en effet brisé le plexiglas en dunkant à l’échauffement et il a fallu au club varois procéder à une réparation dans l’urgence, le Palais des Sport ne disposant pas d’un panier de rechange. Ubuesque…
Il y a aussi eu, à l’issue des quarante minutes, un succès strasbourgeois, le deuxième de la semaine après celui décroché sur le parquet de l’AEK en Ligue des champions. Dans le Var, la SIG a signé une cinquième victoire de rang, toutes compétitions confondues. Rien, ces temps-ci, ne résiste à la déferlante alsacienne, même si le HTV a opposé une résistance farouche à son hôte.

Les jambes lourdes après l’interminable journée de transfert

Ferdinand Prenom et ses coéquipiers ont en effet contesté le dénouement jusqu’au bout, et ce tir de Robert Arnold qui aurait pu envoyer les deux équipes en prolongation. « On a joué les yeux dans les yeux avec Strasbourg, mais on a quand même perdu. Il nous a manqué des rebonds défensifs, et puis il y a ces ballons perdus bêtement aussi », a regretté le pivot et capitaine toulonnais.
Les hommes de Vincent Collet, eux, avaient les jambes lourdes après l’interminable journée de transfert de la veille. « C’était un déplacement redoutable, ça laisse des traces en plus de l’énergie lâchée mardi soir… », a commenté le coach, sans en faire une excuse.
« On a voyagé presque toute la journée et cela s’est ressenti au début, a également souligné Miro Bilan, seul à surnager dans le premier quart-temps. On peut s’estimer heureux qu’Arnold ait raté son dernier tir, mais le plus important, c’est la victoire. »
Une défense féroce, initiée notamment par un Dee Bost une nouvelle fois précieux, « très percutant et très juste », a permis à la SIG de sortir indemne du traquenard tendu par une équipe varoise qui avait, elle aussi, revu son investissement défensif à la hausse par rapport à ses dernières sorties. « Pour faire sauter le verrou un peu plus tôt, il aurait fallu qu’on ait plus d’adresse. On a eu un grand nombre de tirs ouverts qu’on n’a pas convertis », a relevé Vincent Collet.
À l’image de leur habituel métronome David Logan, en totale perdition au shoot (1 sur 12), les Alsaciens ont en effet vendangé allègrement. Ils ont heureusement été portés par leurs intérieurs (60 d’évaluation au cumul pour le trio Louis Labeyrie, pourtant incertain avant le match, Miro Bilan et Darion Atkins). « On est content du scénario. Vu la qualité de ce qu’a produit Hyères-Toulon, on aurait pu perdre. Le fait d’avoir gagné dans ces circonstances est donc très positif », a conclu le technicien alsacien.

Les plus à plaindre ont été les Espoirs

Les vice-champions de France vont regagner leurs pénates cet après-midi sur un bilan impeccable, la campagne de Grèce et l’accostage dans le Var ayant tous deux été couronnés de succès. Si Limoges et Le Mans, en déplacement au Portel et à Nanterre, venaient à s’incliner ce week-end, ils seront même seuls deuxièmes au classement.
Les plus à plaindre, ce vendredi, ont été les Espoirs des deux équipes. Leur match a en effet été interrompu après treize minutes et vingt secondes de jeu (à 23-23) afin de laisser le terrain aux pros, à 19h30 précises. La rencontre a repris après celle de leurs aînés, après trois heures d’interruption…
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Jeu 1 Fév 2018 - 7:42

