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 La crise du CoVid-19

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MessageSujet: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeJeu 19 Mar 2020 - 4:05

dna a écrit:
Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, s'exprime sur Europe 1
Il y a des gens qui sous estiment le risque. Il y a des gens qui pensent qu'ils sont des héros modernes à enfreindre la règle alors qu'ils sont des imbéciles

bien
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeJeu 19 Mar 2020 - 10:49

Macron déplore le manque de respect des consignes
Emmanuel Macron a déploré que "trop" de Français continuaient à "prendre à la légère" les consignes de confinement prises pour lutter contre le coronavirus, qui "ne sont pas parfaitement respectées".
"Quand je vois que des gens continuent à aller au parc, à la plage ou à se ruer sur les marchés ouverts, c’est qu’ils n’ont pas compris les messages passés par les autorités", a déclaré le chef de l’Etat à des journalistes en marge d’une visite à l’Institut Pasteur à Paris.
dna
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeJeu 19 Mar 2020 - 23:39

dna a écrit:
Coronavirus : entre exode et dédain, les Parisiens se mettent la France à dos
Depuis l'instauration du confinement, le comportement de certains habitants de la capitale, qui ne respectent pas les règles ou qui sont carrément partis en province, suscite l'indignation.

Certains parlent de honte, d'autres de mépris ou d'inconscience. Ou tout simplement d'"égoïsme".


Depuis mardi, les récits et les témoignages de ceux qui, hallucinés, ont vu débarquer dans leur commune des dizaines de Parisiens se multiplient. Le phénomène semble se concentrer sur l'ouest de la France -moins touché par l'épidémie de Covid-19 que l'est et l'Île-de-France- et où de nombreux de résidents de la capitale possèdent un pied-à-terre leur permettant de profiter de l'océan.

La presse locale s'est rapidement fait l'écho de cet exode à risque, et des tensions qu'il fait naître, principalement à Belle-Île-en-Mer, au large de Vannes (Morbihan).

Ainsi cet article du Télégramme, qui évoquait des difficultés dès mardi.


"Ils nous reprochent d’apporter le virus, de vider les rayons des supermarchés et de risquer de prendre les rares lits d’hôpital, résume une réfugiée parisienne interrogée par le quotidien. Mon voisin m’a fait la morale derrière sa haie, alors que je déchargeais mes valises… Du coup, on culpabilise et on fait profil bas."
"Le message du gouvernement n'est pas passé"

L'Obs a aussi relayé ce phénomène avec un article sanglant, au titre bazooka: "Personne n’a pensé qu’ils seraient aussi cons".


La riveraine de Belle-Île-en-Mer qui témoigne n'en croit pas ses yeux. "En fait, c’est “Camping Paradis” pour eux [...], dit-elle. Et quand on leur fait remarquer, ils répondent tous : “Ben quoi ? Macron a dit qu’on pouvait faire du sport dehors, alors on fait du sport.” C’est comme ça que certains s’agglutinent les uns aux autres pour marcher, courir, faire du vélo, du paddle…"

Résultat: la sexagénaire ne veut plus sortir de chez elle, effrayée d'être contaminée alors que l'île dispose de structures médicales limitées. A ses yeux, les Parisiens fraîchement arrivés semblent débarquer d'une autre planète, se vantant même de venir "sauver" le commerce.
"Des cas de Covid-19 importés de Paris sont déjà diagnostiqués"


"Il y a aussi des mères de famille qui sont arrivées sur l’île avec leurs enfants et qui s’attendent à ce que les papas débarquent pour Pâques, ajoute cette habitante de Belle-Île. Clairement, le message du gouvernement n’est pas passé."

Des tensions similaires ont été repérée sur l'île de Groix, selon le Télégramme.

Sur Facebook, un interne en médecine du centre hospitalier de La Rochelle s'inquiétait dès mercredi matin d'une situation similaire sur l'île de Ré: "Des cas de Covid-19 importés de Paris sont déjà diagnostiqués. Pendant ce temps la des gens surfent, se balladent et profitent du beau temps."
Il conclut, lapidaire: "Vous n'avez visiblement vraiment aucune idée de ce qui nous pend au nez."


D'autres témoignages évoquent des Parisiens disposant de logements en province qui s'inquiètent de "la fermeture des plages" en Aquitaine où ils se sont mis au vert, sans se soucier de l'épidémie. Ou d'autres qui sont prêts à payer 300 euros d'amende pour rejoindre leur résidence secondaire.

Dans l'Est de la France, où le coronavirus fait des ravages, ces comportements ne sont pas vraiment compris, mais ils sont loin d'être la priorité du moment...

Texto reçu à l’instant de Dinard : « beaucoup de parisiens sont venu ici au lieu de rester à Paris et pour beaucoup c’est des vacances il y en a plein qui ont fait ressortir leurs bateaux pour aller en mer
Hier après-midi il y avait plein de monde à la plage ». La honte.
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeVen 20 Mar 2020 - 4:45

https://www.facebook.com/NiceStadiumSupporters/posts/1594723184023751
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeVen 20 Mar 2020 - 8:10

Coronavirus Nouveau bilan de l’ARS Grand Est: « La situation s’aggrave »
L’Agence régionale de santé vient de donner son nouveau bilan de l’épidémie de coronavirus Covid-19 qui sévit dans le monde entier et en France, et dont le Grand Est, en particulier Mulhouse et le Haut-Rhin, sont particulièrement touchés.
À ce jour, jeudi 19 mars, on comptait 1 169 personnes hospitalisées dans la grande région, dont 300 placées en réanimation. L’ARS indique que, depuis le début de la crise, 93 personnes sont décédées dans la grande région. 213 personnes au total sont toutefois sorties de l’hôpital, « leur état de santé ayant été considéré comme satisfaisant ».
L’ARS souligne bien que la situation « s’aggrave » et qu’il est donc absolument essentiel de « limiter ses déplacements » et de « respecter strictement les mesures barrières ».
dna
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeVen 20 Mar 2020 - 10:49

Coronavirus Benfeld : un barbecue qui revient cher
Les gendarmes de Benfeld sont intervenus dans une copropriété à Benfeld jeudi soir. Douze personnes, cinq adultes et sept enfants, s’y étaient réunies autour d’un barbecue en dépit des mesures de confinement imposées par l’Etat. Les cinq adultes ont chacun reçu une amende 135 euros
dna

De vrais con
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeVen 20 Mar 2020 - 11:01

L’arsenal chinois contre le coronavirus: un modèle?
Après des débuts chaotiques, la Chine a inversé en quelques semaines la courbe de la contagion par le coronavirus, arrivant jeudi à zéro nouveau cas d’origine locale, si l’on en croit le bilan officiel.
L’épidémie est désormais plus meurtrière dans le reste du monde qu’en Chine, mais l’expérience chinoise n’est pas forcément transposable partout et son efficacité à long terme reste à prouver. Voici un inventaire de l’arsenal chinois contre la maladie Covid-19:

Bouclage régional

Le 23 janvier, Wuhan (centre) est placée de facto en quarantaine, suivie de la quasi-totalité de sa province, le Hubei, où le Covid-19 a fait son apparition fin 2019. Plus de 50 millions d’habitants sont coupés du monde.
Mais le bouclage de Wuhan n’a fait que retarder de quatre jours la propagation du virus dans le pays, selon une étude publiée le 6 mars dans la revue américaine Science. Vers le reste du monde, l’arrêt des vols en provenance de Wuhan aurait permis de ralentir la contamination de deux à trois semaines.

Transports réduits

Dès le début de la crise, la circulation des trains est considérablement réduite et le trafic des autocars interrégionaux limité. Objectif: retarder le retour des travailleurs migrants parti passer le long congé du Nouvel an chinois sur leurs terres d’origines. Sont interdits également les voyages organisés à l’étranger.

Confinement à la maison

Dans l’ensemble du pays, les habitants sont fortement incités à rester chez eux. La structure de l’habitat facilite cette politique: des centaines de millions de Chinois vivent dans des résidences fermées dont les comités de quartier peuvent limiter les sorties au strict minimum.

Ecoles, universités et sites touristiques sont fermés

«Le confinement, ça marche», déclare Sharon Lewin, professeur de médecine à l’Université de Melbourne, «deux semaines après le bouclage de Wuhan, soit exactement la période d’incubation, les chiffres (de contamination) ont commencé à baisser».
«Avant ces mesures, les experts estimaient que chaque personne contaminée transmettait le coronavirus à plus de deux autres personnes», écrivait mardi la revue britannique Nature. «Entre le 16 et le 30 janvier, période comprenant les sept premiers jours de confinement, ce ratio est tombé à 1,05».

Livraisons à domicile

Confinés, les Chinois ont continué de commander leur repas à domicile, une habitude déjà prise largement ces dernières années. Les livreurs n’ont plus le droit d’aller jusqu’à l’appartement et laissent le plus souvent le repas à la porte de la résidence. Impact: les sorties au supermarché sont considérablement réduites.

Contrôles de température

La température des citoyens est contrôlée plusieurs fois par jour à l’entrée des immeubles, commerces ou lieux publics. «Si vous dépassez 37,3 degrés, on vous met à l’isolement», avertit un gardien d’un parc de Pékin. Problème: une simple fièvre ne permet pas de distinguer un infection au coronavirus d’un rhume.

Port du masque

Le masque s’est rapidement imposé dans les grandes villes et est exigé dans de nombreux endroits. Le masque «peut s’avérer nécessaire, particulièrement quand tant de porteurs du virus asymptomatiques risquent de contaminer d’autres personnes», justifie le professeur Zheng Zhijie, de l’Ecole de Santé publique de l’Université de Pékin.
D’après l’agence Chine nouvelle, la production quotidienne dans le pays de masques N95, considérés les plus efficaces, est passée pendant la crise de 200.000 à 1,6 million d’unités.
Difficile cependant de vérifier si les masques sont changés régulièrement et restent efficaces.

Dépistage

Le dépistage est considéré comme crucial par l’OMS mais le gouvernement chinois ne fournit aucune donnée sur le nombre de personnes testées. A titre indicatif, la mairie de Wuhan publie des chiffres quotidiens qui révèlent qu’en février, au plus fort de l’épidémie, environ 20 000 personnes étaient testées chaque jour.
Le chiffre a diminué de moitié ces derniers jours. Mi-février, le nombre de contaminations avait brutalement augmenté de 15 000 après un élargissement de la méthode de dépistage.

Mobilisation des soignants

Pas moins de 42 000 médecins et personnel médical ont été envoyés en renfort au Hubei, selon Chine nouvelle. «Important et nécessaire compte tenu de l’effondrement du système de santé local», selon Zheng Zhijie.
Selon les autorités, 3 300 soignants avaient été contaminés dans tout le pays jusqu’à début mars et 13 sont décédés.

Hôpitaux de campagne

A grand renfort de propagande patriotique, le pays a construit en 10 jours à Wuhan deux hôpitaux de 2.300 lits au total.
La ville a converti des usines, stades ou centres de conférence en 16 hôpitaux de campagne.

Désinfection des rues et des transports

Des images spectaculaires ont montré des camions citernes arrosant les rues de Wuhan de produit désinfectant. Mais ce nettoyage «n’est peut-être pas nécessaire car il n’y a pas de preuve de son efficacité», observe le professeur Zheng.
En revanche, désinfections des lieux publics fermés et des moyens de transport sont pour lui «importantes et nécessaires».

