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 Yvon Pouliquen

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Marco 69/73
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MessageSujet: Yvon Pouliquen   Yvon Pouliquen I_icon_minitimeMer 20 Mar 2019 - 5:56

Zoom - Yvon Pouliquen a le cœur partagé Pouliquen, le Breton alsacien
Yvon Pouliquen Yvon-p11
Yvon Pouliquen a passé « cinq merveilleuses années en tant que joueur » sous le maillot du Racing.
Il ne pouvait rêver meilleure affiche en Coupe de la Ligue puisque la finale mettra aux prises Guingamp, club de sa région natale, et le Racing, club de sa région de cœur. Yvon Pouliquen, ancien joueur et entraîneur strasbourgeois, est forcément partagé. Mais il a une petite préférence. Devinez pour qui...
Il se définit lui-même comme « un Breton d’origine naturalisé alsacien ». Yvon Pouliquen s’est bien forgé une double identité durant sa carrière de footballeur puis d’entraîneur. Mais le passage d’Ouest en Est, et inversement, ne lui a pas été pénible, bien au contraire.

« On dit souvent qu’entre l’Alsace et la Bretagne, il n’y a que la France qui nous sépare, complète celui qui a vu le jour à Morlaix, dans le Finistère. Je me suis reconnu dans le tempérament des gens. Et comme en Bretagne, il y a une langue ancrée dans le territoire, même si j’ai eu un peu de mal avec l’alsacien au début ! »
« Guingamp s’apparente à ce que j’ai connu au Racing, il représente tout un département »

D’un point de vue professionnel, sa carrière a également oscillé entre ces deux pôles, même si des excursions vers Laval, Saint-Étienne, Grenoble ou Metz ont également jalonné son parcours. Mais Yvon Pouliquen est catégorique : « J’ai passé dix ans et demi au Racing, ça ne s’oublie pas comme ça. Mes cinq années de joueur (1991-1996) ont été merveilleuses avec une montée (en 1992) , une finale de Coupe de France (en 1995) et un engouement fantastique que j’ai retrouvé en tant qu’entraîneur (2000-2001). »

Cette décennie alsacienne pèse forcément plus lourd que les deux saisons passées sur le banc de l’En Avant Guingamp (2003-2005). « Je suis énormément Guingamp, tant chez les pros que chez les jeunes, souligne néanmoins le désormais agent de joueurs retourné vivre sur ses terres d’origine. J’ai de bons rapports avec Jocelyn Gourvennec (l’entraîneur) et les responsables du centre de formation. Ce club s’apparente à ce que j’ai connu au Racing, il représente tout un département (les Côtes-d’Armor). C’est impressionnant de voir quinze mille spectateurs dans un village de neuf mille habitants (6 900 en 2015). Et surtout, c’est un club bien structuré. »

Forcément, cette finale de la Coupe de la Ligue entre l’EAG et le Racing le fait saliver. Et évoque de vieux souvenirs. « Une finale (il a gagné la Coupe de France avec le Racing en 2001 et Lorient en 2002, ndlr) , c’est un moment fabuleux à vivre. Et là, elle va mettre en concurrence deux régions à forte identité. Un peu comme lorsqu’on avait rencontré Bastia avec Lorient. Ce sont deux régions de foot qui s’affrontent, même si je regrette que l’Alsace ait perdu Mulhouse car il y a de la place pour deux clubs professionnels. »

« En coupe, la pression n’est pas la même qu’en championnat »


Au moment de faire un pronostic, l’ex-milieu défensif est bien embêté. Et pour cause, la situation délicate des Guingampais en Ligue 1, actuellement barragistes, ne saurait l’influencer. Car ses deux victoires en Coupe de France en tant qu’entraîneur ont été assorties de deux… relégations en fin de saison ! Un paradoxe qui pourrait donc être remis au goût du jour par les Rouge et Noir.

« En coupe, on concerne tout l’effectif. Avec les matches couperets, il y a aussi moins de calcul, la pression n’est pas la même qu’en championnat. Les joueurs se lâchent plus car soit ça passe, soit ça casse », assure le Breton de 56 ans.

Les Costarmoricains possèdent également une certaine expérience de ce genre de rendez-vous, eux qui ont soulevé deux fois la Coupe de France dans un passé récent (2009, 2014). Même si le fait que la finale ne se joue pas au Stade de France mais au stade Pierre-Mauroy de Lille atténue, un peu, ce constat.

« Quand on n’a pas l’habitude de vivre ces moments-là, ça peut être compliqué. Avoir dans ses rangs certains joueurs qui ont déjà remporté une coupe (comme les Guingampais Kerbrat et Sorbon) , ça compte, insiste celui qui a raccroché ses crampons à l’AS Mundolsheim. Avec Lorient contre Bordeaux (défaite 3-0 en finale de la Coupe de la Ligue en 2002) , on avait vu la différence. »

« Le Racing est à sa place »

Mais de là à dire que le Racing sera dans ses petits souliers sur l’habituelle pelouse du LOSC, il y a un pas que refuse de franchir Yvon Pouliquen. « Le recrutement a été intelligent. C’est une équipe de caractère. Je ne suis pas surpris par son niveau. Le Racing est à sa place », certifie-t-il.

Ce n’est donc pas par peur de se mouiller que l’ex-Strasbourgeois explique que ce sera du « cinquante-cinquante » le 30 mars. « En finale, il n’y a pas de favori. Même le PSG ne s’est pas baladé face aux Herbiers ( succès 2-0 contre le club de National en finale de la Coupe de France l’an dernier, ndlr). Les deux équipes vont essayer de mettre en place leur jeu : le Racing par sa capacité à jouer, Guingamp par sa qualité de contre. »

Et au niveau de l’affectif, c’est du 50/50 aussi ? « Je suis partagé », confie-t-il. Avant d’ajouter dans un sourire : « Mon cœur balancera légèrement côté bleu. » Et si, finalement, Yvon Pouliquen n’était pas le plus breton des Alsaciens ?
dna
 

Yvon Pouliquen

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