Louis Labeyrie absent quatre à six semaines SIG : le coup dur
La SIG va devoir composer sans Louis Labeyrie au cours des prochaines semaines. L’intérieur strasbourgeois a à nouveau été touché à la main gauche mardi contre Radom.
Coup dur pour la SIG qui va devoir se passer des services de Louis Labeyrie durant quatre à six semaines. Victime d’une entorse du poignet gauche consécutive à une chute domestique, le 19 janvier, l’ailier-fort strasbourgeois a à nouveau été touché mardi contre Radom.
Louis Labeyrie manquera donc le match capital de la SIG à Banvit, mardi, qualificatif pour les 8es  de finale de la Ligue des champions, mais aussi la Leaders Cup, du 16 au 18 février à Disneyland Paris, ainsi que les deux rencontres internationales qui opposeront la France à la Russie, le 23 février au Rhenus, et à la Belgique, le surlendemain à Nancy.
Deuxième joueur à l’évaluation en ProA (20,94), derrière le Burgien Zachery Peacock, l’intérieur strasbourgeois tourne à 15,2 points et 8,3 rebonds par match en championnat de France. En coupe d’Europe, l’ancien du Paris-Levallois affiche des moyennes de 10,8 points et 7,1 rebonds, pour 14,5 d’évaluation.
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Sam 3 Fév 2018 - 13:45

Devant 5 559 spectateurs conquis, la SIG Strasbourg enchaîne une 5e victoire de suite en ProA ! 💪
[ltr]#SIGESSM[/ltr] [ltr]#GoSIG[/ltr]



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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Sam 3 Fév 2018 - 21:42

19e journée :
 la SIG écrase le Portel (85-62)
 Le vent dans le dos

Sans Labeyrie ni Sy, blessés, sans Pietrus ni Randolph, les derniers arrivés pas encore qualifiés, la SIG est parvenue à tordre une équipe du Portel qui arrivait pourtant lancée au Rhenus. De bon augure avant le match décisif en Ligue des champions, ce mardi en Turquie.
Le Portel, une équipe qui fait peur ? Allons donc ! Hier soir, les hommes d’Eric Girard, toujours autant applaudi au Rhenus dix ans après son départ, n’ont reflété que la vague ombre de ces guerriers capables de passer plus de 20 points à Limoges ou d’en remonter 18 à Gravelines, dans leur série de quatre succès de rang en championnat.
« Ça fait sept fois de suite que l’on est sérieux »

Pourtant, la SIG ne fanfaronnait pas à l’heure de défier le petit poucet de la Côte d'Opale. C’est que les rangs alsaciens sont actuellement assez clairsemés. Ou pas encore suffisamment remplumés, c’est selon...

Entre les blessures de Pape Sy et de Louis Labeyrie, la non qualification de leurs remplaçants, en l’occurrence Levi Randolph et Florent Pietrus – seul le dernier nommé n’était pas assis sur le banc hier soir (lire ci-dessous)  – la troupe de Vincent Collet présente un talon d’Achille. Les Portelois ne l’ont pas trouvé. À vrai dire, ils ne l’ont même pas cherché.

Certes, le panier à trois points inaugural de Jean-Victor Traoré leur a permis de mener au tableau d’affichage. Pour la seule et unique fois de la soirée…

La suite de la mi-temps n’a été qu’une longue et pénible descente aux enfers. « C’est inadmissible de commencer comme ça, peste Traoré. On n’a pas respecté notre travail. »

Après un 13-0 étourdissant, la SIG tord son adversaire en un quart-temps (28-11) et poursuit son travail de destruction avant la pause.

À mi-parcours, les Strasbourgeois ont inscrit deux fois plus de points que Le Portel (48-24). Un jeu de massacre que n’a pas apprécié Eric Girard.

« Je suis désolé pour les fans de la SIG, dit celui qui avait mené le club alsacien à son seul titre de champion de France, en 2005. Ils avaient payé pour quarante minutes de basket, et ils n’en ont eu que vingt… On est arrivé ici sans notre jeu de passes ni notre identité défensive, avec la grosse tête, et on a pris un coup de pied au c… Parfois, on en a besoin. »

Dans les rangs strasbourgeois, forcément, les têtes étaient plus hautes et les regards plus lumineux. Encore que…

David Logan, l’artilleur en chef de l’escouade – 25 points, à 7 sur 11 à longue distance –, n’a ainsi pas desserré la mâchoire à l’heure d’analyser sa performance flamboyante.