Campagnes de propagande

Le régime communiste a mis son arsenal de propagande au service du combat contre le virus. Messages en boucle dans les médias et banderoles en gros caractères dans les rues appellent les habitants à respecter les règles d’hygiène, à sortir le moins possible et à aérer chez eux.
Un critère «essentiel» a été de «convaincre les gens d’adopter les gestes nécessaires», selon un porte-parole de l’OMS.

Codes QR

Big Brother à la rescousse: des logiciels permettent de savoir si l’utilisateur d’un téléphone mobile est passé par une zone à risque ou a voyagé dans un train près d’un porteur du virus. Chaque citoyen se voit ainsi doté, sur son téléphone, d’un code QR de couleur qu’il peut devoir produire aux autorités: vert, orange ou rouge. L’orange vaut mise en quarantaine de sept jours, le rouge 14 jours.
Bilan
Au final, dépistage, confinement et limitation des transports ont permis d’éviter une multiplication par... 17 des cas de contamination qui auraient alors atteint environ 8 millions fin février, selon une étude citée par Nature. Reste à savoir si ces mesures sont applicables à long terme, remarque l’Imperial College de Londres, dans une étude publiée le 16 mars, soulignant les «coûts sociaux et économiques énormes qui peuvent eux-mêmes avoir un lourd impact sur la santé».
Or, «nous prévoyons que la transmission rebondisse rapidement si ces mesures sont relâchées». Le porte-parole de l’OMS appelle à «rester vigilant même si le nombre de nouveaux cas annoncés diminue» car «il est beaucoup trop tôt pour dire que cette épidémie est maîtrisée».
dna
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeSam 21 Mar 2020 - 9:08

dna a écrit:
Un client d’Hyper U achète 583 boîtes de conserves !
La crise du CoVid-19 Title-53
L’information nous vient du magasin Hyper U à Sierentz, dont le drive a actuellement bien du mal à accorder des créneaux à ses clients et à honorer toutes les commandes, avec un panier moyen en très forte hausse.

C’est d’autant plus le cas que certains acheteurs font des provisions excessives : ainsi ce client qui a acheté par moins de 583 boîtes de conserves d’un coup ! A moins d’avoir une très très grande famille ou de faire les courses pour une collectivité ou un quartier entier, ce genre de pratiques sont à proscrire car elles ont pour effet de priver d’autres clients de marchandises.

Si les quantités achetées restent raisonnables, l’approvisionnement des grandes surfaces sera assuré, comme nous l’a indiqué le président du groupe Système U. Dans le cas contraire, rien n’est sûr…
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeDim 22 Mar 2020 - 4:18

dna a écrit:
Les amendes majorées ?
Dans sa version modifiée par l’Assemblée, le projet de loi prévoit par ailleurs de durcir les sanctions pour les Français qui ne respecteraient pas le confinement avec une amende de 135 euros en cas de violation des règles, 1 500 euros en cas de récidive dans les 15 jours et dans le cas de quatre violations dans les trente jours un délit puni de 3 700 euros d’amende et six mois de prison au maximum.
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeDim 22 Mar 2020 - 7:25

L'Allemagne et la Suisse en soutien à l'Alsace
Nos voisins frontaliers au chevet de l'Alsace. Dimanche, les cantons du nord-ouest de la Suisse - Bâle-Ville, Bâle-Campagne et du Jura - ont annoncé l'admission de patients alsaciens gravement malades du Covid-19 dans leurs établissements hospitaliers. 
« Vendredi après-midi, le département du Haut-Rhin nous a adressé une demande urgente de soutien », notamment pour les patients nécessitant une assistance respiratoire, indiquent les trois cantons dans un communiqué. « Nous avons actuellement encore assez de places en soins intensifs » pour accueillir les Alsaciens.
Chacun va prendre en charge deux patients gravement atteints par le Covid-19, « conformément à leur tradition humanitaire » et en raison des liens étroits d'amitié transfrontalière. Les transferts sont en préparation.

Solidarité aussi des Allemands

En parallèle, les autorités de Bade-Wurtemberg (Allemagne) ont procédé, samedi 21 et dimanche 22 mars, au transfert de premiers patients d’Alsace (Mulhouse, Colmar, Strasbourg) vers les hôpitaux de Freiburg et de Karlsruhe. Des échanges sont en cours en vue d’organiser également le transfert de patients vers les hôpitaux de Rhénanie-Palatinat.
Dimanche, Tobias Hans, le président du Land de Sarre, a par ailleurs annoncé débloquer des lits dans des hôpitaux sarrois pour les patients français en réanimation, à compter de leur 7ème jour d’hospitalisation. Et ce, aussi longtemps que les capacités médicales le permettront.
"Ces engagements des Länder désengorgeront les hôpitaux du Grand Est, à bout de souffle, au bénéfice des patients contaminés. Ils témoignent notamment que la solidarité franco-allemande de proximité, malgré les restrictions sévères au passage de la frontière décidées ces derniers jours, continue à s’incarner dans des actes concrets", remercie la région Grand Est dans un communiqué, publié dimanche.
dna
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeDim 22 Mar 2020 - 7:56

Coronavirus : après ce tsunami, que se passera-t-il ?
En se basant sur l’expérience des premiers pays frappés, Chine et Corée du Sud, la décrue épidémique s’amorcerait en mai en France. Et après ?

L’épidémie de Covid-19 déferle aujourd'hui sur les systèmes de santé européens.
Mais qu’est-ce qu’il y aura après le passage de ce tsunami, comme l’ont décrit des soignants italiens : une décrue généralisée et un retour à la normale ou au contraire des répliques régulières qui mettront à mal les hôpitaux ?

Une décrue épidémique en mai ?

La directrice générale de l’agence sanitaire Santé publique France, Geneviève Chêne reconnaît qu’il "est trop tôt pour affirmer quoi que ce soit sur la dynamique de l’épidémie".
En se basant sur l’expérience des premiers pays frappés, Chine et Corée du Sud, "on voit que la dynamique se déroule sur une période de deux à trois mois avec une inversion du pic, après des mesures très strictes, entre le premier et le deuxième mois", a-t-elle expliqué sur la radio France Info. Ainsi en France, la décrue épidémique s’amorcerait en mai.

Une nouvelle vague possible ?

En Chine, la vague semble passée: depuis quelques jours, le pays ne rapporte plus aucun nouveau cas local de Covid-19.
Est-ce le calme avant une nouvelle déferlante ? C'est la question que se pose le spécialiste en santé publique et en épidémiologie Antoine Flahault.
"La Chine n’a-t-elle connu qu’une vague annonciatrice (...) et la grande vague est-elle encore à venir ?", écrit-il dans la revue médicale britannique The Lancet.

Infectées puis immunisées

Il rappelle que la proportion de personnes immunisées contre le virus dépend de la facilité avec laquelle le virus se transmet d’une personne infectée à un sujet sain: schématiquement plus la maladie est contagieuse, plus la proportion des personnes immunisées doit être élevée pour stopper l’épidémie.
Antoine Flahault calcule que pour le Covid-19, "il faudrait entre 50 et 66% de personnes infectées puis immunisées pour éteindre la pandémie". 
Mais le niveau de contagiosité varie au cours du temps, en fonction des mesures sanitaires prises (quarantaines, mesures barrières, confinements) et aussi potentiellement des conditions climatiques.

L'épidémie peut s'arrêter, mais pas s'éteindre

Si le niveau de contagion devient inférieur à 1, à savoir un malade contamine en moyenne moins d’une personne, alors l’épidémie s’arrête, souligne-t-il.
Mais "elle ne s’éteint pas nécessairement, en particulier si la proportion d’immunisés n’a pas atteint les 50 à 66%. Elle peut marquer une pause. C’est ce qui se produit en Chine actuellement ainsi qu’en Corée", assure-t-il.
Les freins sanitaires ou météorologiques à la contagion "sont transitoires, et dès qu’on les relâche, l’épidémie redémarre jusqu’à atteindre l’immunité grégaire ad-hoc, parfois sur plusieurs mois ou années", selon ce spécialiste français.

L'exemple du Sras

Les résurgences sont donc possibles, à l'instar du Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère), également dû à un coronavirus, qui avait fait 774 morts en 2002 et 2003 avant de disparaître complètement grâce à de strictes mesures de distanciations sociales.
La mise au point et mise à disposition planétaire d’un vaccin anti-Covid-19, d’ici 12 à 18 mois comme promis par les grands de l’industrie pharmaceutique, changerait évidemment radicalement la donne.
dna
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeDim 22 Mar 2020 - 8:08

Santé "Mon père, ce héros" : l'hommage à l'urgentiste décédé du coronavirus
La victime est un médecin de Compiègne, dans l’Oise, un des premiers départements à avoir été fortement touché en France.

Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé ce dimanche au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI la mort d'un médecin hospitalier en raison de coronavirus : "Une première à ma connaissance. Je voudrais m'associer à la douleur de la famille et à l'ensemble des soignants".
Il s’est refusé à donner des "informations plus précises", au nom de la volonté de la famille et du secret médical. 

"A cause d'une garde de trop"

Cependant, selon France 3 Hauts-de-France, la victime, âgée d'une soixantaine d'années, est un médecin urgentiste de Compiègne, dans l’Oise, un des premiers départements à avoir été fortement touché en France, et est décédé après son transfert à Lille.
L'information a été confirmée un peu plus tard par l'Agence France Presse.
"Mon père ce héros, médecin aux urgences de Compiègne est parti trop vite à cause du coronavirus. Passionné par son travail, il n'a pas pris sa retraite, laissant derrière lui, une famille qui ne l'oubliera jamais" a écrit son fils sur Facebook.

Jean-Jacques Razafindranazy était médecin urgentiste. Il revenait de vacances passées à Madagascar, la grande île d’où il était originaire.  Il était "en pleine forme" mais "le Covid-19 était plus fort. Et surtout à cause d'une garde de trop" ajoute-t-il.
"Il a donné sa vie pour les autres (...) c'est le premier combattant à disparaître" a témoigné de son côté le maire LR de Compiègne, Philippe Marini, sur BFMTV.
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeDim 22 Mar 2020 - 10:18

Hôpital de campagne à Mulhouse : "on accueillera les patients en réanimation les moins sévères"

La crise du CoVid-19 Video-10

Les militaires ont débarqué samedi sur le parking de l’hôpital Emile-Muller de Mulhouse. Une cinquantaine de soldats s’attellent à monter l’élément militaire de réanimation (EMR), composé d’une vingtaine de tentes. Cet hôpital de campagne comptera 30 lits de réanimation. Il devrait être opérationnel en début de semaine. Son but : désengorger le service de réanimation de l’hôpital de Mulhouse. Reportage sur le chantier de construction.
dna
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeLun 23 Mar 2020 - 5:00

dna a écrit:
Bretagne : ils vandalisent des voitures immatriculées en Île-de-France
Une quinzaine de voitures immatriculées hors de Bretagne, notamment en région parisienne, ont été vandalisées pendant le week-end dans plusieurs communes des Côtes-d’Armor.

"Une quinzaine de plaintes ont été enregistrées dans les communes de Plougrescant, Penvénan et Trévou-Tréguignec", a indiqué le procureur de la République de Saint-Brieuc, Bertrand Leclerc.