Damien Inglis, très appliqué dans la raquette au relais de Miro Bilan ou Darion Atkins, eux aussi efficaces, a grimacé de douleur après un méchant “stop” de Traoré. Le Guyanais n’est plus réapparu sur le parquet en deuxième mi-temps, histoire de se préserver.

Quant à Jérémy Leloup, il s’est donné une grosse entorse à la cheville dans les derniers instants. Son forfait pour le prochain match, mardi à Banvit, est d’ores et déjà acté.

Malgré ces contrariétés, Vincent Collet a apprécié l’investissement des siens, au sortir de cette septième victoire de rang, toutes compétitions confondues, le cinquième en championnat.

« On constate quand même que l’on a gagné en consistance, apprécie-t-il. Tout n’a pas été parfait ces dernières semaines, mais ça fait sept fois de suite que l’on est sérieux. C’est le message que je voulais faire passer aux gars, avant notre sommet de mardi en Turquie. Il faut continuer à garder le rythme. »

En championnat, la SIG est donc irrésistible ces temps-ci. Reste à poursuivre la série par un “grand huit” du côté de Banvit, après-demain (18h30), pour être sûr de poursuivre l’aventure en Ligue des champions.
« Ne pas dépendre des autres »

« C’est le match le plus important depuis le début de saison et il était déjà dans toutes les têtes, dont la mienne, poursuit coach Collet. L’idée, c’est d’y aller pour gagner et ne pas dépendre des autres. »

La démonstration d’hier soir va contribuer à renforcer la confiance des Strasbourgeois. Ils devront aussi se souvenir, au moment de décoller pour Istanbul dès aujourd’hui, qu’il ne suffit pas d’avoir le vent dans le dos pour enchaîner les succès.

Demandez donc aux Portelois, arrivés au Rhenus avec le torse bombée et repartis avec les joues rougies. « Une bonne leçon », comme dit Girard.
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Mar 6 Fév 2018 - 13:21

[size=38]Ligue des champions: la SIG se hisse en huitième de finale[/size]

www.dna.fr/images/19396288-A8FD-4703-ACC7-F9AFF0AD42E8/DNA_v0_01/ligue-des-champions-la-sig-se-hisse-en-huitieme-de-finale-1517944056.jpg" style="width: 522px;height: 348px" border="0">
La dernière journée de la phase de poules de la Ligue des champions était décisive pour la SIG, en lice sur le parquet des Turcs de Banvit. Les hommes de Vincent Collet ont assuré, décrochant un succès plein d'autorité (63-80) et s'assurant ainsi la première place du groupe. Ils sont en huitième de finale!
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Mar 6 Fév 2018 - 21:35

Ligue des champions (14e et dernière journée) :
 la SIG s’impose à Banvit (63-80)
et finit première En première classe !

Admirable d’engagement à Bandirma, la SIG a châtié son hôte avec férocité et empoché la première place de son groupe de Ligue des champions. Strasbourg peut voir grand sur la scène européenne.
Décidément, la Ligue des champions FIBA regorge d’endroits improbables. Les joueurs et le staff de la SIG imaginaient avoir tout vu, après leur virée épique dans le gymnase de Radom, en Pologne. Ils n’étaient pas au bout de leurs découvertes…

C’est triste à dire, mais la “finale pour la première place” entre Banvit et Strasbourg, dans le groupe le plus relevé de la BCL, a eu pour cadre un petit hangar, à peine égayé par les sièges oranges et verts aux couleurs de l’équipe locale.
« Les garçons ont été remarquables dans tous les domaines »

On va finir par penser, sans rire, que la France – pourtant régulièrement brocardée pour son retard en matière de construction de grandes enceintes – présente quelques-unes des plus belles salles de la compétition, avec le Rhenus Sport de Strasbourg ou le Colisée de Chalon-sur-Saône.

C’est entendu, donc : Bandirma brille davantage par son immense port, où débarquent chaque matin des ferries bondés en provenance d’Istanbul, que par son “temple” – c’est déjà lui faire trop d’honneur – dédié au basket.

Le navire alsacien, lui, a atteint la destination souhaitée. Et ses matelots peuvent nourrir l’espoir, ce matin, d’évoluer à l’avenir dans des écrins un peu plus prestigieux.

Le lieu du final four (4-6 mai), érigé en « objectif » par le capitaine d’équipage Vincent Collet, n’est pas encore connu, mais si les partenaires de Dee Bost avaient le bonheur de pousser l’aventure jusque-là, nul doute que l’environnement aurait alors autant d’allure que leur jeu, de plus en plus flamboyant depuis un mois.

Emmenée par son meneur américain Zack Wright, une nouvelle fois fabuleux dans le don de soi (10 points, 5 rebonds, 6 passes décisives, 3 interceptions, 4 fautes provoquées, 19 d’évaluation), la SIG a enregistré, hier en Turquie, sa huitième victoire consécutive, toutes compétitions confondues.

À l’image de leur pivot Miro Bilan, buste droit et tête haute face au colosse Gasper Vidmar (210 centimètres de muscles), les Strasbourgeois ont affiché une férocité qu’on ne leur connaissait pas, il y a encore quelque temps.

Ce faisant, ils ont donné corps à un scénario assez irréel, la bataille de tranchées initialement envisagée se transformant très vite en pure démonstration de force (14-24, 8e  ; 29-42, 19e  ; 50-75, 36e ).

« Même si nous étions préparés mentalement à livrer un grand match, je ne m’y attendais pas, avoue Vincent Collet, entraîneur forcément aux anges. C’est une magnifique soirée. Les garçons ont été remarquables dans tous les domaines, en particulier l’engagement et la concentration. Contrairement à notre adversaire, nous devions l’emporter pour être sûrs de nous qualifier. Cela a fait une nette différence. »
« Nous sommes d’abord soulagés »

Le technicien n’oublie pas non plus d’où son groupe revient. Au soir de la gifle essuyée dans l’antre de l’Estudiantes (81-65 le 9 janvier), ils n’étaient pas beaucoup à parier encore sur la SIG.

Quatre semaines plus tard, ce sont les Madrilènes qui pleurent. Au terme d’une 14e journée complètement folle, l’ogre espagnol se retrouve éliminé, au même titre que Venise, pourtant demi-finaliste de l’épreuve l’an dernier.

« Ce n’est quand même pas rien, souffle Vincent Collet. Au-delà de la première place, qui nous permet d’éviter les meilleures équipes jusqu’au final four , nous sommes d’abord soulagés de ne pas avoir terminé cinquièmes. »

La prouesse est d’autant plus belle qu’elle a été réalisée sans l’intérieur Louis Labeyrie, ni les ailiers Pape Sy et Jérémy Leloup, respectivement blessés à la main, au dos et à la cheville. Que ce soit sur le banc, durant le garbage time, ou dans le bus qui les a raccompagnés à leur hôtel, les Strasbourgeois se sont néanmoins évertués à contenir leur joie.

L’aventure, ils le savent, n’est pas finie. En huitième de finale, début mars, ils affronteront le quatrième d’une autre poule. « Le tirage au sort est prévu mercredi prochain (10h30) », précise leur coach.

Et Vincent Collet de conclure : « Quand tu gagnes de cette manière-là sur le parquet de Banvit, tu peux jouer contre pas mal d’équipes… »
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Jeu 8 Fév 2018 - 9:57

  La Pro A roule en Jeep

A partir du 2 mars, la Pro A deviendra la Jeep ELITE.
L'info a déjà fuité la semaine dernière. Mais le contrat ne sera officialisé que jeudi lors d'une soirée de présentation de la nouvelle Jeep ELITE. A partir de la 21e journée, la marque américaine du groupe Fiat Chrysler Automobiles donnera son nom à la Pro A. Un contrat de naming de trois ans et demi, soit jusqu'à la fin de la saison 2020-2021, signé par la Ligue nationale de basket pour un montant annuel estimé à 1,3 M€.