"On a retrouvé des voitures avec des pneus crevés ou la carrosserie rayée, ainsi que des inscriptions 'FLB' (Front de libération de la Bretagne, ndlr)", a indiqué la compagnie de gendarmerie de Lannion. Parmi les victimes figure également un médecin dont la voiture, qu’on lui avait prêtée, était immatriculée au Luxembourg.
"Il s'agit probablement de représailles"

"C’est vraisemblablement lié au coronavirus, il s’agit probablement de représailles envers une population qui est arrivée la semaine dernière, notamment de région parisienne, dans leur résidence secondaire sur des communes littorales de Bretagne pour se confiner", a précisé la compagnie de Lannion.

Depuis l'instauration du confinement, le comportement de certains habitants de la capitale, qui ne respectent pas les règles ou qui sont carrément partis en province, suscite l'indignation.
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeLun 23 Mar 2020 - 5:50

dna a écrit:
Confinement : un couple verbalisé pour avoir promené en laisse...son lapin
Un couple du Vaucluse, qui promenait son lapin dans la rue, a écopé d'une amende de 135 euros pour non-respect des mesures de confinement.

Non, les lapins ne font pas partie des animaux domestiques autorisant une sortie malgré le confinement. Un couple récidiviste l'a appris à ses dépens ce week-end, rapportent nos confrères du Dauphiné libéré.

Déjà rappelés à l'ordre mercredi, deux habitants d'Apt, dans le Vaucluse, ont été à nouveau contrôlés en fin de semaine par les forces de l'ordre, alors qu'ils promenaient leur lapin...en laisse.
"Maintenant, on verbalise"

Cléments en début de semaine, les gendarmes de la compagnie de Pertuis ont opté cette fois-ci pour la répression et ont délivré une contravention de 135 euros aux propriétaires de l'animal.

"Nous étions dans la pédagogie, maintenant on verbalise", a expliqué le capitaine de la gendarmerie de Pertuis auprès du quotidien.

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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeLun 23 Mar 2020 - 7:37

Coronavirus: voici les mesures d'urgence votées par le Parlement
Etat d’urgence sanitaire pour deux mois, large habilitation à légiférer par ordonnances notamment pour aider les entreprises et projet de budget rectificatif: voici les principales mesures des projets de loi approuvés cette fin de semaine par le Parlement face au coronavirus.
Le Parlement a adopté définitivement dimanche soir, par un ultime vote de l’Assemblée, le projet de loi permettant l’instauration d’un "état d’urgence sanitaire" de deux mois face à l’épidémie du coronavirus.
Les députés ont voté à main levée, représentant chacun des membres de leur groupe selon les règles rappelées par le titulaire du perchoir Richard Ferrand, dans un hémicycle quasi vide pour raison sanitaire. Le texte doit être promulgué ce lundi.
Sur le modèle de l’état d’urgence prévu par une loi de 1955 et activé après les attentats de 2015, le gouvernement prévoit un nouveau régime d’"état d’urgence sanitaire".
Une loi sur l'état d'urgence sanitaire
L'état d'urgence sanitaire pourra être déclaré sur tout ou partie du territoire "en cas de catastrophe sanitaire, notamment d’épidémie mettant en jeu par sa nature et sa gravité, la santé de la population".
Un dispositif spécifique pour le coronavirus prévoit que l’état d’urgence sanitaire soit "déclaré pour une durée de deux mois" à compter de l’entrée en vigueur de la loi. Sa prorogation au-delà ne pourra être autorisée que par la loi.

Des limitations des libertés

Le nouveau régime prévoit des mesures limitant la liberté d’aller et venir, de réunion et d’entreprendre.
- La violation des règles de confinement seront punies d’une amende de 135 euros, 1500 euros en cas de récidive "dans les 15 jours" et dans le cas de "quatre violations dans les trente jours", le délit sera "puni de 3700 euros d’amende et six mois de prison au maximum".
- Policiers municipaux et agents de la ville de Paris pourront constater les infractions aux restrictions de déplacements
- L’Assemblée nationale et le Sénat seront informés "sans délai" des mesures prises pendant cet état d’urgence
- Mesures économiques et d’adaptation à l’épidémie

Des mesures pour l'économie

Le gouvernement est habilité à prendre par ordonnances une série de mesures pour soutenir les entreprises et "limiter les cessations d’activité" et les licenciements, notamment:
- mesures de "soutien à la trésorerie", "aide directe ou indirecte" et "facilitation du recours à l’activité partielle"
- dérogations possibles en matière de durée du travail pour certaines entreprises dans des secteurs "particulièrement nécessaires".
- sous réserve d’un accord d’entreprise ou de branche, un employeur pourra imposer une semaine de congés payés à un salarié pendant le confinement
- possibilité de "reporter ou d’étaler le paiement des loyers" ou certaines factures (eau, électricité...) pour les très petites entreprises "dont l’activité est affectée par la propagation de l’épidémie"
- suspension temporaire du jour de carence en cas d’arrêt maladie pendant la durée de l’état d’urgence sanitaire
- adaptation des règles de dépôt et de traitement des déclarations administratives

Des dispositions électorales

Le second tour des municipales - dont le premier tour a eu lieu le 15 mars - est reporté "au plus tard au mois de juin". La date sera fixée par décret en Conseil des ministres, pris le 27 mai au plus tard si la situation sanitaire le permet. Les déclarations de candidatures seront déposées au plus tard le mardi qui suit la publication du décret.
- Au plus tard le 23 mai sera remis au Parlement un rapport du gouvernement sur l’état de l’épidémie et les risques sanitaires, fondé sur une analyse du comité de scientifiques mis en place par le texte.
Si un second tour ne peut pas se tenir en juin, retour à la case départ, avec tenue de deux tours de scrutin. Pour les candidats élus dès le premier tour, le résultat est cependant définitif.
- Report des réunions de conseils municipaux élus au premier tour pour désigner les maires.

Des mesures diverses

- validité prolongée de six mois pour les titres de séjour des étrangers en situation régulière
- intervention à distance d’un avocat par exemple pour la prolongation d’une garde à vue
- aménagement de certaines règles relatives aux peines de prison (affectation, fin de peine...) pour éviter la propagation du virus
- extension à "titre exceptionnel et temporaire" du nombre d’enfants accueillis par un assistant maternel
- adaptation en matière d’ouverture ou de prolongation des prestations versées aux personnes en situation de handicap, pauvreté, notamment les bénéficiaires de minima et prestations sociales, et aux personnes âgées
- possibilité pour les collectivités de déroger pour 2020 à la règle de maîtrise des comptes publics limitant la hausse de leurs dépenses de fonctionnement à 1,2% par an
Une loi de finances rectificatives
Autre texte soumis au Parlement, elle anticipe un lourd impact du coronavirus sur l’économie française, avec une récession de 1% du PIB et un déficit public à hauteur de 3,9% du PIB en 2020.
Combiné au projet de loi d’urgence, le texte prévoit un arsenal immédiat de 45 milliards d’euros pour aider les entreprises en difficulté et financer le chômage partiel des salariés.
dna
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeLun 23 Mar 2020 - 7:43

Culture Coronavirus : ces dix fictions qui avaient tout prévu

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Le thème de l’épidémie a inspiré écrivains, dramaturges et réalisateurs. Leurs œuvres suscitent un regain d’intérêt, en pleine pandémie de coronavirus. De quoi aussi s’occuper, en cette période de confinement.
L’épidémie est une inspiration contagieuse. Voici le top 10 de ces fictions qui ont été rejointes par la réalité du Covid-19 :

1. La Peste d’Albert Camus (1947)

Les ventes de ce classique de la littérature contemporaine se sont envolées avec la propagation du coronavirus. Le roman raconte le quotidien des habitants de la ville algérienne d’Oran, frappés par la peste et coupés du monde extérieur. L’épidémie révèle le pire et le meilleur de la nature humaine, entre ceux qui tentent de tirer profit de la situation et ceux qui cherchent à sauver les malades.
Dès avril 1941, Albert Camus fait de la maladie une allégorie de la guerre et de son texte une référence à l’horreur des camps nazis. Mais deux ans avant la parution, une épidémie de peste bubonique a affecté l’Ouest de l’Algérie. Une réalité pas totalement étrangère au succès de l’œuvre, comme aujourd’hui en pleine pandémie de Covid-19.

2. Contagion de Steven Soderbergh (2011, 1h46)

Sorti fin 2011, ce film dépeint un monde infesté par le MEV-1, un virus extrêmement contagieux, semblable au coronavirus. Porté par un casting de stars internationales (Marion Cotillard, Kate Winslet, Matt Damon ou encore Jude Law), le scénario colle au déroulé de la pandémie de Covid-19 : de la recherche du patient zéro à la mise en quarantaine des zones infectées, en passant par l’identification du virus ou les alertes des scientifiques auprès des pouvoirs publics.
Dans le top 10 des films les plus téléchargés sur la plateforme iTunes, le thriller ne s’éloigne jamais de la réalité. Les experts sollicités par son scénariste, Scott Burns, étaient persuadés qu’un tel épisode allait survenir à terme.

3. Pandemia de Franck Thilliez (2015)

Dans ce polar, ce n’est pas une chauve-souris ni un pangolin qui sont à l’origine de l’épidémie, mais des cygnes retrouvés morts dans les Hauts-de-France et porteurs d’un virus inconnu. Ce dernier va vite se propager un peu partout en Europe, suscitant la panique au sein de la population.
L’écrivain s’est longuement informé auprès de chercheurs de l’Institut Pasteur de Lille pour comprendre le processus de propagation des maladies. En l’occurrence, une grippe mutée, extrêmement contagieuse et à lente période d’incubation, se propage sur fond d’attaque terroriste. Frissons garantis.

4. L’Aveuglement de José Saramago (1995)

Les lecteurs italiens n’ont en pas que pour Albert Camus en ce début d’année 2020. Prix Nobel de littérature 1998, José Saramago raconte une épidémie de cécité dans une ville du Portugal. Dans le chaos absolu, de petits groupes d’humains luttent pour leur survie. Seule une femme n’a pas été touchée et les guide pour échapper aux plus vils instincts.
Le roman a été adapté au cinéma par Fernando Meirelles : Blindness a été choisi comme film d’ouverture du Festival de Cannes 2008. La 73e édition a été reportée en raison de la pandémie de coronavirus.

5. Le Fléau de Stephen King (1978 puis revu en 1990)

Autre lecture de circonstance, ce roman de science-fiction est resté très populaire. Une grippe au taux de contamination proche des 100% s’échappe par erreur d’un laboratoire secret américain et décime la planète. Deux camps se forment parmi les survivants, dans un monde post-apocalyptique glaçant.
"The Stand" (en anglais) s’est vendu à plus de 5 millions d’exemplaires aux Etats-Unis. Certains internautes ont vainement tenté de comparer le fléau et le Covid-19, mais l’auteur, maître de l’horreur, l’assure : ces deux virus n’ont heureusement rien à voir !

6. Œdipe Roi de Sophocle (Ve siècle avant J.-C.)