«Un nom qui colle bien à notre Championnat, un sport tout-terrain avec des valeurs d'effort. Il y a une syllabe, c'est facile à prononcer», assure Alain Béral, président de la LNB. «Ce n'est pas une marque française, et alors ? C'est une entreprise internationale comme Amazon (partenaire depuis le début de saison)», poursuit le patron du basket pro. «On espère que notre nom va apporter de la valeur au Championnat et ne choquera personne. Et pour le clin d'œil, Jeep a cinq modèles comme les cinq joueurs sur le parquet », ajoute Stéphane Labous, directeur marketing et communication de la filiale française, conseillée par l'agence Lagardère Plus.

Jeep France, qui a vendu 12 000 véhicules dans l'Hexagone l'année dernière, espère augmenter sa notoriété et atteindre les 20 000 véhicules bien avant la fin du contrat. «C'est le troisième sport en terme de couverture en France avec une image propre et un fort taux de remplissage dans les salles», poursuit Sébastien Perrais, directeur de la marque Jeep. Les clubs de l'élite pourront quand même poursuivre leur collaboration avec des concessionnaires concurrents. «L'exclusivité se limite à la ligue», précise Alain Béral. Le patron du basket pro souligne que l'argent du nouveau contrat bénéficiera à chacun des dix-huit pensionnaires de la Jeep ELITE.
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Marius
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Sam 10 Fév 2018 - 14:33

[size=38]La SIG enchaîne à Cholet (63-73)[/size]

Lors de la 20e journée de Pro A, la SIG s'est imposée sur le parquet de Cholet (63-73), son neuvième succès de rang.

Marco 69/73
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Sam 10 Fév 2018 - 21:27

Pro A (20e journée) :
 la SIG s’impose à Cholet (63-73)
 Ça commence à compter

Auteurs d’une première mi-temps de rêve, les Strasbourgeois ont su contenir le retour de Cholet, hier dans les Mauges (63-73). Forts d’un neuvième succès de rang, ils impressionnent de plus en plus. La place de leader est désormais dans leurs cordes.
Et de neuf ! La SIG, impressionnante de maîtrise et d’intelligence, a signé hier soir son neuvième succès de rang, toutes compétitions confondues, le sixième en championnat.

Comme à l’aller, début décembre, Cholet a vécu une sale soirée face aux artistes associés venus d’Alsace. Au Rhenus, les hommes de Philippe Hervé avaient déjà pris cher (88-54).

Et hier, dans leur “temple” de la Meilleraie, qui suinte le basket aux quatre coins des tribunes surannées, ils ont senti passer la deuxième lame, encore plus tranchante que la première.

« On s’est fait amuser pendant vingt minutes, peste le coach du “CB”, fâché tout rouge au sortir d’une première période à sens unique, où l’écart a atteint les 21 unités (24-45, 20e ). C’est lamentable, je ne peux ni le comprendre, ni l’accepter. Quand tu es opposé à ce qui se fait de mieux en termes de talent, qui plus est au service d’un collectif, il faut avoir la lucidité et l’objectivité de se dire qu’il faut au minimum les bousculer et leur rentrer dedans. On est chez nous, quand même ! Mais que voulez-vous, je ne peux rentrer sur le terrain pour leur mettre des claques…  »
Avec sang froid dans le money time

La colère froide de Philippe Hervé tranche avec la joie contenue de son homologue alsacien, pas mécontent d’avoir pu constater que ce voyage à haut risque dans l’Ouest s’est déroulé sans accroc.

« Avec nos joueurs manquants (Sy, Labeyrie et Leloup, tous blessés) et l’enchaînement des déplacements, ce match n’était pas évident, dit Vincent Collet. D’autant que Cholet avait à cœur de réagir après son mauvais match à Dijon. Mais on leur a coupé l’herbe sous le pied. »

Lancée par ses duettistes Bost et Randolph, alors intenables, puis mis sur orbite par Logan, auteur de 17 points, la SIG atteint la pause sur un petit nuage de félicité.