La notion d’épidémie a d’abord pris sa dimension mythologique et littéraire dans les tragédies grecques. Pourquoi les Dieux n’épargnent-ils pas la ville de Thèbes, touchée par la peste ? Une interrogation au fondement du parcours du héros éponyme, qui va le conduire à réaliser sa funeste destin : tuer son père et épouser sa mère.
Dans l’œuvre du dramaturge Sophocle, la peste n’est pas qu’un prétexte à l’histoire mais avant tout la métaphore de la violence contagieuse, un appel à la tragédie. Un thème repris au XVIIe siècle par Jean de La Fontaine dans Les Animaux malades de la peste.

7. L’Amour au temps du choléra de Gabriel Garcia Marquez (1985)

L’écrivain colombien voue une grande passion aux épidémies. "La Mala Hora" (1961) ou encore "Cent ans de solitude" (1967) reprennent aussi le thème des maladies contagieuses. Dans "L’Amour au temps du choléra", le virus sert de toile de fond à un triangle amoureux sous les tropiques.
Chez Gabriel Garcia Marquez, l’épidémie est vu de façon positive, permettant le développement de sentiments extraordinaires. Même si elle peut aussi générer de la peur et de la méfiance. Le roman a lui aussi été adapté au cinéma, par Mike Newell en 2007.

8. Alerte ! de Wolfgang Petersen (1995, 2h08)

Inspiré par la crise du virus Ebola, ce film raconte la quarantaine d’une petite ville de Californie, menacée par un virus mortel nommé Motaba. Ses habitants sont encerclés par l’armée, qui a reçu ordre d’abattre quiconque tenterait de s’enfuir. Pire, un général est prêt à larguer une bombe incendiaire pour enrayer l’épidémie.
Des acteurs charismatiques (Dustin Hoffman, Morgan Freeman ou encore Kevin Spacey), du suspens, de l’action et une bonne dose d’angoisse pour un modèle de film catastrophe.

9. Némésis de Philip Roth (2010)

L’action de ce roman se passe toujours aux Etats-Unis, mais en pleine Seconde guerre mondiale. Prof de gym dans le quartier juif de Newark, Bucky Cantor n’a pas pu s’engager dans l’armée à cause de sa myopie. Mais durant cet été 1944, une épidémie de polio se propage. Amoureux de Marcia, il décide de la rejoindre à Indian Hills, à plusieurs centaines de kilomètres de là. Malgré toutes ses bonnes intentions, le virus ne le quitte jamais vraiment.
La morale de l’histoire : restez chez vous. Vous êtes peut-être contagieux sans le savoir. Dans Némesis, quatrième opus d’une série et dernier roman de sa carrière, Philip Roth décortique toutes nos émotions face à un mal invisible.

10. Le Hussard sur le toit de Jean Giono (1951)

Un classique de la littérature française pour commencer, un autre pour finir. En 1832, le choléra ravage la Provence. Un hussard italien, Angelo Pardi est traqué par les soldats autrichiens mais plein de bonté, n’hésite pas à soigner les blessés sur sa route. Accusé d’avoir favorisé la propagation de l’épidémie, il se réfugie sur les toits de Manosque. Immunisé par miracle, il ne désespère pas de pouvoir sauver ceux qui l’entourent.
Jean Giono dépeint des paysages dévastés par la maladie, au sein desquels se révèlent les passions humaines.
dna
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeSam 28 Mar 2020 - 6:08

dna a écrit:
Des vols dans les voitures des soignants sur le parking du CHU de Hautepierre
Dans la nuit de mercredi à jeudi, quatorze voitures appartenant à des salariés du CHU de Hautepierre à Strasbourg ont eu des vitres brisées. À l’intérieur, des objets sans grande valeur ont été volés. Mais ces actes, pour lesquels deux garçons de 15 et 17 ans ont été interpellés, ont surtout compliqué la journée de soignants déjà très éprouvés.

Quand elle est sortie de sa nuit de travail dans un service de réanimation jeudi matin vers 7 h 25, Marie (*) a constaté qu’une vitre arrière de sa voiture était complètement brisée. La veille, cette infirmière au CHU de Hautepierre l’avait garée, comme d’habitude, sous le parking en silo — un espace réservé au personnel hospitalier muni d’un badge d’accès.

Après cette nuit de travail déjà rude en raison de l’afflux de patients infectés par le coronavirus, l’infirmière est restée « stupéfaite » devant les dégâts causés. « Ils ont complètement déhoussé le siège auto de ma fille, vidé son sac de sport, retourné la boîte à gants, énumère-t-elle. À côté de moi, une dame attendait déjà la police à côté de sa voiture fracturée. » Au total, quatorze véhicules ont ainsi été visités. « Ils les ont pris au hasard parce que c’était facile. Je n’ai pas l’impression qu’ils aient visé des voitures de soignants », estime celle qui n’avait « ni macaron, ni matériel médical ».

Avec l’aide d’une collègue, Marie a « colmaté la vitre brisée avec un drap » De quoi « limiter les courants d’air » pour rentrer chez elle à une vingtaine de kilomètres au nord de Strasbourg. Une journée de galère a suivi sa nuit de travail. « Il a fallu porter plainte auprès de la police, passer beaucoup de temps à essayer de joindre l’assurance et à trouver un garage pour les réparations. » Au final, l’infirmière n’aura « dormi que trois heures » dans la journée avant de repartir pour une nouvelle nuit de garde, dès jeudi soir.
Un adolescent placé en détention provisoire

Attendue à l’hôpital, la professionnelle de santé a pu être cherchée par un taxi – une possibilité prévue dans le cadre du déclenchement du plan blanc. Vendredi, elle a fini par trouver un garage qui lui a gracieusement prêté un véhicule et s’est engagé à remplacer la vitre brisée dès lundi.

Dès jeudi, les investigations menées par la Sûreté départementale du Bas-Rhin ont permis d’interpeller deux adolescents de 15 et 17 ans. Ces mineurs placés en foyer ont reconnu les faits. Ils ont été déférés vendredi et présentés à un juge des enfants qui leur a signifié leur mise en examen pour vols en réunion. Conformément aux réquisitions du parquet, l’aîné a été placé en détention provisoire. Le plus jeune a été remis en liberté avec un suivi éducatif.

(*) Le prénom a été modifié à la demande de la victime.
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeSam 28 Mar 2020 - 7:44

Plus d’un quart des Français pensent que le virus a été fabriqué en laboratoire
26 % des Français pensent que le nouveau coronavirus a été fabriqué en laboratoire selon une étude de l’Ifop publiée samedi.
Plus d’un quart (26 %) des Français pensent que le nouveau coronavirus a été fabriqué en laboratoire, dont 17 % intentionnellement, et ce dernier chiffre bondit à 40 % chez les sympathisants du Rassemblement national, selon une étude de l’Ifop publiée ce samedi.
Dans le détail, le coronavirus est apparu de manière naturelle pour 57 % des Français, mais 17 % pensent qu’il a été développé intentionnellement dans un laboratoire et 9 % qu’il a été fabriqué accidentellement en laboratoire, tandis que 17 % ne se prononcent pas, selon l’étude réalisée pour la fondation Jean-Jaurès et l’Observatoire du conspirationnisme Conspiracy Watch.
En termes de proximité politique, les sympathisants du RN se distinguent puisqu’ils sont 40 % à croire que ce virus a été intentionnellement fabriqué en laboratoire, et 15 % accidentellement. 29 % pensent qu’il est apparu de manière naturelle.

Les Français ne sont pas beaucoup moins "complotistes" que les Américains

L’Ifop a mené cette étude après la publication d’une enquête similaire du Pew Research Center menée aux États-Unis du 10 au 16 mars. 
Selon cette étude citée par l’Ifop, 29 % des Américains pensent que le coronavirus a été fabriqué en laboratoire (23 % intentionnellement et 6 % accidentellement), contre 43 % qui pensent qu’il est apparu de manière naturelle. Quelque 25 % ne se prononcent pas.
Rudy Reichstadt, fondateur de Conspiracy Watch, et Jérôme Fourquet, directeur du pôle opinion et stratégies d’entreprises à l’Ifop, en concluent que les Français ne sont pas beaucoup moins "complotistes" que les Américains sur l’origine du nouveau coronavirus.

Les plus jeunes et les plus pauvres perméables au complotisme

L’étude confirme aussi des enquêtes précédentes qui montraient que les générations les plus jeunes et les catégories sociales les plus défavorisées demeurent les plus perméables au complotisme. Ainsi, 27 % des moins de 35 ans pensent que le virus a été développé intentionnellement dans un laboratoire contre seulement 6 % des plus de 65 ans. Les catégories pauvres sont elles 22 % à croire que le virus a été fabriqué intentionnellement en laboratoire, quand les catégories aisées ne sont que 4 %.
 Les sympathisants de la République en marche sont à l’inverse seulement 2 % à penser que le virus a été fabriqué intentionnellement en laboratoire, et 7 % accidentellement. Quelque 84 % pensent qu’il est apparu de manière naturelle.
Deux articles du service de l’AFP du 27 janvier et du 18 mars ont montré que le Covid-19 n’a pas été créé puis breveté en laboratoires, de fausses informations devenues virales s’appuyant sur des dépôts de brevets relatifs à des virus différents. 
Le sondage Ifop a été réalisé en ligne du 24 au 26 mars, auprès d’un échantillon de 1 008 personnes de plus de 18 ans, selon la méthode des quotas.
dna
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeSam 28 Mar 2020 - 10:43

Coronavirus en Alsace : près de 400 décès et 1750 hospitalisations
Le gouvernement a mis en place un nouveau site qui permet désormais d’accéder aux données brutes liées à l’épidémie de Covid-19 en France, région par région et département par département.

Pour la journée d’hier, ce site annonce les bilans suivants : pour le Haut-Rhin, à la date du 27 mars, 963 hospitalisations, 128 réanimations, 290 décès et 409 retours à domicile. Dans le Bas-Rhin, 787 hospitalisations en cours, 223 réanimation, 107 décès et 234 retours à domicile. Soit pour l’Alsace, 1750 hospitalisations, 351 réanimations, 397 décès mais aussi 643 retours à domicile.
Pour le Grand Est, le site du gouvernement affiche 3290 hospitalisation, 699 réanimations, 657 décès et 1074 sorties. Alors que pour la même journée, l’ARS Grand Est indiquait dans son bulletin quotidien 3607 hospitalisations, soit 317 de plus que le site gouvernemental ; 747 réanimations, soit 48 de plus, et 660 décès, soit 3 de plus. Le nombre de retours à domicile est aussi plus élevé ; 1082 contre 1074 selon le site du gouvernement.
dna
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeSam 28 Mar 2020 - 10:54

Quand la Poste vous prive de journal
La décision de la Poste de ne distribuer courriers, journaux et colis que les mercredi, jeudi et vendredi pénalise les abonnés postaux aux quotidiens régionaux et provoque une rupture du service public préjudiciable à l’information et aux entreprises.