De quoi transformer le second acte en simple formalité. « On n’avait pas les moyens de tenir aussi longtemps, nuance coach Collet. D’autant que Cholet a eu une magnifique réaction. Avec l’allant et le vent dans le dos, on sait alors que tout peut basculer très vite. On n’a marqué que 28 points en deuxième mi-temps...»

Quand le massif Yancy Gates ramène les Choletais à six petits points à l’entame du money time (58-64, 34e ), le risque d’un effondrement n’est pas à écarter. Sauf que le talent strasbourgeois mis en exergue par l’entraîneur du “CB” finit par faire la différence.
L’apport de Pietrus

Zack Wright parvient à chiper deux ballons brûlants dans les mains adverses, alors que Miro Bilan trouve, en costaud, l’accès au panier. « On a su faire les “stops” qui nous ont permis de nous remettre à l’abri, savoure le technicien de la SIG. Florent (Pietrus) a livré une très belle fin de match, en piquant un ballon, en grappillant un rebond offensif. Pour une première, ça a été une belle contribution. »

L’apport de l’ex-international – auteur de 4 points et de 3 rebonds en 15 minutes – s’avère donc déjà précieux, au même titre que celui de Levi Randolph ou de Damien Inglis.

Bref, la SIG est désormais outillée pour aller loin. Hier à Cholet, elle a impressionné. Et si Monaco et Le Mans, opposés à Gravelines et à Limoges cet après-midi (18h30), venaient à s’incliner, elle occuperait même pour la première fois de la saison la place de leader. Doucement mais sûrement, Dee Bost et les siens commencent à y penser.
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Marius
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Lun 12 Fév 2018 - 14:44

[size=38]Basket-ball - Coupe de France, 8es de finaleLa SIG bat Bourg (93-64) et se qualifie pour les quarts[/size]

Quarante-huit petites heures après sa démonstration en Pro A à Cholet (63-73), la SIG remonte sur le parquet pour défier Bourg-en-Bresse en Coupe de France, une compétition qui lui tient aussi à cœur.

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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Lun 12 Fév 2018 - 21:27

Coupe de France, 8es  de finale :
la SIG écrase Bourg-en-Bresse (93-64)
 Même le lundi, c’est permis

La SIG n’a fait qu’une bouchée de Bourg-en-Bresse, hier pour son entrée en lice en Coupe de France. Cette dixième victoire de rang permet aux Strasbourgeois de se qualifier pour le plateau des quarts et demies, le mois prochain près d’Angers.
Vincent Collet l’avait affirmé, dimanche sur le chemin du retour de Cholet, où son équipe avait signé la veille son 9e succès de rang, championnat et Coupe d’Europe confondus.

Revenue, en compagnie du Mans, à la hauteur de Monaco en tête de la Pro A, la SIG n’avait pas l’intention de « sacrifier la moindre compétition ».
Des séries meurtières

En dépit de la fatigue accumulée en déplacements ces derniers temps et de tribunes à moitié vide, pas question, donc, de prendre la Coupe de France à la légère. Il est vrai que trois victoires suffisent à se présenter en finale, après être passé par un plateau, en quarts et en demies, à Trélazé. Un accès direct vers un trophée – pour la dernière fois soulevé voilà trois ans – qui ne se refuse pas.

Pour y parvenir, déjà fallait-il se débarrasser de la JL Bourg, dernier adversaire en date à avoir battu la SIG en France, juste avant Noël.

Avec un cinq majeur expérimental, les Bressans réalisent la meilleure entame grâce à Houmounou et Simon (2-5, 2e ). Sans traîner, la SIG se remet la tête à l’endroit. Sa traction arrière – le trio US Bost, Wright et Logan –, impulse un cinglant 11-0 (13-5, 6e ).

Côté burgien, la rentrée de Peacock, l’homme fort du championnat, permet de stopper l’hémorragie. Mais le banc alsacien recèle aussi de talents : Inglis et Pietrus, pour sa première apparition au Rhenus sous ses nouvelles couleurs, alimentent la marque (19-12, 10e ).

Beyhurst, à trois points, et Randolph se joignent à la fête. Seul le chevelu Simon trouve un accès au panier (24-14, 12e ). En défense, Pietrus prend la mesure de Peacock. Le placide Inglis y va de son “primé”, imité par le bouillonnant Bost.

Les jeunes, à l’image de Beyhurst et Cortale, se mettent au diapason. À travers cette deuxième série meurtrière, un 12-0, l’écart enfle de manière inconsidérée pour culminer à 22 unités (36-14, 15e ).

Bourg est haché menu sur le parquet du Rhenus. Certes, un petit relâchement strasbourgeois lui permet de doubler son maigre pécule en moins de cinq minutes. Mais à la pause, le promu bressan est loin du compte (49-34).

La troupe de Savo Vucevic fait illusion au retour des vestiaires. Grâce à un “primé” de Peacock, l’écart est réduit à dix points (55-45, 24e ).
Dee Bost en fusion

Mais Dee Bost, sur sa lancée – 21 points, 5 passes – monte en régime et fait la misère à la défense adverse. À lui seul, ou presque, le meneur survolté repousse la menace (71-50, 30e ).

La tension monte d’un cran sur le parquet, quand Pietrus se fait balancer par Wojciechowski. Dee Bost s’en mêle et s’attire les foudres des Américains de Bourg et de Simon en particulier. De quoi faire grimper un peu la température dans les tribunes.

Sur le parquet, Inglis se délecte de cette ambiance électrique et écrase les Bressans, mis au régime strict. L’affaire tourne à la correction (83-50, 34e ).

Le “petit” Ludovic Beyhurst signe encore une belle série pour faire gonfler l’écart (90-54, 37e ). « On ne peut pas rivaliser athlétiquement avec une équipe aussi forte, en pleine forme actuellement », constate lucidement Savo Vucevic.
« Ne pas se laisser endormir par notre prestation »

« C’est très bien, l’objectif est atteint, on est en quarts, analyse son homologue strasbourgeois. Les nouveaux s’intègrent, j’ai même eu le luxe de laisser Zach Wright, qui avait mal au dos, se reposer. Mais il faut oublier l’écart et tout ce qui va avec, se préparer pour notre objectif de vendredi (contre Villeurbanne en quarts de finale de la Leaders Cup, ndlr) et surtout ne pas se laisser endormir par notre prestation contre Bourg. C’était un match à part. Ce week-end, ce sera une autre histoire. »
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Mer 14 Fév 2018 - 9:49

Ligue des champions (8es de finale)
Neptunas Klaipeda pour la SIG

La SIG connaît depuis ce matin son adversaire en 8es  de finale de la Ligue des champions. Les Strasbourgeois affronteront les Lituaniens du Neptunas Klaipeda.
Le tirage au sort des 8es  de finale de la Ligue des champions a été effectué ce matin par Henrik Rödl, l’ancien arrière de l’Alba Berlin, aujourd’hui sélectionneur de l’équipe d’Allemagne, et l’ex-pivot international espagnol Fernando Romay.
La SIG, qui a terminé en tête du groupe C, affrontera les Lituaniens du Neptunas Klaipeda, 4es  du groupe B – dans lequel figurait l’Elan Chalon. La formation balte est plutôt solide chez elle, où elle a décroché cinq de ses sept victoires lors du premier tour.
Le match aller aura lieu en Lituanie les 6 ou 7 mars, la manche retour est programmée au Rhenus le 13 ou 14 mars.
En cas de qualification pour les quarts de finale, les Strasbourgeois seront opposés au vainqueur du match entre l’AEK Athènes, déjà croisé en phases de poules, et Nymburk.

Le tableau des 8es  de finale

PAOK - Pinar Karsiyaka
Nanterre 92 - Banvit
AEK - Nymburk
Oldenburg - MHP Riesen
Zielona Gora - AS Monaco
Medi Bayreuth - Besiktas
Murcie - Tenerife
Neptunas Klaipeda - SIG
.
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Basket (+ SIG)

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