À partir de lundi, le facteur ne passera plus six jours sur sept comme c’est le cas depuis la Libération – après-guerre, il existait même une tournée du soir. Le courrier sera déposé dans la boîte aux lettres trois jours par semaine, les mercredi, jeudi et vendredi, « avec des organisations modulables selon les territoires et qui évolueront en fonction des cas de coronavirus », précise Arnaud Tomasi, en charge du courrier et de la presse à la direction de la Poste.
Pour la première fois, la continuité du service public de la Poste est rompue. Et donc avec lui la distribution quotidienne de votre journal s’il vous est déposé en boîte aux lettres par la Poste. « Nous en sommes désolés. Nous sommes conscients de notre mission de service public, du lien de la presse avec la population. Mais protéger la santé de nos salariés est notre priorité absolue, une exigence morale. Nous appliquons les prescriptions de la médecine du travail et les règles du gouvernement avec cette organisation la plus adaptée pour passer le pic d’épidémie », justifie Arnaud Tomasi. Il souligne aussi que le personnel manque dans les centres de tri et parmi les facteurs : « Il n’est pas possible de remplacer au pied levé un facteur compte tenu de la complexité des tournées. Or des mesures de confinement sont appliquées à certains et il y a eu beaucoup de demandes de gardes d’enfants » (25 % d’absentéisme chez les facteurs en moyenne).
« Une décision unilatérale »
Pour Jean-Michel Baylet, président d’Alliance de la presse d’information générale, qui regroupe les quotidiens régionaux et nationaux, « cette décision unilatérale a été prise sans préavis ni concertation. Certes, la Poste comme chaque entreprise doit protéger ses salariés et prendre des mesures sanitaires. Néanmoins, il faut respecter ses clients et assurer la continuité du service public aux citoyens. Or la Poste bafoue ses engagements contractuels tant vis-à-vis des éditeurs qu’envers l’État et les contribuables, qui lui versent 100 millions d’euros par an pour assurer la distribution. J’ai saisi le président de la République et le Premier ministre. »
Les entreprises de presse demandent une distribution au moins un jour sur deux et non pas trois jours groupés, choix que la direction de la Poste peine à justifier. Elles ont en effet déployé des organisations de crise et ont engagé des mesures exceptionnelles de protection pour assurer la continuité de l’information et de ce lien social de proximité unique que représente votre journal. Les journalistes mais aussi les opérateurs de photocomposition, les rotativistes, les gestionnaires et tous les salariés mobilisés ne ménagent pas leurs efforts, conscients que leur mission est primordiale dans cette période inédite et anxiogène.
À l’info de proximité, aux reportages sur la crise sanitaire réalisés dans des conditions difficiles, aux expertises que nous recueillons, nous ajoutons des espaces de service, de conseils pratiques. Nous publions par exemple les attestations de déplacement. En cette période où les obsèques sont célébrées dans l’intimité, nos avis de décès permettent de rendre hommage, d’avoir une pensée pour un proche, un ami disparu.
Dans cette période critique, la presse est un garant du bon fonctionnement de la démocratie et de la transparence, la décision de la Poste est lourde de conséquences pour tous ceux qui n’ont pas accès au numérique. « Les citoyens des territoires les plus ruraux vont être les plus pénalisés. Le journal fait partie d’un service public, la Poste aussi. Si elle peut maintenir des services marchands comme le port des repas à domicile, elle doit aussi maintenir le service public », ajoute Jean-Michel Baylet. L’absence du quotidien régional – et du courrier – contribue à creuser les fractures sociale, numérique, territoriale, générationnelle, ces maux français contre lesquels le service public de la Poste a vocation à lutter. Surtout en temps de crise.
dna
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeSam 28 Mar 2020 - 12:09

Coronavirus : témoignages du front, en Alsace
Ils sont médecins et infirmières, travaillent en ville ou à l’hôpital, et sont depuis deux semaines en première ligne face au Covid-19. Ils racontent leur quotidien.

« Je n’ai jamais rien connu de pareil »
Docteur Jean-François Cerfon, chef d’un des trois services de réanimation Covid à Pasteur 2 (Colmar)
« On était loin d’imaginer qu’une chose pareille puisse nous arriver. Depuis que j’exerce, je n’ai jamais rien connu de semblable. Même un crash d’avion ou un tremblement de terre sont ponctuels : après la catastrophe, on arrive à évaluer les victimes. Là on est confronté à une arrivée constante depuis maintenant quinze jours. C’est très angoissant. Et on ne sait pas combien de temps ça va durer. Dieu merci, des transferts s’organisent vers les réa de Lorraine et de Champagne, où il leur reste des places car ils sont pour le moment moins atteints. Et depuis peu, vers l’Allemagne aussi et la Suisse. L’Airbus de l’armée de l’air est venu chercher des patients. On espère que l’effet du confinement va se faire sentir et que notre expérience profitera aux autres départements avant qu’ils n’arrivent à saturation. »
« Il y aura un avant et un après Covid »
Thomas Manneh, 30 ans, généraliste à Soultz
« Entre les visites de patients au cabinet et à domicile, les gardes aux urgences de Colmar ou à la régulation du 15, ça fait deux semaines que je n’arrête pas. Mon premier jour de repos, ce sera ce dimanche.
Je suis en colère car on n’était pas préparé. On aurait été en difficulté de toute manière, mais là on est vraiment submergé. Si en Allemagne il y a moins de morts, c’est qu’ils étaient bien préparés. J’estime que l’État aurait pu nous permettre de faire beaucoup mieux. On ne fait que limiter la casse, éponger ce qui déborde.
En médecine de ville, on est en première ligne car l’hôpital est débordé. On essaie de gérer au mieux les patients à domicile. On a peur pour les patients de tous les âges car on sait que les complications peuvent toucher n’importe qui entre 30 et 80 ans. Donc on prend chaque patient comme un risque potentiel. On essaie de les réévaluer par téléphone ou à domicile toutes les 24 à 72 heures, avec des fiches de suivi, comme à l’hôpital. Pour ceux dont on sait que la prise en charge ne sera pas possible à l’hôpital, en raison de leur âge, on essaie de mettre de l’oxygénothérapie à domicile. Et si l’oxygène n’a pas de conséquence médicale positive, on est en train de mettre en place des soins palliatifs à domicile, pour qu’ils partent dans de bonnes conditions, chez eux.
Un de mes collègues est parti en réanimation aujourd’hui. Le moral en prend un coup, à chaque fois qu’on entend qu’un confrère est hospitalisé. Ça nous rappelle notre fragilité, le risque qu’on prend au quotidien et sur lequel on jette un voile, car on sait qu’on doit être présent.
Je suis fier de mes confrères : Nous, les jeunes, on monte la digue. Mais je suis encore plus fier de mes confrères plus âgés qui sont plus fatigués que nous, plus à risque face à cette maladie qui tue et qui n’ont pas peur de venir travailler. Quant aux retraités qui reviennent bosser, c’est de la solidarité à la limite de l’inconscience. C’est beau.
Ce qui est beau aussi c’est la solidarité dont les gens font preuve. Plus de la moitié des masques qu’on a eus, c’est grâce aux particuliers et aux entreprises. Tous ces gens qui se mobilisent à nos côtés, ça nous fait du bien. Il faudra retenir les bons messages de cette tragédie pour qu’on puisse avancer sur le bon chemin. Plusieurs personnes ont fait des erreurs, l’État a fait des erreurs. On est prêt à pardonner mais ce sera impardonnable de répéter ces erreurs. Il y aura un avant et un après Covid.»
« J’ai hurlé pour dire qu’il nous fallait du renfort médical »
Marie-Paule Rietsch, médecin gériatre, salariée et coordonnatrice à l’Ehpad Bethesda Contades, à Strasbourg
« C’est un drame qui arrive aux Ehpad, je n’ai jamais vécu cela en 35 ans de métier. Je pense que si l’Agence régionale de la santé nous avait donné les moyens et des directives drastiques plus tôt, nous aurions évité un certain nombre d’erreurs. Les mesures sont venues après, nous avions du matériel, gants, masques mais pas énormément. On s’est dit : on se protégera quand le premier cas va arriver. C’était évidemment trop tard.
C’est très dur pour un Ehpad, parce que c’est un lieu de vie. Là c’est un hôpital de campagne que l’on a mis en place avec toutes les mesures sanitaires qui s’imposent. Ces patients infectés, il faut les examiner tous les jours, j’ai hurlé pour dire qu’il fallait du renfort médical et on nous propose de la télémédecine. Mais ce n’est pas adapté dans cette situation, nos bras infirmiers, il nous les faut en tant que techniciens de soin. Car il faut examiner les gens tous les jours, cela change du matin au soir, on révise nos positions en permanence, on perfuse. C’est essentiel, si on veut amener un maximum de résidents d’un Ehpad à bon port et on s’y astreint, on veut y arriver, et on y arrivera. J’ai obtenu qu’une de mes collègues retraitée gériatre nous renforce. Nous serons deux à tenir le gouvernail ; et la gériatrie strasbourgeoise est en train de s’organiser, des numéros d’astreinte sont mis en place. On était démuni surtout au début parce qu’on n’a pas été préparé, on a perdu beaucoup de temps, mais aujourd’hui chacun a trouvé sa stratégie »
« Comme les ouvriers de Tchernobyl »
Antoine*, infirmier anesthésiste aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg
« On estime qu’une personne sur deux qu’on soigne serait infectée, même si elle est asymptomatique. Ça veut dire que même une intervention banale comporte un danger. Je suis infirmier anesthésiste. Quand j’intube un patient, je travaille à l’endroit le plus contaminé, la bouche. J’essaie d’éviter au maximum les gens qui toussent. Malheureusement, quand on retire le tuyau à la fin de l’intervention, le premier réflexe du patient, c’est de tousser.
On a un gros problème de matériel. On m’a donné deux masques, je les garde tout le temps, alors qu’on devrait les changer à chaque patient. Je n’ai plus de pantalon pour me changer. Il ne reste presque plus de blouses. J’ai dû acheter mes propres lunettes de protection. Quand on voit des images de ce qui se passe en Chine, eux sont habillés comme des cosmonautes. Nous, ça fait dix ans qu’on demande du matériel pour travailler.
On va au front mais on n’a pas les armes. Au fur et à mesure, on remplace ceux qui tombent malades. J’ai appris qu’une collègue qui travaille dans un autre hôpital est décédée. Elle avait 44 ans. Ma belle-sœur, qui est aussi une collègue, a 40 ans, elle a été contaminée. Elle a eu peur de mourir.
C’est comme les ouvriers de Tchernobyl qui allaient décontaminer les réacteurs, c’était leur boulot. Nous aussi, on fait notre boulot. Et on n’est pas encore au pic de l’épidémie. On devra faire des choix, en fonction de l’âge et de l’état de santé. J’ai été sur des terrains humanitaires où on était obligé de faire ce genre de choix entre deux personnes. On sait que si on essaie de sauver les deux, on perd les deux. C’est la seule façon de voir les choses. »
« Les gens ne comprennent pas la réalité de la situation »
Dans le service de dialyse de Tzaz*, à Mulhouse, les cas de coronavirus sont officiellement peu nombreux. « Dans les faits il y en a beaucoup plus, parce que tant qu’ils ne sont pas en détresse respiratoire, les patients ne sont pas testés. Dans cette unité, les personnes traitées sont pourtant immunodéprimées, et donc plus facilement contaminables.
On manque de masques FFP2. Au départ, on en avait un par jour et par personne. Maintenant, ils sont réservés aux infirmières qui s’occupent exclusivement des patients contaminés par le Covid.
Les autres doivent se rabattre sur des masques chirurgicaux. On a reçu un stock il y a peu. Jusque-là, on utilisait des masques d’hygiène. »
Lorsqu’elle rentre chez elle, les jeunes qui squattent le quartier lui donnent la nausée. « Hier je n’ai pas pu m’en empêcher, j’ai baissé ma vitre et je leur ai dit : vous savez qu’il y a un couvre-feu. Ils m’ont répondu : “ouais, et alors ?”  Ça me met en colère. Quand je dis à ma fille de 5 ans qu’on sort prendre l’air un quart d’heure, elle me dit : non Maman, on ne peut pas sortir, c’est interdit. On va rester sur le balcon, c’est mieux. Si mon enfant est capable de comprendre ça, pourquoi un adulte n’en est pas capable ? »
« On n’a pas toujours le temps d’accompagner les proches »
À 27 ans, Claire* travaille dans un service de soins en continu, dans le Sud Alsace. « On est assimilé à un service de soins intensifs. On a des patients qui ont des problèmes cardiaques ou des antécédents lourds. » Le service a été chamboulé par l’arrivée des premiers patients atteints de coronavirus. Depuis une semaine, la totalité du service est passée en unité Covid.
« Le service manque de masques. On n’a aucune info sur une possible livraison, ou alors on ne nous dit rien. Heureusement nous avons eu des dons de particuliers, ainsi que des dons de produits d’hygiène dont nos patients ont grandement besoin. »
Pendant 10 jours, elle et son équipe ont demandé des effectifs supplémentaires. « À la base on est deux infirmières et une aide-soignante la journée, et un binôme infirmière aide-soignante la nuit, pour huit patients. » Des chiffres intenables en unité Covid. « On fait énormément de réanimations, services pour lesquels on a d’habitude deux patients par infirmière. On était loin du compte. »
Son équipe est à bout, épuisée. « On avait à peine le temps de manger. Je ne pouvais pas aller aux toilettes de la journée. » Heureusement, des étudiants de l’IFSI sont appelés en renfort, ainsi qu’un infirmier anesthésiste. Mais au vu de l’affluence, pas sûr que cela suffise. « Avant le coronavirus, on était déjà en sous-effectif. Le risque c’est que d’ici quelques jours on ne soit plus là, pas à cause du virus, mais à cause de l’épuisement.
Tous les jours on intube des gens, tous les jours on les transfère. On n’a pas toujours le temps d’accompagner les proches. Sitôt qu’un respirateur est disponible, on le donne à quelqu’un d’autre. » Alors quand elle voit des personnes se jouer des mesures de confinement, son sang ne fait qu’un tour. « Malheureusement il y a des gens qui pensent qu’ils sont loin de tout ça. Je ne leur souhaite pas que quelqu’un de leur famille soit dans un de mes lits demain, parce que sans antécédents, aujourd’hui, il y a 50 % de chances de s’en sortir. »
« On a l’impression de préparer la guerre »
Kristy Bunwaree, 38 ans, infirmière libérale à la maison médicale de Bourtzwiller-Mulhouse
« Chez nous, l’épidémie a débuté il y a trois semaines. Ça touchait d’abord des gens très âgés avec de multiples pathologies, des gens fragiles. Puis en 12 jours ça s’est très vite dégradé. Ça a touché des gens de plus en plus jeunes, des patients de 61 ans à 65 ans, qui se présentaient deux jours avant chez le médecin avec une petite grippe et qui faisaient des détresses respiratoires soudaines. En deux à cinq jours, ils étaient emportés par le Covid alors qu’ils ne présentaient pas de fragilité pulmonaire au départ. Il n’y a pas de logique, on ne comprend rien. Il y a énormément de décès à Bourtzwiller, c’est incroyable, et ce n’est que le début malheureusement.
Je reprends le travail aujourd’hui après une période d’arrêt. J’ai pu officiellement en tant que soignante faire mon test mardi dernier, alors que ça faisait plus d’une semaine que j’étais malade. Je trouve ça incroyable, à Bourtzwiller où tout a commencé, qu’on ne teste pas les gens. Tout comme j’ai été surprise des ruptures de stock de matériel dès le début de l’épidémie : gants, masques, gel, thermomètres. Notre fournisseur ne nous répond même plus. On se débrouille avec les dons de restaurateurs, d’entreprises ou de particuliers. On a l’impression de préparer la guerre à force de stocker du matériel tout le temps. »
« Quand les gens nous applaudissent tous les soirs à 20 h, ça fait chaud au cœur »
Lucille Miss, 29 ans, infirmière au service de cardiologie du Nouvel Hôpital Civil de Strasbourg
« Notre unité de cardiologie accueille désormais des patients atteints du Covid-19. J’ai travaillé le week-end dernier de nuit. Comme c’était le début de la nouvelle organisation, j’y allais un peu la boule au ventre car c’était la grosse inconnue. Le personnel soignant a été doublé mais le matériel, gants et masques, tout est restreint. On porte le même masque chirurgical de quatre à cinq heures, le FFP2 on doit le garder 8 heures sans l’enlever cela veut dire que l’on ne peut ni boire ni manger. Les patients ont entre 25 et 70 ans, ils sont sous une surveillance intensive. Quand on rentre dans une chambre, c’est habillé d’une blouse, d’un tablier par-dessus, de gants, masques, lunettes de protection et de surchaussures en plastique.
Depuis le week-end dernier, la situation a bien changé. Le service est plein et les patients nécessitent beaucoup de soins et de surveillance. La nuit de mercredi à jeudi, j’ai à peine eu deux pauses de cinq minutes pour boire un peu.
On est très soudé avec les collègues, même d’autres services. C’est important cette solidarité et quand les gens nous applaudissent tous les soirs à 20 h, cela fait chaud au cœur »
« C’est une situation terrible »
Mustapha*, 27 ans, interne aux urgences et au service de réanimation de l’hôpital Emile-Muller, à Mulhouse
« C’est une véritable catastrophe sanitaire qui se profile. Nous sommes malheureusement ici à Mulhouse en avance d’une semaine sur le reste de la France. Cette situation va se propager au reste de l’Hexagone. Les hôpitaux de Nancy, Metz. Strasbourg, Colmar et Belfort sont saturés et nous, nous avons tous les jours des nouveaux cas graves. J’ai fait une garde tout récemment, les malades étaient en insuffisance respiratoire sous 15 litres d’oxygène. C’est le grand maximum. Ils devraient être intubés mais on n’a plus de matériel et il n’y a plus de place en réanimation. Ce soir-là, il n’y avait que deux places de disponibles. Alors les arrivants on les a placés dans d’autres services en espérant qu’ils tiennent le coup la nuit jusqu’au lendemain pour les mettre ensuite en réanimation, si des places se libéraient. Dans les services, ce sont des morts tous les jours. On n’a pas les chiffres officiels. C’est une situation terrible. Il faut que les gens le sachent, il faut qu’ils comprennent le pourquoi de la nécessité de rester confiné chez soi. Ce n’est pas du cinéma. On est totalement démuni… »
* Le prénom a été modifié à la demande de la personne.
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeDim 29 Mar 2020 - 3:48

dna a écrit:
Coronavirus Canards, oiseaux, dauphins, sangliers... Ces animaux qui profitent de l'absence d'humains en ville
Des sangliers aperçus à Barcelone, des Canards qui se baladent dans Paris... La nature reprend ses droits en cette période de confinement pour lutter contre le Covid-19.
Les animaux et les oiseaux vivant dans les parcs urbains, comme les moineaux, les pigeons et les corneilles, peuvent quitter leurs territoire habituel et "libérer de la place pour d’autres animaux".

Les oiseaux, d’habitude discrets en ville, sont-ils plus nombreux ? C’est plutôt qu’on les entend mieux. Certains d’entre eux "s’arrêtent de chanter quand il y a du bruit. A présent ils arrêtent de s’arrêter", explique Jérôme Sueur, spécialiste de l’acoustique au MNHN.

Le bruit perturbe aussi leurs comportements et génèrent du stress, poursuit-il. Il faut espérer que la disparition de la cacophonie humaine soit "bénéfique" pour les animaux, en pleine période de reproduction au printemps. "Les animaux sont dépollués du bruit humain", résume le chercheur.

A la campagne et à la mer aussi, la faune sauvage pourrait mieux se porter. En France, le confinement a mis fin avec un peu d’avance à la saison de la chasse.

La quarantaine intervient quand, pour certaines espèces, la saison des amours bat son plein. C’est le cas pour le crapaud commun et la salamandre tachetée, qui "traversent les routes et se font écraser régulièrement", indique Jean-Noël Rieffel, directeur régional Val-de-Loire de l’Office français de la biodiversité (OFB).

Barcelone est une ville fantôme, les sangliers du parc de Collserola en profitent pour descendre en centre ville
Les mouettes mélanocéphales, qui nichent sur des bancs de sable sur la Loire, sont d’habitude dérangées. Mais à présent, finis promeneurs, chiens, quads ou canoës. Pas de curieux non plus pour toucher les faons.

Dans le parc national des calanques, non loin de Marseille, fermé aux promeneurs et aux plaisanciers, "la nature et les espèces retrouvent leurs espaces naturels à une vitesse qui nous surprend", indique son président Didier Réault. "Les puffins qui nichaient sur des archipels, dans des zones de haute protection, se regroupent aujourd’hui sur l’eau".

Idem pour les plantes. Les orchidées sauvages, protégées, poussent fin avril/début mai et sont parfois cueillies par des promeneurs, raconte Jean-Noël Rieffel. Elles pourraient y échapper cette année.

En ville, les pelouses non tondues fleurissent et offrent "des ressources pour les bourdons, les abeilles, les papillons", explique Romain Julliard. Pour le scientifique, "le phénomène le plus important est peut-être que notre attention à la nature change : les personnes confinées réalisent à quel point la nature leur manque". Cloîtré chez soi, à sa fenêtre ou dans son jardin, chacun dispose de plus de temps pour observer la nature et la redécouvrir. Le site "Vigienature" répertorie différentes initiatives.

L’opération "confinés mais aux aguets" de la Ligue de protection des oiseaux permet "d’ouvrir sa fenêtre, d’observer les oiseaux, les identifier si on peut", indique son président Allain Bougrain-Dubourg.

Alors que la France continue son confinement, la faune reprend sa place dans la capitale. Les canards ne restent plus sur les quais de Seine mais se baladent désormais dans les rues calmes de Paris en début de soirée, près de la Comédie Française par exemple

Gérer la sortie du confinement


Le confinement des humains pourrait toutefois être une mauvaise nouvelle pour des espèces habituées à se nourrir de leurs déchets.

Autre inconvénient : les opérations d’aide aux espèces menacées ou la lutte contre les espèces invasives sont interrompues, relève Loïc Obled, directeur général délégué de l’OFB.

Il faudra aussi gérer la sortie du confinement. "Il y aura un besoin de nature, et une surfréquentation qui peut être défavorable à la faune et la flore", avertit Jean-Noël Rieffel. Des oiseaux qui iraient nicher dans une cour d’école déserte se trouveraient dérangés. Le répit restera de courte durée.
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeDim 29 Mar 2020 - 3:58

dna a écrit:
Édouard Philippe dénonce les "mots scandaleux" qui visent certains soignants

Edouard Philippe a dénoncé samedi «les mots scandaleux» que certains soignants, en première ligne dans la lutte contre le coronavirus, reçoivent de la part de leur voisinage inquiet d’une possible contamination.

Déplorant la «part sombre» qui peut ressurgir lors d’une telle crise sanitaire, le Premier ministre a critiqué «ces mots scandaleux d’un certain nombre de gens qui s’inquiètent de la présence sur le palier à côté de chez eux ou en dessous de chez eux d’infirmières, d’aides-soignants ou de médecins parce qu’ils seraient exposés plus que d’autres au virus».

«J’ai eu l’occasion à l’Assemblée nationale de dire que lorsque notre pays est confronté à une crise de cette ampleur, on voyait ce qu’il y avait de plus lumineux et ce qu’il y avait de plus sombre dans la personne humaine», a-t-il rappelé.
La part lumineuse est "bien plus majoritaire et admirable"

«Le plus sombre ce sont les trafics, la revente de masques, le marché noir qui peut exister en la matière» et «ce sont ces mots scandaleux».

Certains soignants ont fait part, notamment sur les réseaux sociaux, de messages, le plus souvent anonymes, de leurs voisins leur demandant de quitter leur immeuble, par crainte d’être contaminés par les allers et venues de ces médecins et infirmiers, qui se battent chaque jour contre le virus.

«C’est ça la part sombre que nous voyons. Il ne faut pas que cette part sombre fasse oublier la part lumineuse qui est bien plus majoritaire et qui est admirable», a insisté le Premier ministre, évoquant des «initiatives de solidarité exceptionnelles (...) çà et là», pour «aider les soignants, accompagner les personnes âgées isolées et parfois dépendantes».
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeDim 29 Mar 2020 - 4:56

Dans les épidémies de jadis
La lutte générale menée contre la pandémie qui sévit actuellement dans le monde nous rappelle que, dans son histoire, l’humanité a constamment été frappée, à intervalles plus ou moins espacés, par de tels fléaux.

La grippe espagnole
On évoque ces temps-ci dans les médias et dans les conversations les ravages causés, il y a cent ans, par la grippe dite espagnole parce que, en Espagne, pays resté neutre pendant la Grande Guerre, le gouvernement n’a pas caché le nombre de victimes, de sorte que les gens ont cru que ce pays en était à l’origine. Apparue en hiver 1918 à Boston, elle a été introduite en France par les soldats américains. La censure officielle, craignant de démoraliser au mauvais moment l’opinion publique et les troupes, a empêché d’en parler et de la combattre efficacement. On estime aujourd’hui le nombre de victimes, de 1918 à 1920, à 50 millions dans le monde, 400 000 en France, dont 100 000 parmi les troupes alliées au front. Chaque famille déplore en son sein un ou plusieurs décès dus à ce virus, en plus des victimes de la guerre.
Le choléra
Le XIXe  siècle, lui, a connu plusieurs vagues du choléra en Europe, dans les années 1820 et plus nettement en 1832 et 1854 et encore vers 1866-1867, causant chaque fois une mortalité accrue. Un ancêtre de Boris Vian, par exemple, Louis Alexandre Ravenez, en est mort en 1854 à Marseille, où il était commissaire de police. Chaque fois, le point de départ de l’épidémie a été le Bengale. Les virus se propageaient jadis plus lentement que de nos jours, mettant des mois, voire une année, pour gagner nos contrées, les voyages s’effectuant principalement par mer.
La peste
Autrefois, la médecine ne parvenait pas encore à identifier la véritable cause des épidémies successives, ni à les diagnostiquer. On les qualifiait de peste, terme qui ne s’appliquait pas seulement à la peste bubonique, mais aussi à d’autres maladies contagieuses mal déterminées. Les chroniques alsaciennes décrivent plusieurs de ces invasions.
Au départ, le responsable de la peste bubonique est le rat noir, originaire du sud de l’Asie, amené en Europe au Moyen Âge par bateau. Quand il est lui-même atteint par le virus, il sort de son trou pour mourir. Ses puces contaminent ensuite l’homme. La mémorable pandémie de 1348-1349 a été la plus dévastatrice sur le continent, tuant de 30 à 50 % de la population, selon les régions.
À Strasbourg, comme ailleurs, on accusa les juifs, pourtant atteints eux aussi, d’empoisonner les puits. Le boucher Jean Bettschold, élu le 13 février 1349, qui fut le premier ammeistre issu des corporations, autorisa la populace à massacrer les juifs et à brûler leurs maisons.
A partir du XVIe  siècle, la tenue des registres de sépulture permet de suivre les courbes de la mortalité d’une localité. Le double du nombre de décès observé une année par rapport à la moyenne des années normales est le signe d’une crise. Un historien l’a remarqué pour Strasbourg durant les années 1564, 1567 et 1622. Pour une population de quelque 25 000 habitants, un chroniqueur évalue à 3 000 les Strasbourgeois morts de la peste en 1540-1541.
À la première alerte, le stettmeistre Jacques Sturm éloigne de la ville les professeurs de la Haute École, dont Calvin, avec leurs étudiants, car il a remarqué que les intellectuels succombaient les premiers. Plus tard, jeune marié, Calvin, alors à un colloque à Ratisbonne, tremble pour sa femme Idelette et la renvoie de leur logis pour la mettre à l’abri chez son frère, Lambert de Bure, parce que leur pensionnaire, son assistant, a été emporté par l’épidémie. Son collègue, le réformateur Gaspard Hédion, le sera en 1552. La peste touche également les notables, tels, en 1564, le banquier bâlois Jean Jacques Rüdin, ancêtre de l’acteur Claude Rich, et Georges Vogel, stettmeistre de Colmar, aïeul d’Auguste Bartholdi.
La guerre de Trente Ans ravage l’Alsace à partir de 1621. En plus des ruines causées par les combats, les pillages des soldats, les incendies et les rançons, les maladies se répandent. Ainsi en 1622, les soldats de Mansfeld apportent la peste à Bouxwiller, peuplée d’un millier d’habitants augmentés de l’afflux des réfugiés des alentours. D’une cinquantaine de décès jusqu’alors enregistrés par an, les pasteurs en notent 513 pour cette année-là, dont 104 pour le seul mois de juillet.
Une thérapie spirituelle
Si, de nos jours, on guérit les pestiférés à coups d’antibiotiques, jadis les moyens prophylactiques manquaient cruellement. Alors, tout naturellement, les gens se tournaient vers la religion et priaient pour la fin de l’épidémie, de quelque nature qu’elle fût. On a la chance de conserver trois témoignages de cette dévotion, rédigés en français dans des registres tenus en latin par des curés de la vallée de la Bruche, confrontés chacun à une vague soudaine de décès.
En décembre 1710, « une maladie assez inconnue » attaque le haut de Russ et enlève « en peu de jours dix gros corps ». Affolés, les habitants font le vœu d’un office en l’honneur de saint Sébastien pour obtenir sa protection. À peine le vœu fait, la maladie s’arrête, s’enthousiasme le curé. Le vœu est renouvelé en 1722 (une grande épidémie de peste sévit en France depuis 1720) et le curé ajoute que « l’Église a accoutumé d’invoquer ce saint contre la peste et autres maladies contagieuses ».
À leur tour, ceux de Wisches choisissent en 1738 de s’adresser à « saint Guérin, confesseur et pontife… contre toute sorte de maladies infectantes et nuisibles, tant à eux qu’aux animaux… ». L’intercession des saints Sébastien et Roch était le plus souvent sollicitée en Alsace contre la peste, mais Guérin y fait exception, étant plutôt vénéré dans sa Lorraine natale.
Le troisième vœu est prononcé à Lutzelhouse en 1721 pour obtenir l’intercession de saint Hubert contre la rage. La spécialité attribuée à ce saint est de protéger les chasseurs et les chiens des morsures et, par extension, de cette affection mortelle.
Pour célébrer la délivrance d’une épidémie meurtrière, de nombreuses villes d’Autriche ont érigé aux XVIIe et XVIIIe  siècles une colonne commémorant leur délivrance. Une idée à retenir pour nos nouveaux édiles, élus en pleine pandémie ?
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeDim 29 Mar 2020 - 5:00

Raoult, blouse blanche et gilet jaune

La crise du CoVid-19 Title-63

La crise sanitaire met en avant des personnalités jusque-là inconnues du grand public. L’infectiologue marseillais Didier Raoult défie les autorités scientifiques, le gouvernement en présentant l’hydroxychloroquine comme le remède à la crise. Il incarne aussi une forme de rébellion face aux élites.
Marseille est la seule ville de France « championne d’Europe » de football. Depuis 1993, avec « sa Coupe d’Europe » le Marseillais emmerde le Parisien, ses Qataris, ses stars du ballon rond, son ciel gris qui vu du Vieux-Port rend la vie moins belle.
Le professeur Didier Raoult aussi « aime emmerder Paris ». Mais le patron de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection de Marseille est lui « champion du monde » en infections microbiologiques. Enfin, c’est lui qui le dit. Depuis une semaine, beaucoup de monde le pense aussi. Les Marseillais bien entendu, alignés, le nez masqué, sur le trottoir devant l’hôpital de la Timone où Didier Raoult consulte et traque les virus depuis 32 ans.
Les Marseillais mais aussi Donald Trump, des politiques de (presque) tout bord, des millions d’humains infectés par le Covid-19, tous impatients d’obtenir son antivirus au nom tarabiscoté : hydroxychloroquine. « Covid-19 fin de partie » annonce le professeur péremptoire, dans une vidéo sur you tube le 12 février en exhibant son traitement à la base antipaludéen. Dans une autre, vidéo, le 22 janvier, il déclarait : « Trois Chinois sont morts et on déclenche une alerte mondiale ». Remède miracle ou mirage thérapeutique contre le Covid-19 ?
Les sommités médicales et le conseil scientifique du gouvernement demandent du temps pour expérimenter, étudier, trancher. Dans une tribune au Monde , cette semaine, il les qualifie de « mathématiciens », de « maniaques de la méthodologie », de « météorologistes », jamais de médecins. L’opinion le suit. À 68 ans, l’heure de gloire arrive pour ce personnage fort en gueule, en bon Marseillais mais sans l’accent. Les signes distinctifs chez lui, c’est d’abord cette coupe de cheveux d’un Patrick Juvet qui aurait perdu son shampoing, et aussi cette bagouse de biker, ces formules assénées avec un aplomb teinté de dédain à l’opposé des dialogues émouvants et malicieux des personnages tout en rondeurs patelines de Pagnol. « Son look le dessert quand même. Mais sur les réseaux sociaux, à part des médecins, c’est la star du moment pour Monsieur et Madame tout le monde. Soit les internautes veulent l’interroger, soit ils sont positifs à son égard. En tout cas, il ne passe pas pour un savant fou » souligne Véronique Reille-Soult du cabinet Dentsu-consulting, spécialiste en suivi des réseaux sociaux.
Il en incarne des combats picrocholins, le professeur Raoult. Marseille contre la capitale ; le toubib chercheur débraillé sur la paillasse du labo contre les mandarins hospitaliers ; le service public de médecine contre l’industrie pharmaceutique interdite dans son labo ; le rebelle contre le système des élites ; l’impulsif, le provocateur contre les bienséants et les bien-pensants.
Blouse blanche et pas mal gilet jaune, le bactériologue.

Réseaux sociaux et réseaux politiques

D’ailleurs, comme la fronde des ronds-points, sans les réseaux sociaux et les vidéos (il en réalise une par semaine), le phénomène Didier Raoult ne se serait pas répandu à la vitesse d’un virus. Sans les politiques non plus.
Ceux-là, il ne les emmerde pas tous. Son discours peut prendre des accents mélenchoniens. Parmi les grands supporters et contacts de Didier Raoult, on retrouve Julien Dray, le baron noir du PS, toujours là pour qui a besoin d’une combine afin de passer de l’ombre à la lumière. Néanmoins ses amis, ses relais se situent plutôt à droite, parfois même à l’extrême comme l’ex-avocat Gilbert Collard. « J’ai pris son traitement et je me sens mieux » clame Christian Estrosi, le maire LR de Nice, fan absolu.
Il l’a côtoyé au lycée à Nice où Didier Raoult a été inscrit après un exil punitif en internat à Briançon, dans les Hautes-Alpes : « Élève intenable ». Père toubib venu des Armées, mère infirmière : dans une attitude d’opposition ado-parents classique l’élève Raoult passe laborieusement un bac littéraire puis monte sur le premier bateau de commerce en escale au nouveau port avec son sac à dos pour deux ans autour du monde. Les cheveux longs ne sont d’ailleurs pas l’héritage de cette période routard puisqu’il les a coupés quand il s’inscrit au retour du périple à la fac de médecine de Marseille. L’étudiant se révèle aussi fulgurant que brillant.
Le président de région Sud-Paca Renaud Muselier (LR) l’a côtoyé lorsqu’il était interne à la Timone : « Un génie, un modèle, un précurseur » s’enflamme l’édile, ancien urgentiste. « Un peu comme Tapie ou les grands joueurs de l’OM à l’époque, il rend fier d’être Marseillais et la ville a besoin que son excellence médicale soit mise en avant après l’effondrement de l’immeuble de le rue d’Aubagne et les images de nos écoles délabrées. C’est un aspect méconnu mais sur le cancer, la cardiologie, et l’épidémiologie du fait du passé colonial et portuaire, nos laboratoires sont en pointe et il y a plus de médecins par habitant que dans les autres métropoles » souligne l’écrivain phocéen François Thomazeau (1), fin connaisseur de l’esprit marseillais qui ajoute « Plus encore qu’avec tous les Marseillais, la question avec Raoult c’est : n’en fait-il pas trop ? ».

Tout sauf un docteur Maboule

Le monde médical s’interroge en effet sur sa frénésie de publications scientifiques, quasi hebdomadaires quand un chercheur de son niveau publie deux fois par an. Dans cette littérature abondante, les meilleures revues internationales côtoient les sites internet de membres de son labo. Les analyses fouillées, détaillée, argumentées alternent avec des conclusions à l’emporte-pièce.
Pourtant, même ceux, nombreux, qui le détestent dans le milieu reconnaissent dans ses travaux un chercheur sérieux, tenace et brillant. Surtout pas Docteur Maboule ni Professeur Tournesol.
Ses travaux de microbiologie sur les virus géants et les bactéries en 1983 au sein d’une équipe pluridisciplinaire ont servi de base à des avancées pour la virologie, la génétique et la lutte contre les infections bactériologiques. Il a formé à Marseille des chercheurs recrutés par les meilleurs labos du monde dans son domaine.
Mais pourquoi en 2014 a-t-il annoncé sur un plateau télévisé la fin du changement climatique ? Pourquoi alimenter la polémique sur un conflit d’intérêts contre Yves Levy, le mari de l’ancienne ministre Agnès Buzyn, à l’époque patron respecté de l’Inserm ?
« Goût de la provocation et sans doute cette envie irrépressible d’emmerder Paris, le pouvoir, l’ordre établi » suggère François Thomazeau. Intégrer pendant la crise un tel personnage au conseil scientifique sur le Covid-19 procédait peut-être de la règle politique de base « mieux vaut l’avoir dedans que dehors ».
« Mais c’était le claquage de porte assuré et il n’a pas manqué l’occasion tout en gardant la ligne directe avec Macron» constate François Thomazeau. Le voilà propulsé en sauveur potentiel de l’humanité ou en Che Guevara du combat antibactériologique par des millions d’internautes. Et taxé par les experts d’aller trop vite en traitements anti Covid-19 et en certitudes bravaches avec ses essais de traitement sur une cetaine de patients. Champion du monde ou une « grande gueule ».
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeDim 29 Mar 2020 - 5:23

Coronavirus : en réanimation, 50 % des gens ont moins de 58 ans
Depuis l’explosion du nombre de cas de Covid-19 en France, la population s’interroge sur le profil des personnes infectées. Les données de Santé publique France donnent quelques pistes.

Peut-on établir un profil type des personnes infectées en France par le Covid-19 ? Difficile de donner un portrait-robot type face à ce virus qui a déjà fait plus de 2 000 morts en France. Toutefois, l’étude du dernier point épidémiologique de Santé publique France (publié le 24 mars) confirme que les seniors sont les plus exposés.
L’analyse de 507 "certificats de décès rédigés par voie électronique" mentionnant le Covid-19 montre en effet que l’âge moyen, au moment du décès, est de 81,2 ans. Plus de 78 % des cas mortels concernent des plus de 75 ans. Dans 57 % des cas, il s’agit d’hommes.

Les jeunes pas épargnés

Par ailleurs, des comorbidités – c’est-à-dire des pathologies annexes – sont renseignées dans les certificats de 56,8 % des patients décédés. Les cas des décès de personnes âgées de moins de 65 ans, sans comorbidité, ne représentent que 2,4 % du total.
Dans les hôpitaux, 85 % des 1 100 premiers patients décédés avaient 75 ans ou plus. L’âge médian des personnes hospitalisées était en début de semaine de  70 ans. Et en réanimation, "50 % des personnes » ont « moins de 58 ans", a relevé samedi la Pre  Karine Lacombe, aux côtés du Premier ministre.
À noter qu’en réanimation, 67 % des cas présentent au moins un facteur de risque potentiel de complication au Covid-19. Il s’agit généralement du diabète (23 %) et des pathologies cardiaques (22 %).
Toujours en réanimation, la proportion de malades moins âgés et en bonne santé est relativement importante : 17 % des patients y ont moins de 65 ans et ne présentent aucune comorbidité. Un chiffre qui rappelle que les jeunes ne sont pas épargnés par l’épidémie : cette semaine, une adolescente de 16 ans a succombé au virus en région parisienne.

L’inconnue des maisons de retraite

De manière générale, 21 % des cas de coronavirus confirmés en France sont âgés de 75 ans ou plus, et 33 % ont entre 45 et 64 ans. Entre ces deux classes d’âge, les 65-74 ans représentent 14 % des cas.
Sans surprise, les données de Santé publique montrent en outre que les Ehpad paient un lourd tribut à la crise sanitaire : "188 épisodes de cas groupés d’infection respiratoire aiguë ont été signalés", sur un total d’« environ 10 000 collectivités de personnes âgées ».
Pour l’heure, on ne connaît pas le nombre de décès, ni leur profil, dans ces établissements où les femmes sont surreprésentées par rapport aux hommes. Un "système de signalement est en cours d’adaptation à la surveillance du Covid-19", précise Santé publique France.
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeDim 29 Mar 2020 - 6:34

Il crache au visage d’une infirmière et d’un vigile du CHU de Hautepierre
Un homme soigné aux urgences du CHU de Strasbourg-Hautepierre s’en est pris au personnel samedi matin. Il a craché au visage d’une infirmière et d’un agent de sécurité en insinuant qu’il était porteur du Covid-19.
L’homme âgé de 23 ans a été pris en charge par la Samu dans la nuit de vendredi à samedi pour une crise d’épilepsie. Dès son arrivée aux urgences du CHU de Strasbourg-Hautepierre, il s’est montré très agité et le personnel médical a décidé de l’allonger sur un brancard en lui attachant les membres.
Le patient s’est calmé grâce aux sédatifs qui lui ont été administrés. Mais samedi vers 9 h 30, il a recommencé à se débattre en essayant de se détacher. Trois infirmières se sont approchées de lui afin de le raisonner. Alors qu’elles étaient en train de mettre en place une contention thoracique, elles ont essuyé des insultes et des menaces.

Jugé lundi en comparution immédiate ?

L’homme a craché en direction de l’une des soignantes qui portait un masque. Il l’a atteinte au front. Il a hurlé qu’il espérait être porteur du coronavirus et l’avoir contaminée. Un agent de sécurité de l’hôpital arrivé en renfort a à son tour reçu un crachat au visage.
Interpellé par la police samedi peu avant 10 h, l’individu a été placé en garde à vue pour violences aggravées, outrages et menaces de mort. Il ne serait pas atteint du Covid-19. Il pourrait être déféré au parquet ce dimanche après-midi ou lundi matin, en vue d’une comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Strasbourg.
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeDim 29 Mar 2020 - 7:00

Non-respect du confinement : l'amende passe à 200 euros
Les contraventions pour non-respect des règles liées au confinement de 135 euros à 200 euros.
Les amendes pour non-respect du confinement augmentent selon un nouveau décret publié au Journal officiel.
Elles étaient à 135 euros. Elle passent désormais à 200 euros et 450 euros en cas de majoration.
dna
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MessageSujet: Re: La crise du CoVid-19   La crise du CoVid-19 I_icon_minitimeDim 29 Mar 2020 - 7:51

L’infirmière libérale est braquée au couteau pour des masques
Lors de sa tournée, une infirmière est tombée dans un piège, à Heillecourt. Les agresseurs voulaient des masques. La PJ est saisie de l'enquête.
Une infirmière libérale qui effectuait la tournée de ses patients à Heillecourt, jeudi 26 mars vers 19 h, est tombée dans un guet-apens alors qu’elle sortait de chez un malade, selon France 3 Lorraine à qui la victime a livré son témoignage.
Alors qu’elle venait de monter dans sa voiture rue de la Vigne-des-Sables, un individu ganté et casqué abordait la soignante en lui expliquant qu’il faudrait porter secours à son ami, pris d’un malaise, sur le trottoir. Une pseudo-victime, casquée elle aussi et qui aura servi d’appât…
Le SRPJ chargé de l’enquête
À peine l’infirmière sortie de son véhicule, l’agresseur la menaçait d’un couteau et lui réclamait des masques de protection tout en lui ordonnant d’ouvrir le coffre de sa berline. Les agresseurs volaient « une vingtaine de masques chirurgicaux » et prenaient la fuite sur un seul et même scooter.
« Les masques se trouvaient sur le siège passager avant », précise François Pérain, procureur de la République de Nancy. « Les deux malfaiteurs ont pris la fuite sur un scooter ».
La victime a déposé plainte le lendemain des faits, en se déplaçant à l’hôtel de police de Nancy. « J’ai saisi le service régional de police judiciaire de Nancy », précise François Pérain.
Âgée de 32 ans, l’infirmière devrait être rapidement auditionnée par les enquêteurs de la police judiciaire. Choquée, la jeune femme n’a pas subi de violences physiques.
Les investigations dans le cadre de l’enquête de flagrance s’annoncent difficiles car les deux hommes qui, visiblement avaient très bien préparé leur passage à l’acte - la victime aurait pu être prise en filature - étaient tous les deux gantés et coiffés d’un casque intégral.
est républicain
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